jeudi, 03 juillet 2008
Grand-Théâtre : Le foyer attend le printemps
En pleine restauration, le grand foyer ou foyer Gérard Boireau du Grand Théâtre de Bordeaux devrait retrouver tout son lustre d’ici au printemps prochain
Salle annexe située au-dessus du vestibule d’entrée et donnant sur la place de la Comédie, le grand foyer, renommé dernièrement Gérard Boireau, voit se succéder, depuis l’été dernier, des spécialistes de la restauration. Boiseries, plâtres, peintures et dorures sur bois font l’objet de mille attentions et d’un véritable travail chirurgical de leur part. Tous s’emploient à redonner du faste à cette salle de 1800 m2, dégradée par les ans et restée telle que Charles Burguet l’avait conçue entre 1865 et 1870. Seul le plafond, évoquant Apollon entouré des dieux de l’Olympe et de muses et peint par William Bouguereau, avait en effet eu droit à une restauration. De forme ovale, ornée d’encorbellements et de colonnes s’inspirant du style des temples gréco-romains, cette salle à l’acoustique exceptionnelle due à la structure de bois qui l’enveloppe devrait donc après 22 mois de travaux retrouver sa fraîcheur d’origine. Au-delà de la réfection des peintures et des dorures, des travaux d’électricité et de mise aux normes de sécurité viendront en coulisses parfaire et moderniser la salle. Les orifices inesthétiques du chauffage à air pulsé disparaîtront et le plancher du comble, refait, permettra une meilleure isolation. Afin de mener à bien cette restauration chapeautée par le maître d’ouvrage, Michel Goutal, plusieurs partenaires financiers ont dû s’associer pour dégager un budget de 376 000 €. Près de la moitié de cette somme sera fournie par la ville de Bordeaux, 13% par l’Etat et le reste, 150 000 € par la Fondation du Patrimoine qui a signé, le 20 juin dernier, une convention de mécénat avec le groupe Total, investi désormais dans plusieurs projets de restauration du patrimoine français.
Marianne Peyri
07:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Opéra, Théâtre, Restauration, Bordeaux
mercredi, 02 juillet 2008
TnBA : retour vers le futur
Suite de notre tour d'horizon de la programmation 2008/2009 des principales salles de l'agglomération bordelaise avec le TnBA et ses "Futurs proches, passés recomposés"
Les abonnés et les curieux du TnBA se sont massés la semaine dernière dans la grande salle pour découvrir la saison 2008-2009. Une cinquième année orchestrée par le duo Coconier-Pitoiset. Les spectacles de 2008 ont attiré près de 58 500 spectateurs, un score qui hisse l'ancien théâtre du port dans les 5 premiers rangs des centres dramatiques du réseau national. "Nous sommes devenus une grosse boutique", admet Dominique Pitoiset.
• Danse : on savait la structure moins portée sur la chose mais là on frôle carrément la pénurie avec moins de spectacles consacrés à la discipline cette année. Heureusement, le très beau ballet "Amjad" d'Edouard Lock sauve la mise en mars. "Il est de plus en plus ardu de trouver des danseurs qui dansent" ironise Richard Coconier.
• Théâtre : La saison commence avec la dernière création de Blanloeil qui réunit Jean-Luc Terrade et Renaud Cojo avec "Dracula". Plus tard, une flopée de classiques avec Shakespeare, Beckett, Musset, et Tchékov, qui verra la contribution sur scène des élèves de la première promotion de l'Ecole Supérieur de théâtre de Bordeaux Aquitaine. Sans oublier une adaptation moderne des Essais de Montaigne (photo).
• Travaux : La grande salle sera fermée au mois d'avril jusqu'à la rentrée 2009. Les représentations seront dans la plupart des cas rapatriées dans la cour sous chapiteau
• Festival : La rentrée verra le retour de Mira "le sud insolent", florilège de la création contemporaine en provenance des voisins de la péninsule ibérique avec un nouvel invité cette année : la scène argentine, à grande tradition théâtrale. Les spectacles seront suivis tous les soirs d'un cabaret. En revanche, la manifestation "Aquitains contemporains" disparaît. "Ce n'est pas comme ça qu'il fallait prendre les choses, la création n'est pas divisée entre les aquitains et les autres. Il existe plutôt des propositions d'hommes et de femmes", souligne Pitoiset.
• Scène foraine : Les enfants seront à l'honneur. La part belle est faite aux formes foraines puisque le TnBA accueille pour la 4ème reprise un spectacle d'Aurélien Bory (Taoub), mais aussi les fils du cinéaste Forman, les réinventeurs de Gaff aff et en fin de saison un hommage aux clowns d'Auguste.
Carine Caussieu
Abonnements sur www.tnba.org
15:15 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : théâtre, danse, Bordeaux
mardi, 01 juillet 2008
Grand Parc : Monstres et compagnies
Parade, fanfare, théâtre... C'est demain que débute la sixième édition de Grand Parc en fête, toujours en plein air. Cinq jours dédiés aux scènes foraines, miroirs de notre société
Après les comédiens et musiciens basques du Petit théâtre de pain l'an passé, la sixième édition de Grand-Parc en Fête réaffirme son label de scène foraine. Avec le théâtre de place publique, de foire, de rue, cette manifestation, portée par de nombreux acteurs du quartier, a su développer au fil des ans sa caractéristique de théâtre populaire et citoyen grâce au concours de l'association Migrations culturelles Aquitaine Afriques. Cette année, elle accueille notamment Viva la Commedia ! et son « Illusion comique ». Masques et pantomime illumineront le parc Rivière jeudi, vendredi et samedi. Plus cruels, les faiseurs de monstres de la compagnie belge Arsenic se produiront demain soir au centre social et culturel. Quand au conteur farceur Saïdou Abatcha, il sillonnera les quartiers du 3 au 5 juillet pour des dialogues nomades. "Les anciens du Grand Parc aimaient accueillir les forains. Le théâtre de tréteau est un théâtre populaire ou les personnages sont des caricatures de notre société. Théâtre d'allusion et d'illusion, tout ce qui est montré est faux donc cela incite à réfléchir à deux fois à ce que l'on nous propose dans toutes sortes de lucarne", livre Guy Lenoir, directeur de MC2a. Hormis le théâtre, la fête se clôturera en musique, avec un bal mené par Uzeste Musical. CC
Grande parade dès demain soir à 19h sur le parvis du centre d'animation du Grand Parc, entrée libre. Renseignements auprès de MC2a au 05.56.51.00.78
Habitants acteurs
Du 1er au 5 Juillet : ateliers de fabrication de masques, costumes et théâtre animés par la Compagnie L’illusion comique.
- Samedi 5 juillet à 21h30 au Parc Rivière : spectacle de Commedia dell’arte avec les habitants ayant participé aux ateliers.
07:00 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grand parc, théâtre, fête
vendredi, 27 juin 2008
Coup de projo sur les arts de rue
Le Taillan-Medoc._ 9 compagnies, 12 représentations... La première édition du festival plein F'art se déroule ce week-end au Taillan-Médoc. Théâtre de rue, théâtre musical, jonglerie, clownerie et concerts seront au programme avec notamment la compagnie Bougrelas qui a officié récemment aux rencontres théâtrales d'Eysines. Elle présentera sa fédération française de théâtre sportif, un regard critique et décalé sur le sport. Né de la volonté de la municipalité d’associer les « Scènes d’été en Gironde » et les « concerts jeunes », le festival permettra aussi de croiser la troupe "La lessiveuse", formée au cirque éclair et son cabaret d'antan. Rock et chanson française seront aussi de la partie avec "Les oiseaux de passage" ou "Le Samouss". Toutes ces propositions sont libres d'accès. L’ensemble du Festival se déroulera dès ce soir 20h dans le Parc du Vivier.
17:20 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Le Taillan, Théâtre, festival
mercredi, 18 juin 2008
Zavatta ne ménage pas le cirque
Petit-fils du célèbre clown Achille, Warren Zavatta monte aujourd'hui sur les planches avec son "One man circus show", une parodie du milieu à destination des adultes. Entretien
Crâne rasé, taille élevée, la quarantaine..., bien malgré lui, Warren Zavatta a grandi dans le milieu du cirque. Mais le meneur de revue du Paradis Latin a aussi choisi des chemins de traverses : le cinéma (pour Kusturica ou aux côtés de Darmon) ou les séries télés. Avant de présenter son spectacle au festival off d'Avignon cet été, il fait escale à Bordeaux pour une dizaine de représentations.
Expliquez-nous la genèse d'un oneman show sur le cirque...
Comme mon nom l'indique, je suis issu d'une famille du cirque. Mais je m'en suis échappé pour la musique et le théâtre classique. Cela fait bientôt dix ans que ce spectacle trotte dans ma tête. Il y a 2-3 ans, j'avais déjà tenté de le monter mais cela a avorté. C'est grâce à un ami qui tient une salle à Monaco qu'il a pu voir le jour en octobre dernier. Depuis, tout est allé très vite.
Votre CV témoigne de nombreux rôles au cinéma...
C'est vrai, d'ailleurs je viens de finir un téléfilm pour TF1. En fait, il est plus facile de faire du cinéma que du théâtre. Au départ je jouais une pièce de Brecht et j'ai reçu plusieurs coups de fils. Mais à chaque fois, je suis abonné aux petits rôles; vu mon physique et ma voix grave, j'incarne souvent le dealer, le tueur à gages. C'est un monde assez manichéen. Je le répète, ma première passion reste le théâtre, les textes classiques, ça, ça me botte. Le one-man show me permet de mélanger le tout.
En quoi ce spectacle est satirique?
Il ne s'agit pas du tout d'un spectacle pour les enfants, ne venez pas en famille ! J'aborde le fait que j'ai été élevé en roulotte, que cela m'a pesé. Je prends surtout le contre-pied du mec qui est né dans le milieu. Visuellement, je crache du feu, je joue du saxo, je jongle, je dompte des mouches en allemand, langue traditionnelle du dressage... Achille en prend pour son matricule même si je ne l'ai pas bien connu. Il reste un très grand artiste mais il a quand même abandonné sa famille et intenté un procès contre elle. Chez moi, le rire vient d'une fêlure, le show apparaît comme une thérapie. J'imagine que quand mes proches le verront, certains passages auront un peu de mal à passer.
Carine Caussieu
Jusqu'au 27 juin à 20h30 au café-théâtre des Beaux-Arts, 14-16€
05:15 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Zavatta, Cirque, Théâtre, Interview, Warren, Achille
jeudi, 12 juin 2008
Ennemis rapprochés
Pour sa centième production, Jean-Pierre Terracol a choisi d'unir sur scène un Palestinien et un Israélien. Au délà des conflits géopolitiques
"A l'inverse des terroristes et des guerriers, on devrait se tenir par la main". Voilà le message, osé, véhiculé par la centième mise en scène de Jean Pierre Terracol ou l'idylle entre un Palestinien et un Israélien adaptée d'un texte de Michel Giliberti ("Le Centième Nom"). La démarche est louable. Seul sur le sable, les yeux dans l'horizon, Jihed se prépare à commettre un acte kamikaze dans un bus. Sur la scène, une reproduction du désert : une carcasse de voiture côtoie un arbre dépouillé. Pour son dernier soir sur terre, il se recueille quelque part entre Israël et la Palestine, à l'endroit même où son frère a été abattu par les forces israéliennes. David, un jeune étudiant juif passe par là. Charmé par la voix de l'homme, il l'observe attentivement. L'un a perdu père et frère, l'autre ses parents. Tous deux sont noyés dans le chagrin. David qualifié de "chien de l'autre côté" tente de nouer le dialogue. La tension dramatique est latente (parfois trop même). Entre l'évocation de la construction du fameux mur ou la bande de Gaza, chacun reste retranché sur ses positions. Peu à peu, David vacille et se met à draguer Jihed, déstabilisé. Il résiste accusant son peuple d'être à la merci des américains. Parfois drôle ("je te trouve beau mais moins intéressant que ma voisine Leila"), parfois tragique, le spectacle est rythmé par le bruit de fusillades ou de bombardements. Pendant plus d'une heure et demie, les deux comédiens échangent leurs points de vue et se rapprochent de manière inattendue, "c'est mon dernier jour sur terre je n'avais jamais embrassé", avoue honteusement Jihed; alors qu'en voix off, sont exprimés leurs sentiments les plus profonds. Mention spéciale d'ailleurs au plus buté des deux, Ahmed Alami qui semble vivre son personnage.
Carine Caussieu
Jusqu'au 21 juin à 20h30 au théâtre l'Oeil-la lucarne, 10-12€.
Renseignements : 05.56.92.25.06
09:34 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Théâtre, Israel, Palestine, Terracol, Giliberti
mercredi, 04 juin 2008
Blanquefort/L'échappée belle
Cette fois, on ne l'y reprendra plus. La seizième édition de l'Echappée Belle à Blanquefort sera marquée par le départ du programmateur artistique Alain Duchâtel. "C'était déjà ma dernière il y a trois ans, et je suis revenu dépanner l'an dernier". Moment fort de la saison des Colonnes, avec plus de cent spectacles en plein air et 27 compagnies présentes, le festival fait partie de la dizaine de scène conventionnée jeune public en France. "Dans la mesure où nous touchons les enfants, nous avons encore moins le droit à l'erreur. Cette année, nous accueillons beaucoup de compagnies belges car ce pays offre des créations d'excellente qualité, parmi les meilleures du monde". La manifestation poursuit son objectif de métissage artistique avec des créations parfois inclassables, que l'on retrouvera la saison prochaine aux Colonnes. Et pour les plus petits, les festivités démarrent dès aujourd'hui. "Beaucoup croit que c'est juste un week-end alors que sur cinq jours, nous recevons des milliers d'enfants des écoles du département et des visionnages professionnels".
Du 4 au 8 juin, parc de Fongravey, Pass week-end 12€. Rens www.echappee-belle.org
05:30 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Blanquefort, Théâtre, Duchâtel
jeudi, 29 mai 2008
Mai 68 mis en scène
Pour sa 12ème édition, le Théâtre de la Science, programme culturel proposé par Cap Sciences, met en perspective Mai 68. Les différentes rencontres proposées dans le cadre du Théâtre de la Science ont pour but de restituer les évènements de cette époque dans leur contexte, d’en identifier les causes, les conséquences et d’en apprécier l’héritage. Si on frôle l'overdose en terme d'hommage ce mois, le théâtre de la Science a eu la bonne idée d'élargir le sien sur une période de plus de six mois. Après débats et rencontres, la manifestation touche à sont terme avec la représentation "Mai 68 et alors?" jouée demain soir sur la scène du TnBA. A cette occasion, carte blanche est donnée à Philippe Rouyer, professeur émérite à l’Université Michel de Montaigne, qui livrera quelques points de repères aux spectateurs. "On a eu tendance à en parler tous les dix ans comme si c'était uniquement un mouvement culturel. Or, 40 ans c'est une génération au sens historique du terme". Pour appuyer son propos, le président de Radio Campus a choisi d'inviter des metteurs en scène bordelais. Des anciens comme Guy Lenoir ou Jacques-Albert Canque et un "jeunot " comme Frédéric Maragnani. "Nous présenterons des textes fondateurs d'artistes qui n'ont pas attendu la révolution. L'important n'est pas de commémorer cet évènement mais de faire surgir la mémoire de textes peu publiés à l'époque".
CC
"Mai 68 et alors?", demain à 20h30 au TnBA, 3-5€
04:50 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Théâtre, TnBA, Mai 68
jeudi, 22 mai 2008
Des créations qui déménagent
A cheval entre la fin de la saison et le début des festivals d'été, les rencontres théâtrales d'Eysines entament leur 12ème édition demain. Avec un changement de taille. Car le théâtre Jean-Vilar étant en travaux dans le cadre de la construction d'une nouvelle médiathèque, c'est au Vigean, réaménagé pour l'occasion, que les RTE élisent domicile pendant plus d'une semaine avec 11 représentations. A l'origine, la vocation du festival visait à aider des petites compagnies girondines qui ne trouvaient pas de salles pour se produire. Entre temps, la plupart d'entre elles sont devenues grandes. Du coup, la formule de la manifestation a été corrigée l'an passé comme l'explique Camille Jellowicki, une des organisatrices. "L'idée actuelle est de faire rencontrer entre elles des troupes locales et extérieures, et de proposer une partie de leur répertoire pour montrer un aperçu de leur travail". Cette année, la compagnie Cano Lopez de Tours a donc été invitée pour présenter ses dernières créations sur Garcia Lopez en alternance avec celles de Frédéric Maragnani. Leurs pièces mélangent d'autres disciplines comme la danse ou la musique. Mais on attend également avec impatience la pièce de l'Opéra Pagai, "80% de réussite" où des adultes sont appelés à rejouer leur rentrée des classes dans une école. "L'autre grande nouveauté réside dans le théâtre de rue qui permet aux habitants d'Eysines de participer à différents spectacles". "Le Grand Restaurant" notamment proposera une dégustation de saynètes. Eysinais, vous êtes prévenus...
Carine Caussieu
Rencontres théâtrales d'Eysines, du 23 au 31 mai, salle du Vigean, 5-12€. Renseignements: 05.56.16.18.10
05:25 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Eysine, Théâtre
mercredi, 14 mai 2008
Danse/Chorégraphie épicée
Après une première représentation hier soir, "Frida", la dernière création de la compagnie Mutine s'annonce déjà comme un des succès public de la saison du Glob théâtre. Pour Muriel Barra, danseuse et auteure, fascinée par l'artiste mexicaine depuis près de dix ans, ce spectacle est apparu comme une évidence. "Elle m'a intrigué, par son parcours de femme singulier étonnement actuel. Mais aussi par ses racines hispaniques, comme moi". Alliant danse et théâtre sur un seul plateau, "Frida" ne se veut en rien autobiographique. "Les livres et le film sont fait pour ça. J'ai plutôt choisi de sortir des moments de sa vie passés au filtre de l'exploration du corps, pour arriver à parler de soi et pas que d'elle", justifie la chorégraphe. Exit aussi les clichés folkloriques du Mexique. Côté décor des plaques de métal pendent sur la scène et si le tango subsiste, il côtoie une guitare électrique. L'interprète Muriel Barra, s'est entourée d'une comédienne dans ce spectacle bilingue espagnol français. "Frida Khalo se représentait sans cesse à travers des autoportraits, c'était important pour sa santé mentale. J'ai donc souhaité retranscrire cette idée de double, de miroir". Hommage à la féminité, l'oeuvre reprend des mots jetés sur le journal intime du peintre ou encore des lettres non envoyées à son mari. "J'ai toujours travaillé avec le théâtre sur le sens des mots, la musicalité. Ce qui m'interroge surtout c'est où est-ce qu'on puise la force quand la ligne de vie s'arrête soudainement. Malgré son infirmité, elle n'a pas renoncé à sa sexualité. Frida, c'est un volcan, le feu sous la glace".
Carine Caussieu
Demain et jeudi à 20h, vendredi et samedi à 21h au Glob théâtre, 8- 12€. Mardi 20 au Cinéma Utopia, projection de « Frida Khalo », de Julie Taymor (2003) suivie d’une rencontre avec l’équipe du spectacle.
05:45 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Danse, Khalo, Théâtre

