vendredi, 04 juillet 2008

Bègles : Party in the park

La dixième édition de Jours de fête à Mussonville s'ouvre ce soir avec Ridan et Sinsemilia

Dix ans que ça dure. Dix ans que la scène française se met au vert. Dix ans que le parc de Mussonville propose des soirées en plein air sous les arbres avec "Jours de fête".. Cette année, la CREAC de Bègles mise sur des groupes reconnus comme Ridan, qui n'est pas prêt de revoir son petit village. Ou Riké. L'an passé, il avait fait le déplacement, et revient avec son groupe Sinsemilia pour nous souhaiter sans doute tout le bonheur du monde. Ces dix bougies sonnent également le retour du "Sargento" Garcia, flirtant entre cumbia et salsa. Le festival a vu bien d'autres artistes français défiler : Les Ogres de Barback, Miossec, Les Têtes Raides et même, la femme chocolat Olivia Ruiz, en 2006, avant son explosion. Un temps gratuit, le festival s'est vu un peu dépassé par les évènements. Aujourd'hui, il se targue de rester financièrement accessible. Plus confidentielle, Mell inondera le parc de son punk rock alors que la voix rauque de Pigalle prendra ses quartiers avec "Dans la salle du bar tabac". Du côté de la scène locale, les Béglais pourront compter sur PanPan Master, le canard de l'espace, ou les chansons à texte de Gamy. La ville met également un coup de projecteur sur le cabinet du docteur Larsène et son vivier de musiciens, aperçus lors de la dernière fête de la musique. Enfin, "Jours de fête" expérimente cette année les toilettes «écolos» pour le confort du public et le respect de l’environnement. En 2007, plus de 5000 personnes avaient participé à l'aventure.
Carine Caussieu
Ce soir et demain à partir de 18h30 au parc de Mussonville, avenue Labro à Bègles, 8-12€. Gratuit pour les moins de 14 ans.

jeudi, 03 juillet 2008

Le swing de la Fortune

Un peu tombé dans les oubliettes après son éviction de TF1, Christian Morin écume pourtant les clubs de jazz du monde entier. L'ex-speaker sera ce week-end à Monségur avec Robin McKelle. On a vu pire !

Christian Morin has-been pour le PAF ? N'empêche, cet amoureux de Mériadeck, est reconnu par ses pairs pour ses talents de clarinettiste avec son groupe Art Trio. L'ancien étudiant des Beaux-arts de Bordeaux revient non loin de sa ville natale pour sa première prestation à la 19ème édition des 24h du swing de Monségur.
Comment est née votre passion pour la clarinette ?
Mon père voulait absolument que j'apprenne un instrument de musique. Le père d'un copain étant professeur de clarinette, j'ai essayé de copier tout ce qu'il faisait. Petit à petit, nous avons constitué un quartet de jazz et appris sur le tas. La preuve, j'ai même reçu des pommes de terre dans la figure lors du bal de la Croix Rouge à Coutras ! Plus tard, nous avons pu créer le festival de jazz d'Andernos. À l'époque où le racisme persistait en Amérique, les musiciens noirs y étaient très bien accueillis. Ils nous ont enseigné la base.
Pourquoi avoir choisi de rendre hommage à Claude Luter ?

Claude Luter, c'est l'idole de mon adolescence. On peut dire que j'ai volé toutes ses mimiques. Et puis, je l'ai rencontré et j'ai beaucoup joué avec lui. Je l'ai même fait venir pour inaugurer un club de jazz. Lui rendre hommage près de Bordeaux me touche. Selon moi, ce musicien se situait au même niveau que Boris Vian, Sartre, Truffaut dans la mesure où il incarnait la renaissance d'après-guerre. La télévision n'a pas assez évoqué sa disparition. Comme j'étais sur scène au moment de ses obsèques, jouer samedi sera un moyen pour moi d'être à ses côtés.
Aujourd'hui quel est votre regard sur la nouvelle formule de "la Roue de la Fortune" ?
Dès la première vision de ce concept américain, j'ai compris que les vedettes de l'émission ce sont la mécanique du jeu et les candidats. Christophe Dechavanne se débrouille bien dans sa catégorie. Le bruit de la roue n'a pas changé. Après, le chien et la poupée ne sont pas forcément indispensables.
Propos recueillis par Carine Caussieu
24h du Swing dès demain à Monségur avec Robin McKelle,
10-30€. Résa : 05.56.61.89.40

vendredi, 27 juin 2008

Coup de projo sur les arts de rue

Le Taillan-Medoc._ 9 compagnies, 12 représentations... La première édition du festival plein F'art se déroule ce week-end au Taillan-Médoc. Théâtre de rue, théâtre musical, jonglerie, clownerie et concerts seront au programme avec notamment la compagnie Bougrelas qui a officié récemment aux rencontres théâtrales d'Eysines. Elle présentera sa fédération française de théâtre sportif, un regard critique et décalé sur le sport. Né de la volonté de la municipalité d’associer les « Scènes d’été en Gironde » et les « concerts jeunes », le festival permettra aussi de croiser la troupe "La lessiveuse", formée au cirque éclair et son cabaret d'antan. Rock et chanson française seront aussi de la partie avec "Les oiseaux de passage" ou "Le Samouss". Toutes ces propositions sont libres d'accès. L’ensemble du Festival se déroulera dès ce soir 20h dans le Parc du Vivier.

jeudi, 19 juin 2008

Visa pour les musiques du monde

Le festival des Hauts de Garonne entame sa 16 ème édition ce soir. Avec une problématique toujours plus forte, celle de l'obtention des visas pour les artistes accueillis

Les organisateurs des Hauts de Garonne soufflent enfin. Après plusieurs semaines d'incertitude, les artistes en provenance de Trinidad et Tobago, îles en vedette pour cette 16ème édition viennent d'obtenir leur visa pour leur résidence de trois semaines. Tant mieux, car l'enregistrement d'un disque est prévu à l'issue de cette période. "Cela fait quelques années que l'on tire la sonnette d'alarme. Récemment, Cocono numéro 1, groupe originaire du Congo (ndlr : qui s'est produit aux Hauts de Garonne) s'est vu refuser son visa cette année alors qu'il vient souvent jouer en Europe. C'est vraiment incroyable. Tous les pays dits "à risque" sont touchés", note Patrick Duval, directeur du festival. Malgré ces déconvenues, la manifestation affiche un budget en hausse. Et vise toujours à mettre en avant des combos du monde entier qui ne se produisent pas habituellement dans les festivals. Du Brésil au Mali, en passant par la Suède, quatre concerts (gratuits) organisés dans les parcs de 4 communes de la rive droite clôturent la manifestation. Parmi les combos programmés, la prestation des sud-africains de Tumi & the Volume est des plus attendues. "Cette année, il n' y a pas de groupes avec première partie, mais deux gros plateaux de qualité égale, il faudra donc être à l'heure", prévient encore Patrick Duval. Côté habitants, leur participation aux festivités va crescendo. L'an passé, près de 8000 personnes s'étaient déplacées.
Carine Caussieu
Du 19 juin au 11 juillet, à Bassens, Cenon, Floirac, Lormont, entrée libre

mardi, 17 juin 2008

A la base du Jazz

Une musique de qualité dans un lieu historique, la Base sous-marine : bienvenue à la 4e édition de Jazz à la Base. Les quatre soirs de concerts se répartissent une nouvelle fois entre le quai du jazz pour un esprit club et la scène flottante, lieu magique. Heureux hasard, la soirée de clôture, entièrement libre, coïncide avec la fête de la musique. Ibrahim Maalouf y présentera son étonnante alliance de jazz et de musique orientale. Avant cela, les sympathiques Gosses de la rue et leur swing manouche seront à l'honneur pour l'ouverture dès 20h30 demain soir, suivis d'un duo insolite vibraphone et accordéon. Jeudi, le trompettiste Fred Dupin rendra hommage à Ruby Braff avant de laisser la place à Géraldine Laurent, une des révélations les plus prometteuses du genre et le nouveau trio gitan de Christian Escoudé.
Tarif : 10-15€ ou libre.
Tout le programme sur www.bordeaux.fr

mardi, 10 juin 2008

Chahuts : paroles d'experts

Jusqu'au 14 juin, la 17ème édition du festival Chahuts délie les langues dans le quartier Saint-Michel à travers une ribambelle de spectacles tous aussi originaux les uns que les autres

"Les arts de la parole et en particulier le conte ne sont pas considérés comme une discipline artistique en tant que telle". Caroline Melon, directrice du festival Chahuts, en voit pourtant passer dans l'année des conteurs au centre d'animation de Saint-Michel. Le principe de la manifestation qui se décline sur cinq jours ne repose pas sur un catalogue de spectacles mais un état d'esprit. Ainsi, tous les artistes sont priés d'être présents toute la durée du festival sans forcément jouer tous les jours. "On demande aussi à chacun de créer une spécialité Chahuts, qui doit se dérouler dans un lieu de vie comme chez l'habitant". Un défi que relèvera Olivier Villanove, un conteur public qui proposera d'écrire une carte postale à l'être aimé et de la rendre plus poétique. "Cette année on reçoit plusieurs chantiers de création comme celui du fameux Pépito Matéo, car le conteur construit en général son spectacle surtout en fonction du retour du public. C'est aussi l'occasion de montrer aux gens que le théâtre n'est pas un don mais un réel travail". Parmi les moments forts, l'inauguration ce soir avec "Temps de chien", un échange entre deux générations ou "La conserverie du vieux", qui s'interroge sur la condition des seniors par le biais de témoignages en maisons de retraite. Et pour ceux qui ne se déplacent pas dans les salles, le festival s'invite aussi au marché avec le sophro-épluchage et le sempiternel bal de clôture samedi soir sur la place Saint-Michel qui rassemble près d'un millier de personnes.
Carine Caussieu
Chahuts, du 10 au 14 juin, 5-10€. Infos sur www.festivalduconte.org

mercredi, 21 mai 2008

La vie en Croze

Toute en modestie mais plus à l'aise avec son image, Pauline Croze s'apprête à revenir en terres girondines. L'interprète de "T'es beau" passe avec brio le défi du second album sur lequel elle collabore notamment avec Arthur H.

Selon vous "Un bruit qui court" est un tournant dans votre carrière?

Parler de "carrière" est un peu exagéré. C'est un terme qui s'utilise quand on est vieillard, or, je ne suis sur le devant de la scène que depuis 3 ans. Mon premier album ayant connu un beau succès, c'est un joli chemin que je prends.
Votre actualité, c'est aussi la deuxième édition du Festival entre filles le 13 juin, comment vous êtes-vous retrouvée dans ce projet?
Le fait que cela se déroule entre filles ne m'intéresse pas plus que ça puisque je considère que la musique est unisexe. En revanche, pour partager un plateau, je suis toujours partante. J'ai rencontré Loane et j'ai entendu parler de Soko mais je vais découvrir les autres artistes en ce jour de chance, un vendredi 13 ! J'avoue que j'ai un côté ours dans sa caverne, un peu plus d'ouverture ne me ferait pas de mal...
Vous souhaitez pourtant rompre l'image de fille fragile que vous véhiculiez...
Tourner un clip reste encore très difficile pour moi dans la mesure ou je ne suis pas comédienne. J'ai l'impression d'être gauche, donc mes derniers clips reposent moins sur moi toute seule. Mais sur scène, c'est différent, je me mets même à danser!
Vous reconnaissez-vous dans la catégorie chanson française?
Je connais mal ce domaine, effectivement. Pour moi, cela manque de groove, je suis plus touchée par les musiques noires africaines, et la nu soul américaine.
Propos recueillis par Carine Caussieu
Festival entre filles les 12 et 13 juin à Barbey, 20€ par soir