jeudi, 03 juillet 2008
Bordeaux-Québec :même ligne verte
Le maire de Bordeaux a tenu hier à Québec une conférence sur « l’exemple bordelais » en matière de développement durable.
Répondant à l’invitation du maire de Québec, Régis Labeaume, Alain Juppé a animé hier à Québec une conférence sur « Les défis de la ville durable : l’exemple bordelais », dans le cadre du 400è anniversaire de la fondation de Québec. « Certes nous avons fait de nombreuses choses en matière de développement durable mais il reste encore beaucoup à faire », a reconnu en préambule le maire de Bordeaux, . Une intervention qui tombait à point nommé puisque Québec mène actuellement une réflexion sur son réseau de transport et que les deux villes jumelles semblent partager les mêmes préoccupations en matière de développement durable. « Nous sommes en train d’organiser nous mêmes la destruction des équilibres naturels qui nous permettent d’y vivre », a poursuivi Alain Juppé. « Face à cette situation, il nous faut agir au niveau planétaire mais aussi au niveau local car c’est au niveau des villes que l’essentiel des choses se passe». Afin d’illustrer son propos, le maire s’est appuyé sur les différentes actions mises en place à l’échelle bordelaise dans ce domaine. « Nous nous sommes attaqués aux transports avec pour objectif de diminuer le nombre de voitures en centre ville. Pour ce faire, nous avons construit 45 km de tramway en moins de 10 ans. C’est une réussite car nous enregistrons aujourd’hui 30% de voitures en moins dans le centre ville et une nette amélioration de la qualité de l’air » a indiqué l’élu bordelais avant de compléter ses propos avec la mise en place de navettes électriques, la multiplication du nombre de rues piétonnes et la politique instaurée en faveur des vélos. Le maire a également fait référence à la charte d’écologie urbaine votée plus récemment par le conseil municipal, à l’élaboration d’un agenda 21 mettant notamment l’accent sur la mise en conformité de l’habitat ou encore à la gestion des déchets. « Tous les quartiers de Bordeaux et toute la Cub seront équipés et opérationnels à la fin du premier semestre 2009 » a précisé Didier Cazabonne, adjoint au maire et membre de la délégation bordelaise présente à Québec. Enfin, le maire de Bordeaux a profité de l’occasion pour faire un petit tour d’horizons des projets durables actuellement à l’étude. Le dossier des éoliennes qui avait été mis sur la table par Alain Juppé lors de la campagne électorale a notamment été évoqué. Nous avons également en projet la pose de panneaux photovoltaïques sur les grands équipements publics, comme le parc des expositions et l’installation d’hydroliennes sur la Garonne ». Un projet conduit sous l’œil attentif de Marc Lafosse, l’organisateur de la traversée de Bordeaux à la nage.
Stella Dubourg, à Québec
05:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Quebec, Juppé, Ecologie, Anniversaire
lundi, 30 juin 2008
L’Etat protège la passerelle Eiffel pour un an
La passerelle Eiffel, dont le projet de destruction risquait de remettre en cause le classement de Bordeaux au patrimoine mondial de l’Unesco, a été placée sous la protection du ministère de la Culture pour un an. Alain Juppé avait lancé mardi un appel à l’Etat pour qu’il contribue à un possible maintien de la passerelle ferroviaire, promise à la destruction par son propriétaire, Réseau ferré de France (RFF), depuis la mise en service, début mai, du nouveau pont ferroviaire sur la Garonne. Un appel lancé au lendemain de la visite à Bordeaux du directeur du Centre du patrimoine mondial de l’Unesco, Francesco Bandarin, qui s’était inquiété de la possible disparition de cette oeuvre de jeunesse de Gustave Eiffel. «La décision a été prise de placer la passerelle en instance de classement au titre des monuments historiques, une procédure d’urgence initiée par l’Etat qui prévoit que tous les effets du classement s’appliquent pendant un an, le temps que soient réalisées des études complémentaires», indique François Gondran, l’architecte des Bâtiments de France en Gironde. «L’enjeu du classement de Bordeaux est un enjeu très fort, notamment du point de vue touristique. Casser cette dynamique parce qu’on n’arrive pas à trouver de solutions pour un pont, c’est dommage». L’étude technique demandée par la mairie sur la faisabilité et le coût du maintien de cette passerelle conclut à un coût compris entre 22,3 M et 16,2 M€ selon que la passerelle est ou non rendue accessible au public. Une autre expertise conduite par l’association de Sauvegarde de la passerelle Eiffel conclut à un coût de 7 M€. Les 12 prochains mois permettront donc d’y voir plus clair.
09:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Passerelle, Eiffel, Patrimoine, Juppé, Bordeaux
vendredi, 27 juin 2008
Zénith : le 18 juillet ou jamais...
Les élus de la Cub devront se prononcer le 18 juillet sur la construction d’une grande salle de spectacles sur l’agglo
Le 18 juillet, on saura. Enfin, normalement... C’est ce jour-là que le conseil de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) devra délibérer sur la question de la grande salle de spectacle. Le bureau de la CUB s’est réuni hier pour évoquer le sujet et une journée de travail sur le même thème est prévu dans les semaines qui viennent. Le problème, c’est que les deux hommes forts de la CUB n’ont pas la même vision de la future grande salle de spectacles. Le président Vincent Feltesse (PS) ne fait aucun mystère de sa préférence pour le projet dit «Arena». Une salle de spectacles située sur les quais de la Garonne à Floirac adossée à 28 500 m2 de surfaces commerciales. Il estime que cette initiative privée serait moins coûteuse pour le portefeuille du contribuable de l’agglo et aussi plus rapidement opérationnelle. En face, Alain Juppé (UMP) défend depuis longtemps le projet d’un Zénith construit sur le territoire de Bordeaux. Un équipement financé uniquement avec des fonds publics et qui, selon le maire de Bordeaux, serait d’accès plus facile et surtout n’apporterait pas des mètres carrés supplémentaires de grandes surfaces sur une agglomération qui en compte déjà beaucoup. Le 18 juillet donc, les deux camps devront se prononcer. Mais probablement pas sur l’un ou l’autre des deux projets. Vincent Feltesse proposera au vote des élus l’un des deux et tout porte à croire qu’ils s’agira du projet Arena. Il lui faudra auparavant avoir convaincu les défenseurs du projet Zénith public que leur choix n’est pas le bon. Le président de la Cub s’y emploie, puisqu’il a demandé la semaine dernière au préfet les modalités permettant à la Cub d’acquérir la compétence culture ou grands équipements. C’est une condition sine qua non à la réalisation du projet soutenu par Alain Juppé. Autant dire que la séance du 18 juillet et plus encore la journée de travail des élus prévue en amont risquent d’être très mouvementés. Quoi qu’il en soit, si les élus ne se décident pas le 18 juillet, cela repoussera une fois de plus aux calendes grecques la construction d’une grande salle de spectacles sur la CUB.
Sébastien Marraud
17:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Zénith, Arena, Spectacles, Juppé, Feltesse, Cub, Salle
mardi, 17 juin 2008
Passerelle Eiffel : en bien mauvaise voie...

Compte tenu du désistement de certaines collectivités locales et du coût élevé de sa réhabilitation, la passerelle Eiffel pourrait bien connaître ses dernières heures sur la Garonne
Comme prévu, la passerelle Eiffel a du se défaire ce week end de ses extrémités pour permettre d’achever la construction de la seconde moitié du nouveau pont ferroviaire (passage de 2 voies à 4 voies). Mais il se pourrait bien que sa destruction ne s’arrête pas là. Alors que les collectivités locales avaient réussi à obtenir un sursis de deux mois auprès de RFF, jusqu’au 1er juillet plus exactement, de manière à pouvoir se prononcer sur le devenir de l’ouvrage d’art, il semblerait que les tentatives de sauvetage soient d’ores et déjà compromises. «Je me bats depuis des mois pour que l’irréversible ne soit pas commis sans que chacun ait pris ses responsabilités. Mais aujourd’hui, les choses se présentent de façon extrêmement difficile. Le conseil général ne souhaite pas s’engager pour la sauvegarde de cet ouvrage, le conseil régional n’a pas donné de réponse et la Cub serait prête à faire un geste à hauteur de 1 à 2 M€ », souligne Alain Juppé. Le problème c’est que c’est encore loin du compte. En effet, si le groupe de travail technique chargé de plancher depuis deux mois sur les différents projets et le coût d’une éventuelle réhabilitation n’a pas encore rendu son rapport, il semble que l’addition soit salée. «Je n’aurai le rapport entre les mains que la semaine prochaine mais au vu des premiers résultats, le coût de la réhabilitation serait plus près de 20 M€ que de 15. L’essentiel de la dépense pèsera donc sur la ville de Bordeaux», précise le maire. «Est-ce que c’est la peine d’investir 500 € par ménage bordelais pour ce projet. Je me pose la question», poursuit Alain Juppé qui ajoute qu’il attend de connaître le coût total et la participation de chacun avant de prendre une décision. De son côté l’association «Sauvons la passerelle» continue de militer pour sa sauvegarde. «La destruction de cet ouvrage serait un véritable gâchis. On a toujours imaginé transformer ce lieu et le rendre accessible au grand public pour une promenade, pour rejoindre le futur parc de la rive droite ou pour faire une manifestation culturelle». Une position partagée par les élus d’opposition bordelais qui estiment qu’il faut encore en débattre en conseil municipal, une fois tous les éléments en main, avant de trancher. «Dans une ville qui manque de franchissement, il serait dommage d’en détruire un qui existe. Il serait important pour Bordeaux d’avoir un franchissement pour les modes de déplacement doux», assure Pierre Hurmic (Vert). «Par ailleurs, cet ouvrage fait partie du périmètre classé au patrimoine mondial de l’Unesco et la réhabilitation de la passerelle correspond à l’un des 42 projets du dossier de candidature de Bordeaux au titre de capitale européenne de la culture». Autant d’arguments qui militent en faveur de la sauvegarde de la passerelle mais qui ne suffiront peut être pas.
Stella Dubourg
06:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Passerelle, Eiffel, Pont, Bordeaux, Juppé
mercredi, 28 mai 2008
Euro 2016 : Bordeaux ne renonce pas
Si Alain Juppé doit prouver qu’il n’est pas quelqu’un de rigide, il n’est qu’à voir sa gestion d’un projet de nouveau stade. Hostile à sa construction durant la campagne des élections municipales, le maire de Bordeaux privait ainsi la région d’un éventuel Euro 2016 disputé en France. Auditionné en avril par la commission Séguin chargée de faire un état des lieux des infrastructures sportives, il aurait aujourd’hui infléchi sa position, au point de suspendre la prochaine rénovation du stade Chaban-Delmas. «Il y a des diagnostics à établir mais il est évident qu’il est seulement question de stades de demain», explique un conseiller au secrétariat d’Etat aux Sports, précisant le travail d’une commission qui ne visitera aucun stade existant... sauf ceux de Suisse et d’Allemagne, modèles d’enceinte moderne de plus de 40 000 places et génératrice de revenus autour de commerces, restaurants ou hôtels. Cependant, un tel projet à Bordeaux part avec plusieurs handicaps. Il doit d’abord subir la concurrence du Zénith, priorité de la candidature de la ville au titre de capitale européenne de la culture en 2013. Ensuite, à la Communauté urbaine de Bordeaux, la nouvelle mandature ne s’est pas dotée de délégation pour les équipements sportifs. Enfin, l’agglomération est aujourd’hui saturée en surfaces commerciales, un obstacle que pourrait cependant lever le projet de loi actuel dit de «modernisation de l’économie» qui pourrait autoriser la création de grandes surfaces inférieures à 1 000 m2. De son côté, la commission Séguin doit rendre ses préconisations en octobre.
Guillaume Balout
10:12 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Euro, Stade, Chaban-Delmas, Juppé
mardi, 27 mai 2008
Plainte contre le maire et le préfet
Estimant que ses droits constitutionnels ont été floués le 10 mai dernier, Karfa Diallo a porté plainte hier contre le maire de Bordeaux et le préfet
«J’estime que la ligne rouge a été franchie». Conformément à ce qu’il nous avait confié le 14 mai dernier, Karfa Diallo, président de l’association DiversCités est passé à l’acte hier en décidant de porter plainte contre le maire de Bordeaux et le préfet de Gironde. Une plainte qui fait suite aux événements du 10 mai dernier à l’occasion de la cérémonie de commémoration de l’esclavage et de la traite négrière en présence de la gouverneure du Canada. «Le 10 mai dernier, sur les quais des Chartrons, les agents de la police nationale nous ont interdit par la force l’accès à une manifestation publique, accessible à tous les citoyens», rappelle Karfa Diallo. Et c’est justement sur cet état de fait que s’est appuyé le président de DiversCités pour porter l’affaire devant les tribunaux. «Il s’agit là d’une violation délibérée de ma liberté d’expression, de manifestation et de circulation». Une plainte a donc été déposée hier matin à l’Hôtel de Police de Bordeaux à l’encontre du maire de Bordeaux et du Préfet pour «entrave à la liberté de circulation» prévue par l’article 431-1 du Code Pénal. «Il ne s’agit ni de politique, ni de mémoire ou de traite des noirs mais du respect de la loi par ceux qui sont en responsabilité de l’appliquer. Et je demande à la justice de mon pays de dire que l’impunité n’est pour personne». Du côté de la préfecture, on précise que c’est en raison du dispositif de sécurité particulier mis en place pour la venue de la gouverneure du Canada que Karfa Diallo avait été écarté. L’affaire a été confiée à un cabinet d’avocats bordelais.
Stella Dubourg
05:10 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Plainte, Association, Justice, Diallo, Juppé, Idrac, Police
Derniers partis, premiers jugés
On ne les avait pas aperçus côte à côté depuis le 9 mars dernier, date du premier tour des élections municipales. Alain Juppé et Alain Rousset étaient pourtant réunis hier pour faire le point sur le dossier Bordeaux 2013. Car le calendrier se bouscule pour la candidature de la ville au titre de capitale européenne. D'abord, petit désavantage, Bordeaux sera la première des 4 cités à être visitée par le jury le 1er septembre. "Evidemment, nous aurions préféré l'inverse surtout qu'il s'agit du jour de la rentrée scolaire", regrette Alain Juppé, président de droit de la nouvelle association Bordeaux 2013. Aussi, pour mobiliser les foules jusqu'à cette date fatidique, l'équipe rassemblée autour des 4 présidents des collectivités territoriales, compte mettre les bouchées doubles. Outre la mise en place d'une adhésion individuelle fixée à 2 €, elle vient de lancer un nouveau slogan intitulé "Nous sommes tous candidats". Les rames de tramway se doteront également dès le début de la fête du vin d'un pelliculage aux couleurs de Bordeaux 2013, tout comme le stade Chaban-Delmas lors de la rencontre Bordeaux-Nantes le 23 août. Enfin, les responsables étudient plusieurs pistes en matière d'infrastructures comme le fameux Zénith, un conservatoire du design ou encore l'hypothétique déménagement du Frac dans un lieu plus fort. "A mi-parcours, nous faisons face à un double écueil : rassembler la richesse des idées de tous et présenter un récit unificateur au jury car il est nécessaire de raconter une histoire au reste de l'Europe en suscitant le désir" relève Richard Coconnier, chef du projet. Reste encore quelques pages à écrire d'ici la décision du jury attendue pour la mi-septembre. Elles ne seront connues qu'au dernier moment pour éviter aux concurrents de "copier".
Carine Caussieu
05:05 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Culture, Bordeaux 2013, Juppé, Rousset
lundi, 28 avril 2008
Certains pions peinent encore à se placer sur l’échiquier
Tandis que chaque élu et groupe politique tente de trouver sa place sur le nouvel échiquier communautaire, certains ont encore du mal à se positionner dans la partie
Une trentaine de dossiers inscrits à l’ordre du jour et à chaque fois, la même conclusion du président de la Cub, «Il en est ainsi décidé». Cette phrase que Vincent Feltesse a fait sienne, a clos la présentation de chaque vote de l’assemblée communautaire vendredi matin. Une réunion sans surprise, totalement vide de toute contestation ou affrontement entre les différents partis. Ainsi, conformément à l’accord de coopération signé entre la droite et la gauche, chacun aura respecté les règles du jeu. Seuls peut-être, les communistes auront eu le sentiment de rester quelque peu en marge de la partie. En effet, alors que l’ordre du jour avait en grande partie pour objet de désigner les représentants au sein des différentes commissions de la Cub, le PC s’est senti mis à l’écart. «Comme dans le précédent mandat, certaines responsabilités restent interdites aux élus communistes», s’est insurgé Max Guichard, chef de fil du PC à la Cub. «Une fois de plus, le PC ne compte aucun représentant au sein des organismes Aquitanis, Sivom Rive Droite ou So.Co.Gest et nous ne comprenons toujours pas la nature de ces interdits». Une réflexion qui a fait sourire Vincent Feltesse. «Il n’y a aucun interdit», a indiqué le président avant d’ajouter : «je suis désolé, je n’ai pas réussi à convaincre les autres maires». Quant aux élus Verts, si aucun n’est intervenu vendredi, la tension au sein du groupe, et notamment entre Gérard Chausset, élu de Mérignac fraîchement désigné président des Verts à la Cub, et Pierre Hurmic, ancien président et chef de fil des Verts bordelais, était toujours aussi perceptible. «Je ne me retrouve toujours pas dans la façon dont cette affaire (accord de coopération : ndlr) a été négociée. Il était important selon moi de passer d’une intercommunalité de guichet à une intercommunalité de projets. Mais malheureusement nous sommes restés à une intercommunalité de guichet au profit des maires», souligne Pierre Hurmic qui a clairement marqué ses divergences et qui, comme il l’avait annoncé, a demandé à être apparenté au groupe des Verts. «Je vais voir comment ça évolue», ajoute l’élu bordelais qui n’écarte toujours pas la possibilité de quitter définitivement les Verts de la Cub. Quant au cumul des mandats reproché à Gérard Chausset, le report déposé par Isabelle Haye, déléguée verte de Mérignac auprès des instances de son parti, est en cours. «Il faut que les Verts appliquent les règles qu’ils prônent pour les autres. J’espère qu’on sera irréprochables là dessus», insiste Pierre Hurmic. De son côté, Gérard Chausset n’a pas l’air inquiet. Affaire à suivre.
Stella Dubourg
10:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CUB, Hurmic, Guichard, Feltesse, Juppé
lundi, 21 avril 2008
Feltesse le nouvel homme fort
Le Socialiste Vincent Feltesse a conservé vendredi la présidence de la Cub. Grâce à un accord de coopération droite-gauche qui a permis à Alain Juppé de placer ses hommes.
«Communauté d’Avenir», le groupe des élus de droite (UMP-Modem) à la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB), n’a pas refait le coup de 2001, lorsqu’Alain Juppé (UMP) avait été élu grâce à des voix de gauche. Vendredi dernier, le socialiste Vincent Feltesse, président de la Cub depuis le 13 juillet 2007 suite à la démission d’Alain Rousset (PS), a été réélu à la présidence. Il a recueilli 111 voix sur les 120 possibles, soit une grande partie des 61 voix de son camp et des 59 de la droite. Du même coup, Feltesse, 41 ans, né à Beauvais avant de passer son enfance dans le 93, conseiller technique du président du Conseil Général Philippe Madrelle puis directeur de cabinet du président du Conseil Régional Alain Rousset, est devenu du même coup l’un des hommes forts du Parti Socialiste en Gironde. Faute sans doute d’être devenu l’homme fort de l’agglomération bordelaise. Car si Feltesse a pris la Cub, il le doit certes à son parti politique, mais aussi à Alain Juppé. Le maire de Bordeaux ne cache pas sa sympathie pour le maire de Blanquefort et n’a eu cesse de répéter ces derniers mois combien il préférait travailler avec Vincent Feltesse plutôt qu’avec son prédécesseur Alain Rousset. On comprend mieux d’ailleurs depuis l’élection de vendredi, ce que l’on pouvait avoir du mal à suivre lors des élections municipales et cantonales. Par exemple la vice-présidence «transports accessibles et performants», accordée à Jean-Marc Gaüzère (UMP). L’adjoint de Juppé à la mairie de Bordeaux avait ainsi laissé son siège de conseiller général du 5ème canton de Bordeaux au risque de le laisser à la Gauche. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé. Autre exemple : Michel Duchêne (UMP). Il était le «Monsieur urbanisme» à la mairie de Bordeaux, avant les municipales. L’homme par qui tout passait. Après l’élection de Juppé il a hérité à la mairie d’un poste aux contours plus flous. Mais à la Cub, il sera le vice-président délégué aux grands projets urbains. Autant dire qu’il obtient un poste-clé et surtout qu’il pourra facilement faire avancer les dossiers bordelais à la Cub. Alain Juppé a donc obtenu de la Cub ce qu’il souhaitait (notamment une égalité parfaite en nombre de vice-présidences, 18 contre 18), tout en laissant la présidence à la gauche. Reste que cette cohabitation va devoir durer jusqu’en 2014. D’ici là, la Cub ne sera sans doute pas un long fleuve tranquille. Les uns ou les autres oublieront sans doute de temps en temps, l’accord de coopération qu’ils ont signé.
Sébastien Marraud
10:33 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Feltesse, Cub, Juppé, Election

