mercredi, 25 juin 2008

Fête du vin : dessertes nocturnes supplémentaires

A l’occasion de la fête du vin qui se déroule sur les quais de la rive gauche de Bordeaux du 26 au 29 juin, les trois lignes de tram et les lignes du réseau de soirée seront renforcées pour garantir le service en fin de soirée, et permettre aux visiteurs de regagner leurs pénates à la fin du feu d’artifice aux alentours de minuit. Toutefois, compte tenu des animations qui se dérouleront chaque soir place de la Bourse, le tram A sera interrompu pour des raisons de sécurité entre Ste-Catherine et Stalingrad de 22h30 à minuit et le tram C sera interrompu entre Gare St Jean et Quinconces de 21h45 à minuit (de 20h30 à minuit le 26 juin en raison de la préparation du concert de l’ONBA). Des bus assureront la liaison entre la gare et la place Bir Hakeim.

jeudi, 19 juin 2008

Oui au Tram donne de la voix

L’association «Oui au tram» favorable au passage du tram dans le quadrant nord ouest de l’agglo a déposé hier sa contribution à la consultation sur la 3è phase du réseau de transport. Prise de position et critiques

Voilà précisément un an, l’association «Oui au tram» voyait le jour. A l’origine de sa création, une petite poignée de riverains regroupés face à la fronde de commerçants opposés au passage d’une nouvelle ligne de tram par la rue Fondaudège. «Nous représentons la grande majorité silencieuse de ceux qui sont pour le tram», souligne Eric Leroy, vice-président de l’association. Depuis «Oui au tram» s’est enrichie de plus de 200 adhérents au fil des réunions publiques et surtout a récolté 2500 signatures de pétition en faveur du passage du tram dans le quadrant nord ouest de l’agglo. D’autres pourraient venir s’ajouter puisque dès samedi matin, les membres de l’association se lanceront dans une opération d’information et de séduction auprès des 220 commerçants de la rue Fondaudège à Bordeaux et de l’avenue de la Libération au Bouscat. «Nous avons face à nous une dizaine de commerçants farouchement opposés au tram qui font le forcing sur les autres. En fait, beaucoup de commerçants sont favorables au projet mais n’osent pas le dire par peur de représailles. D’autres sont inquiets par rapport à la phase de travaux mais sentent bien qu’après, le tram pourrait leur apporter quelque chose», précise le président Laurent Prévost. Reste que leur démarche pourrait se heurter au camp d’en face, celui des contre, toujours fermement opposés au passage du tram et représenté par l’association «Oui à la vie de quartier». L’association a également déposé hier à la Cub sa contribution à la concertation publique lancée pour le développement du réseau de transport en commun de l’agglo (3è phase). En premier lieu, l’association précise que le dossier de consultation est «peu lisible». Puis elle se positionne. «Alors que jusque là, notre objectif était de dire Oui au tram dans le quadrant nord-ouest de l’agglomération, nous prenons désormais clairement position pour l’option Fondaudège». En effet, selon elle, ce tracé serait le plus utile, le plus direct et celui qui dessert le plus de population».
Dans sa contribution, l’association précise également que le dossier de consultation ne contient pas assez d’études approfondies sur les autres modes de transport alternatifs. Tram lourd, tram plus léger avec un seul rail au centre et moins coûteux ou busway, la question se pose. «Nous demandons plus d’études sur le matériel roulant même s’il est clair pour nous que l’option busway n’est pas pertinente compte tenu de la fréquentation attendue et qu’elle pose, comme le tram léger, un problème de connexion au reste du réseau». L’association est malgré tout consciente de la nécessité de réaliser des économies sur le budget transport pour réaliser cette 3è phase. «Il faudra faire des économies substantielles sur le plan technique mais aussi faire appel à d’autres financements».
Stella Dubourg

Tramway : le PC défend sa ligne

Les élus communistes à la Cub mèneront une action la semaine prochaine sur le réseau de tram pour s’opposer à l’augmentation des tarifs

Max Guichard et les élus du groupe communiste à la Cub n’en démordent pas. Pour eux, il est hors de question d’augmenter, même de 3%, les tarifs des tram et des bus de l’agglo. Le raisonnement des Communistes est tout simple. En substance, ils expliquent qu’une augmentation de 3% apportera 1,5 M€ à la Cub et que si la Cub, dont le budget dépasse le milliard d’euros, a besoin de 1,5 M€ elle n’a qu’à augmenter la Taxe professionnelle (TPU). Le problème, c’est que l’affaire est mal engagée. Les Communistes sont actuellement les seuls à s’opposer à l’augmentation des tarifs des transports en commun sur l’agglo bordelaise. Le Vert Gérard Chausset a proposé que le Conseil Général mette la main à la poche, tandis que les Socialistes estiment que l’augmentation est inéluctable. Max Guichard et ses amis, eux, affirment au contraire que cette augmentation pourrait avoir des conséquences que l’on ne soupçonne pas. «On parle beaucoup du pouvoir d’achat, mais on ne mesure pas ce qui est en train de se produire, explique le président du groupe PC. Ces 3% d’augmentation viendraient s’ajouter à l’augmentation de l’essence, du gaz, de la nourriture. Je suis convaincu que cette augmentation des tarifs des transports aurait aussi une incidence sur la fréquentation du réseau.» Au-delà, les Communistes estiment que c’est l’Etat qui devrait mettre la main à la poche. «Ce n’est pas en envoyant un signe au courant disant que l’on va se débrouiller par nous-mêmes, que nous obtiendrons des subventions . Nous devons imposer au gouvernement de prendre ses responsabilités, pour qu’il alloue pour la 3ème phase, au moins ce qu’il a alloué pour la 1ère phase.» C’est ce que les élus communistes et les militants iront expliquer le 24 juin aux usagers, sur les stations de tram de la Cub. «Nous voulons mener ce débat avec les citoyens», martèle Max Guichard. Ce sera trois jours avant un conseil communautaire au cours duquel les élus devront se prononcer sur les tarifs des transports en commun.
Sébastien Marraud

lundi, 02 juin 2008

Le compte n’y est pas...

Alors que le contrat de délégation de service public arrive à son terme, le réseau de transports en commun de la Cub laisse apparaître un déficit de 95 M€ malgré une hausse de la fréquentation

L’heure était au bilan vendredi pour le réseau de tram et de bus de la Cub (TBC). Un bilan comptable teinté de bonnes et de mauvaises nouvelles. Du côté des points positifs, le rapport présenté aux élus communautaires fait état d’une augmentation de la fréquentation du réseau de 12,25% par rapport à 2006, passant de 75 370 132 voyages en 2006 à 84 607 310 en 2007. «Nous nous félicitons de cette progression de la fréquentation mais nous sommes encore bien en dessous du nombre de voyageurs transportés dans d’autres agglomérations similaires», a souligné le président de a Cub, Vincent Feltesse. Autres bonnes nouvelles, les recettes qui augmentent de 9,3% par rapport à 2006 (38 750 283€), et l’augmentation du taux de couverture des dépenses par les recettes. Enfin, même s’il reste en deçà des objectifs fixés, le taux de fraude s’érode peu à peu (10% en 2007 contre 11,4% en 2006). Malgré tout, et c’est là que le bât blesse, le déficit global du réseau passe à 95 M€, soit une augmentation de 2,6% par rapport à 2006. «Ce déficit nous inquiète tous. Il est de plus en plus difficilement supportable pour les finances communautaires et plombe les investissements pour l’extension du réseau», souligne Gérard Chausset, élu Vert. «Il est le signe que le cahier des charges de ce contrat arrive à bout de souffle». En effet, le contrat de délégation de service public conclu pour 8 ans entre Veolia Transport et la Cub touche à sa fin. Ainsi, après l’eau ou les parkings, il reviendra aux élus lors du prochain semestre de remettre à plat ce contrat de délégation. S’ils veulent réaliser l’intégralité du tracé prévu dans la 3e phase du TCSP d’ici 2015, à savoir 17 km de tram et 7 km de tram-train (440 M€), les arbitrages sont inéluctables. En ligne de mire, la contribution forfaitaire d’exploitation qui a grandement avantagé le délégataire. Les dépenses d’exploitation versées au délégataire sont ainsi passées de 89,8 M€ par an à 133,9 M€ par an, entre 2001 et 2007. «Si l’on veut pouvoir tout réaliser d’ici 2015, il faudra jouer sur tous les leviers. Nous ferons bien sûr pression sur l’Etat, sur le délégataire et la contribution forfaitaire et nous travaillerons sur la fraude. Mais cela ne suffira pas», souligne Vincent Feltesse. «Il nous faudra remettre à plat tout le réseau de transport».
Stella Dubourg

vendredi, 30 mai 2008

Le tramway voit toujours plus grand

Dès demain matin, la ligne A du tram s’étend sur Lormont et met le cap sur Bassens et Carbon-Blanc. Trois nouvelles stations mises en service

Au fil des mois, le réseau de transport communautaire s’étoffe et s’étend plus avant vers les frontières de l’agglo. Ce samedi 31 mai marquera une nouvelle étape dans le maillage du territoire par les transports en commun. En effet, à partir de demain matin, la ligne A du tram va s’étendre sur Lormont et mettre le cap sur Bassens et Carbon-Blanc. Trois nouvelles stations seront mises en service depuis l’ancien terminus «Lauriers» à Lormont, la station «Mairie de Lormont», «Carriet» et «La Gardette Bassens Carbon-Blanc». Longue de 1,9 km, cette nouvelle extension a nécessité un investissement de 55 M d’euros. Il a en effet fallu aménager deux ouvrages remarquables, le pont de la Croix Rouge qui permet le franchissement tram et voiture de la côte de la Garonne et le pont du Mireport, au dessus de la rocade et spécifique au tram. Forte de cette nouvelle extension, la ligne A couvre 15,6 km d’un bout à l’autre, à savoir de «La Gardette Bassens Carbon-Blanc» à «Mérignac centre». Trois rames supplémentaires seront mobilisées pour cette extension, portant à 30 le nombre de rames opérationnelles sur la ligne A. Parallèlement, deux parcs relais sont mis en service au terminus de «La Gardette Bassens Carbon-Blanc». A Lormont, au sud de la rue du Grand Came, le parking compte 230 places automobiles et 40 emplacements vélos et peut accueillir indifféremment abonnés tbc et non abonnés. L’autre parking, d’une capacité de 170 places, est ouvert à Bassens, au nord de la rue du Grand Came. Il est quant à lui exclusivement réservé aux abonnés du réseau de transport. Enfin, comme toujours lors d’une extension de ligne, un petit-déjeuner, à base de produits bio ou commerce équitable sera servi aux usagers dans les trois nouvelles stations à partir de 7h et deux groupes de musiques animeront la nouvelle portion de ligne dès 9h.
SD

mardi, 13 mai 2008

Tram : ça roule depuis lundi

Après plusieurs réunions de concertation qui n’avaient rien donné, la direction de Veolia Transport et les conducteurs de tram CFTC sont finalement parvenus à un accord dimanche, mettant fin à un mouvement de grève entamé lundi dernier. A la suite de la signature de cet accord portant sur l’amélioration des conditions de travail des conducteurs, la reprise du trafic a pu se faire hier sur l’ensemble du réseau tram et bus de la CUB. L’accord «va dans le sens de ce que nous demandions», s’est réjoui Alain Fermigier, délégué syndical CFTC. «Il y aura une demande à la CUB pour augmenter dès la rentrée l’offre de tram dans les heures considérées, à tort, comme creuses» ce qui permettra «de régulariser les temps de parcours» et de mettre en place «des services continus à la place de services en deux vacations. Il y a également eu une prise en compte de nos revendications concernant des défauts dans l’ergonomie du poste de pilotage des tramways». Des mesures vont également être mises en œuvre pour permettre au personnel roulant de bénéficier de ses repos fériés. Ainsi, 50 conducteurs supplémentaires seront embauchés d’ici fin 2008 et les conducteurs qui le souhaitent pourront se faire payer trois jours fériés.

mercredi, 07 mai 2008

Tramway : c'est par où la sortie ?

La grève des conducteurs de tramways qui a débuté lundi dernier risque de jouer les prolongations. Hier, la réunion entre la direction et les grèvistes n’a pas permis de trouver une issue au conflit. «Il y a quelques avancées sur les défauts constatés sur les postes de conduite, explique Alain Fermigier de la CFTC, mais rien sur le réaménagement des services au sujet duquel la direction campe sur ses positions.» Conclusion, non seulement le trafic sera très léger aujourd’hui et demain (lire par ailleurs) mais le mouvement pourrait bien se poursuivre en fin de semaine. Hier, les traminots ont remis symboliquement leurs habilitations au président de la Cub, afin de montrer qu’ils «ne veulent plus conduire dans ces conditions». Mais surtout, aucune autre rencontre n’est envisagée entre la direction et les grèvistes. «La direction pouvait désamorcer le conflit, poursuit Alain Fermigier, puisque nous avons fait connaître nos revendications dès le 7 avril.» La grève des traminots a eu également des conséquences sur la circulation routière. D’importants ralentissements se sont produits aux heures de pointe sur la rocade bordelaise. De sérieux embouteillages sont à craindre aujourd’hui et demain puisque viennent s’ajouter à la grève les départs en week-end, mais aussi l’interruption du trafic ferroviaire sur la Garonne de jeudi midi à dimanche midi, en raison de la mise en service du nouveau pont ferroviaire (lire en page 3).
SM

Les prévisions de trafic
• Aujourd’hui
Ligne A : aucun tram en circulation (pas de bus de substitution).
Lignes B et C : environ 30% des tram en circulation. Ces deux lignes circuleront à partir de 6 heures et s’arrêteront progressivement à partir de 19 heures.
Lignes bus : tous les bus circuleront mais des retards sont à prévoir.
• Demain
Lignes A et B : aucun tram de 6 heures à 13 heures et pas de bus de substitution. Environ 60% de tram de 13 heures à 20 heures.
Ligne C : environ 60% de tram.
Lignes bus : tous les bus circuleront mais des retards sont à prévoir.

lundi, 05 mai 2008

Les grévistes vont-ils prolonger ?

Aucun tram sur la ligne A, 30% sur la ligne B et autant sur la ligne C. C’est le programme annoncé pour aujourd’hui par Veolia Transport, le délégataire de service public pour les transports en commun sur la Communauté urbaine de Bordeaux (Cub). A l’origine de ces perturbations, une grève qui n’a rien d’une surprise, puisque les diverses organisations syndicales l’ont annoncée depuis plusieurs semaines déjà. En revanche, la surprise pourrait venir de la prolongation de cette grève. Hier, le syndicat CFTC, majoritaire parmi les conducteurs de tramways, a rappelé que le préavis déposé est illimité. Par conséquent, les grévistes se réservent le droit de prolonger leur mouvement mardi, voire plus loin... D’autant que l’ambiance s’est détériorée ces derniers jours entre la direction et les futurs grévistes. La première a en effet expliqué que les conducteurs de tram avaient obenu en décembre dernier une prime annuelle de 600 € bruts. Les seconds ont répondu que «cette prime de 37 € par mois correspond à la qualification de conducteur de tramway et n’a pas pour objet de compenser des condition de travail qui se dégradent jour après jour.» Si le réseau de bus fonctionnera normalement, l’interruption totale du trafic sur la ligne A, pourrait, si elle est effective, entraîner des perturbations très importantes. Perturbations qui risquent également de s’étendre au réseau routier. En effet, on constate généralement que les grèves dans les transports en commun sur la Cub ont systématiquement des répercutions sur la circulation sur les boulevards et plus encore sur la rocade déjà saturée en temps normal.
Renseignements sur la circulation sur le réseau TBC au 05.57.57.88.88 ou www.infotbc.com

mardi, 15 avril 2008

Les chauffeurs tirent le signal d¹alarme

Une rencontre portant sur les conditions de travail a lieu ce matin entre la direction de Veolia et le syndicat CFTC. La menace d’une grève plane

Après une première réunion infructueuse le 10 avril dernier, le syndicat CFTC, et la direction de Veolia Transport Bordeaux se rencontrent à nouveau ce matin pour débattre des conditions de travail des chauffeurs de tram mais aussi des conducteurs de bus du réseau. «Les conditions de travail ne cessent de se dégrader au sein de l’entreprise et plus particulièrement pour les personnels concernés par l’exploitation du tramway». Parmi les revendications du syndicat, majoritaire parmi les conducteurs de tram, l’allongement du temps de parcours afin de permettre au chauffeur de disposer du temps suffisant pour changer de cabine de tram. «Il devient pénible d’avoir toujours à courir entre deux cabines alors que nous devrions disposer d’au moins 4 minutes pour changer de cabine une fois arrivés au terminus», souligne Alain Fermigier, délégué syndical CFTC. Autre préoccupation, la dizaine de jours de repos fériés que les 1300 chauffeurs du réseau, tram et bus confondus, n’ont pour la majeure partie pas encore pu prendre. «Ils les donnent au compte goutte, ce qui fait qu’au final, 9000 jours de repos fériés n’ont pas encore  pu être pris», assure le syndicaliste qui précise que la direction envisage d’embaucher une trentaine de CDD d’ici la fin de l’année pour tenter de faire face au problème. Enfin, autre point noir qui sera largement évoqué ce matin, la suppression de service en deux vacations. «Certains jours, les conducteurs travaillent de 6h30 à 10h puis de 16h à 19h. Ce qui fait que ceux qui habitent loin restent à se morfondre pendant l’interruption et que cela représente des journées qui traînent en longueur pour tout le monde». Les débats promettent donc d’être animés aujourd’hui et la tension palpable, d’autant plus que les syndicalistes ont déjà affiché la couleur en évoquant, faute d’accord, un possible mouvement de grève dans les semaines à venir.
Stella Dubourg