jeudi, 03 juillet 2008

Football : Alonso comme Webster ?

Alejandro Alonso est visiblement peu pressé de prolonger avec les Girondins de Bordeaux. Alors que ces derniers lui proposent aujourd’hui d’aller au-delà de son contrat qui expire en juin 2009, l’Argentin fait tarder sa réponse. A moins qu’il ne se considère libre de signer ailleurs en vertu de l’arrêt Webster, du nom de ce joueur écossais qui a modifié la législation sur les transferts le 31 janvier dernier. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) autorisait alors le défenseur des Hearts of Midlothian à résilier unilatéralement son contrat et à s’engager avec Wigan, sans sanction et surtout sans indemnités de transfert, en rachetant les mois de salaire restants qu’il devait aux Hearts. Cette jurisprudence est réservée aux joueurs de moins de 28 ans ayant passé, au minimum, les trois dernières saisons dans le même club - clause dite de stabilité - hors prolongation de contrat. Soit un scénario tout à fait envisageable pour Alonso, 26 ans dont les trois derniers à Bordeaux. «Le TAS prend des décisions uniques car il y a des éléments particuliers à prendre en compte», estime cependant Alain Deveseleer, le directeur général des Girondins qui dément tout lien de cause à effet entre la volonté de prolonger le contrat de son milieu de terrain et la menace d’un départ précipité. «S’il se contentait simplement de racheter sa dernière année de contrat, on ferait valoir le fait qu’on a acheté ses droits fédératifs pour le faire venir, qu’il y a eu des commissions d’agents et qu’il a pris de la valeur chez nous.» Geraldo Wendel, autre joueur de l’effectif bordelais auquel une prolongation de contrat a été formulée, n’est pas concerné, n’ayant évolué que deux ans en Gironde.
Guillaume Balout

mardi, 01 juillet 2008

Girondins : Les premières foulées

Souleymane Diawara a des cheveux, David Bellion le bouc et Jean-Louis Gasset la même gouaille. Les Girondins de Bordeaux ont repris l’entraînement hier au Haillan entre permanences et nouveautés, après plus d’un mois de vacances. Devant quelque 200 spectateurs venus braver la touffeur estivale, Laurent Blanc a pu compter sur un groupe de 24 joueurs pour la première séance matinale de la saison. Soit un effectif presqu’au complet en attendant les retours de vacances de Marouane Chamakh et Fernando Cavenaghi, prévus les 5 et 15 juillet, et en présence des recrues Yoan Gourcuff et Yoann Gouffran ainsi que de quelques jeunes - Matthieu Saunier et Grégory Sertic notamment - de l’équipe réserve. Les supporters marine et blanc auront également revu Jussiê et Paul Baysse. Le premier n’avait pas refoulé un terrain depuis février et une pubalgie qui a nécessité une opération. Le second a quant à lui réintégré le groupe professionnel après une saison en prêt à Sedan en Ligue 2. Les mêmes sont convoqués aujourd’hui pour une double séance d’entraînement.
Guillaume Balout

Demain à Anglet
Après deux jours au Haillan, les Girondins poursuivront leur préparation à Anglet à partir de demain et jusqu’au vendredi 11 juillet où ils affronteront l’AC Ajaccio en match amical à Biscarosse. Viendront Châteauroux le 16 à Barbezieux, Marseille le 19 à Agen, Toulouse le 23 à Dax et Rennes le 30 à Dinard. Le retour à la compétition est fixé le 2 août contre Lyon à Bordeaux pour le Trophée des champions.

jeudi, 12 juin 2008

Gouffran de près

Pour la première fois dans la phase de négociations entre les deux clubs, le SM Caen a reconnu publiquement hier, par la voix de son président Jean-François Fortin, que Yoan Gouffran avait de fortes chances d’évoluer aux Girondins de Bordeaux la saison prochaine alors que Marseille, Saint-Etienne et Lyon sont en embuscade. «Oui, nous avons reçu une offre de Bordeaux mais elle n’est pas encore satisfaisante. Il subsiste de petits désaccords mais il n’est pas impossible que cela débouche d’ici quelques jours». Mardi, dans le journal Le Parisien, Jean-Louis Triaud, son homologue aquitain, affirmait que cette semaine «pourrait être décisive», espérant même compter sur ses trois recrues prioritaires - Yoann Gourcuff ayant déjà été prêté par le Milan AC - pour la reprise de l’entraînement le lundi 30 juin. Selon le dirigeant normand, la proposition des Girondins n’aurait pas entièrement convaincu son meneur de jeu de 22 ans, auteur de dix buts lors du dernier exercice, dont deux contre Bordeaux en novembre (5-0). Jean-François Fortin a ensuite précisé que son joueur avait «pris de la valeur ces six derniers mois», laissant entendre qu’il ne le lâchera pas en-dessous des 7 M€ que le PSG était prêt à aligner en janvier.
GB (avec AFP)

jeudi, 29 mai 2008

Ce sera sans Diarra

Au moins, Laurent Blanc pourra compter sur un joueur de plus à la reprise de l’entraînement des Girondins de Bordeaux le lundi 30 juin au Haillan. Titulaire mardi face à l’Equateur (2-0), Alou Diarra a fait partie hier des sept joueurs de la pré-liste des Bleus, avec Mickaël Landreau, Julien Escudé, Philippe Mexès, Mathieu Flamini, Hatem Ben Arfa et Djibril Cissé, que Raymond Domenech a décidé de ne pas emmener à l’Euro en Autriche et en Suisse dans moins de deux semaines. «Je suis encore dans l’émotion», a simplement commenté le patron de l’équipe de France qui avoue avoir vécu lors de son annonce «le plus sale moment» de sa carrière de sélectionneur. «Il y a des moments où, même si les liens affectifs sont forts, le côté professionnel doit prendre le pas.» Engagés dans la (périlleuse) aventure en Corée du Sud en 2002, Ulrich Ramé et Christophe Dugarry restent donc toujours les deux derniers joueurs du club aquitain à avoir participé à une phase finale de Coupe du monde ou de Championnat d’Europe des nations. Joueur de champ le plus utilisé cette saison avec les Marine et Blanc, Alou Diarra, 27 ans et 13 sélections dont la finale du dernier Mondial, n’a pas résisté à la concurrence de Patrick Vieira, Claude Makelele, Jérémy Toulalan et Lassana Diarra à la récupération. Les surprises de la liste des 23 sont venues des postes de gardien de but, avec le Marseillais Steve Mandanda, et d’attaquant, avec le Stéphanois Bafétimbi Gomis, qui ne détiennent qu’une sélection.
Guillaume Balout (avec AFP)

mardi, 27 mai 2008

Génération Battiston

A Bordeaux, la fameuse «génération dorée de 1984» ne sera peutêtre bientôt plus une référence. Non pas que les trajectoires de carrière des Marouane Chamakh, Rio Mavuba et autre Juan Pablo Francia se soient dispersées (encore que...), mais parce que l’avenir du club est aujourd’hui incarné par ses joueurs nés dans les 1980 finissantes. «C’est encourageant pour le club et réjouissant pour les jeunes», estime Patrick Battiston, directeur du centre de formation des Girondins. Encourageantes la deuxième place obtenue par le centre de formation, la finale de la coupe Gambardella perdue samedi contre Rennes (3-0) et la demi-finale du Challenge des réserves professionnelles disputée ce soir à Lille. «C’est une saison assez exceptionnelle. On est dans une dynamique avec une politique en place depuis plusieurs saisons. Mais attention : la formation n’est jamais une fin en soi», prévient celui qui a hérité en 2005 du travail de Guy Hillion, recruteur de jeunes talents qui officie aujourd’hui pour le club de Chelsea. Réjouissant le passage de quatre joueurs de 20 ans chez les professionnels - les milieux de terrain Abdou Traoré et Wilfried Moimbé ainsi que les attaquants Floyd Ayité et Cheick Diabaté - pour la saison à venir. Avant d’être probablement prêtés, ces derniers tenteront ce soir de qualifier l’équipe qui a terminé en tête de son groupe de Championnat de France amateurs (CFA) en finale du Challenge des réserves. Si Monaco bat Sochaux dans le même temps, la rencontre entre les deux formations aurait lieu vendredi au stade Galin.
Guillaume Balout

lundi, 26 mai 2008

Football/Ils prennent date

Ce week-end, les Girondins de Bordeaux ont vu leur agenda se noircir une semaine à peine après leur départ en vacances. D’abord, et la perspective n’enthousiasmait guère Laurent Blanc, ils effectueront leur premier match officiel dès le mois de juillet avec le Trophée des champions. Non pas qu’ils aient gagné le championnat ou la coupe de France, mais le doublé réalisé par Lyon samedi les conduit, en tant que dauphins, à affronter le septuple champion de France en pleine préparation d’avant-saison. La veille, ils ont reçu le calendrier du prochain exercice de Ligue 1 qui commencera le week-end des 9 et 10 août par la réception de Caen juste avant un premier déplacement au Parc des Princes. Ils rencontreront Marseille, au stade Chaban-Delmas, à la mi-septembre, trois jours avant leur entrée en lice en Ligue des champions. Le club aquitain ne connaîtra ses trois adversaires de poule qu’après le tirage au sort du jeudi 28 août mais peut déjà se préparer au rythme de trois matches par semaine à l’automne. L’entraîneur girondin a pourtant prévu de ne faire aucune rotation entre ces deux compétitions, réservant son «turn over» pour les coupes nationales. Sa double confrontation avec Lyon débutera pour sa part au stade Gerland lors de la 14e journée, le retour étant fixé en avril (32e journée). Par ailleurs, l’ordinateur de la Ligue de football professionnel a offert aux Marine et Blanc deux matches d’affilée à domicile pour les antépénultième et avant-dernière journées, respectivement contre Le Mans et Monaco. Avant, bien sûr, de terminer la saison le samedi 30 mai 2009 à Caen.
Guillaume Balout

mardi, 20 mai 2008

Blanc : «Ça va être plus difficile»

Il s’est présenté hier au château du Haillan comme en ce 8 juin 2007, jour de son intronisation à Bordeaux, démarche alerte et mains croisés dans le dos. Avec cette fois-ci une deuxième place en Ligue 1 au palmarès de sa première saison comme entraîneur. Satisfait de son bilan, Laurent Blanc demeure néanmoins très exigeant vis-à-vis de son groupe mais aussi de sa hiérarchie pour confirmer en championnat et ne pas passer à côté de la Ligue des champions.

Pour votre première comme entraîneur, est-ce que vous vous êtes régalé cette saison ?

J’ai pris énormément de plaisir, oui. Pour être honnête, je ne pensais pas que Bordeaux ferait une si belle année, même si on avait des atouts.

Comme le fait d’arriver à la tête d’une équipe peu remaniée avec des joueurs qui se connaissent bien.

Avec Jean-Louis (Gasset, son adjoint), on a eu la chance d’arriver dans un grand club français. L’environnement est très favorable, surtout pour débuter. Il y a des personnes qui sont là depuis très longtemps. On a rapidement noué des contacts avec elles, ce qui n’est pas toujours facile avec des gens de Bordeaux !

Quel a été votre principal apport ?

On a eu un discours basé sur le jeu. On a remporté l’adhésion du groupe car les actes ont suivi les paroles. Ensuite, on savait que le niveau des joueurs était bon. Il fallait des recrues capables d’apporter de l’impact physique. Ensuite, on a eu de la réussite en début de championnat. On s’est donné les moyens de l’avoir. Il faut oser les choses.

Comment se présente la saison prochaine ?

Ça va être plus difficile. La concurrence - je pense à Marseille, Monaco, Paris - fera tout pour éviter les mêmes erreurs que cette saison.

Comment Bordeaux doit-il appréhender la Ligue des champions ?

Un jour, un de mes entraîneurs m’a dit : «J’ai mis très longtemps à comprendre comment on pouvait espérer gagner la Ligue des champions.» La Champion’s league, c’est une autre planète. Tactiquement, je la jouerai différemment qu’en championnat. Les meilleurs seront sur le terrain. Le turn over pourra se faire en coupe de France ou en coupe de la Ligue.

Où Bordeaux doit-il encore progresser ?

Quand je disais à un moment que mon équipe manquait de caractère, ce n’était finalement pas tout à fait vrai. Cette saison, Bordeaux a plutôt réagi que fait subir l’adversaire. Mais si on veut atteindre le haut niveau, il faut se mettre en position de patron. D’où le besoin de trouver les recrues adéquates... Oui. Il faut augmenter nos qualités techniques et tactiques. Mais le mental, c’est bien aussi. Vos priorités sont un défenseur latéral et deux milieux de terrain. Y a-t-il aujourd’hui des pistes sérieuses ? On a des idées mais les autres clubs ne dorment pas. Et je ne crois pas qu’on ait de l’avance. Il doit y avoir des fuites puisque vous avez les mêmes que nous (1)... L’objectif est de doubler les postes. On souhaite renforcer le secteur défensif. Au milieu, avec le départ de Francia et la blessure de Jussiê, on n’a eu aucune solution réelle cette saison. Je voulais avoir des recrues qui aient déjà l’expérience de la Ligue des champions : on ne pourra pas. On devrait prendre des joueurs en devenir. Au total, ça représenterait trois ou quatre joueurs supplémentaires par rapport à l’effectif actuel. Mais si on veut rivaliser avec Lyon, il n’y a pas que le domaine sportif qui doit faire des efforts. C’est tout le club qui doit suivre. J’estime qu’il faut se donner des chances de se battre pour la deuxième place en championnat et de bien figurer en Ligue des champions. J’ai toujours tenu un discours très clair.

Avez-vous réussi à convaincre vos dirigeants ?

C’est mitigé... Prenez Lyon. J’ai joué contre ce club en deuxième division. Un jour, il a pris un gros risque en misant beaucoup sur un joueur, Sonny Anderson, et ça a marché. Il vous reste un an de contrat avec les Girondins.

Qu’est-ce qui pourrait vous faire partir cet été ?

Personne n’est à l’abri mais je n’ai pas été contacté. En général, je suis respectueux de mes contrats. Mon travail est de monter une équipe compétitive. Aujourd’hui, toute ma concentration et ma motivation sont à Bordeaux. Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, semble vous apprécier... Lyon est un club qui ne se refuse pas. En France, neuf entraîneurs sur dix voudraient diriger ce club car on fait ce métier pour gagner des titres. Celui qui dit le contraire joue les faux cul.

Propos recueillis par Guillaume Balout

(1) Les noms de Yoann Gourcuff (Milan AC) et de Jérémy Ménez (Monaco) reviennent notamment dans les conversations.

lundi, 19 mai 2008

Ravis, mais pas le titre





Contraints de l’emporter à Lens en espérant une défaite de Lyon à Auxerre, les Girondins de Bordeaux n’ont vu aucune de ces deux conditions remplies samedi pour chiper le 7e titre de champion de France à Lyon (Lens-Bordeaux : 2-2). La première année de Laurent Blanc sur un banc d’entraîneur reste cependant réussie. L’ancien champion du monde a mis ses joueurs au repos jusqu’au lundi 30 juin, date de la reprise de l’entraînement.
Le scénario
Le coup d’envoi n’est pas donné au stade Félix-Bollaert que Lyon mène déjà à Auxerre après 24 secondes de jeu. Puis 2-0 au bout de dix minutes... Comme si quelqu’un vous avait raconté la fin du film juste avant d’aller au cinéma. Alors, Cavenaghi s’est employé à faire le spectacle après un début de rencontre difficile des Bordelais. Après un lob sur la transversale, il inscrit son 15e but de la saison sur un centre de Chamakh avant d’être imité par Bellion. A chaque fois, les Lensois reviennent au score avec un penalty de Monterrubio et une réalisation de Maoulida, sans toutefois étancher la colère de leurs supporters. De leur côté, les 11 000 spectateurs réunis devant l’écran géant du stade Chaban-Delmas n’ont pas eu à attendre les Girondins au bout de la nuit.
Il a quand même aimé
Laurent Blanc : «J’avais dit aux joueurs de prendre beaucoup de plaisir sur le terrain. Je crois que quand on prend plaisir à jouer au football, cela donne la 2e mi-temps qu’on a vue. ça a permis à des jeunes de débuter en 1ère division. ça prouve qu’il y a des jeunes de qualité aux Girondins de Bordeaux. Le miracle, on y croit. Mais quand vous savez à la mi-temps que Lyon mène deux à zéro, le miracle n’existe plus. On a rien à se reprocher sur notre façon de jouer à Lens. On était venu avec des intentions de jeu, de gagner ce match. On n’a pas pu le faire. Je crois qu’il y a eu un bon match, des gens qui ont pris plaisir à jouer.»
Le clap de fin
Si les luttes pour le titre et le maintien se sont terminées sans retournement de situation, des changements ont en revanche eu lieu lors de cette dernière journée pour les qualifications en Ligue des champions et en coupe de l’UEFA. Vainqueur de Strasbourg, Marseille disputera ainsi le 3e tour préliminaire de la C1 en août avec des équipes comme Liverpool, le FC Barcelone ou la Juventus après la défaite de Nancy contre Rennes. Les Lorrains iront de leur côté en C3 en compagnie de Saint-Etienne, la cinquième place étant qualificative puisque la finale de la coupe de France samedi opposera Lyon, champion, au Paris SG, déjà vainqueur de la coupe de la Ligue. Les Bretons pourront les rejoindre s’ils franchissent le 3e tour de la coupe Intertoto en juillet.

mardi, 13 mai 2008

Football : Dessine-moi un effectif

La perspective du titre de champion ne semble pas perturber les organes de décision des Girondins. Quoiqu’il arrive samedi, Bordeaux disputera la saison prochaine la Ligue des champions tout en s’efforçant de s’y requalifier. Les non reconductions des contrats de David Jemmali et Johan Micoud, 34 et 35 ans la saison prochaine, fournissent les premières indications de la campagne de recrutement. Staff technique et dirigeants veulent un défenseur latéral et un, voire deux, milieu de terrain. Plus que des souhaits définitifs, il semble que ce soit plutôt des priorités puisque le groupe compterait alors 25 joueurs professionnels, sans compter les prêts et les retours de prêt, soit deux de moins qu’à l’entame de cette saison... En effet, si les deux anciens Cannois feront défaut, Juan Pablo Francia et Edixon Perea ont quitté le club en cours de saison. Le meneur de jeu argentin, sous contrat jusqu’en 2009, est reparti vivre dans son pays natal depuis août et ne semble pas prêt à revenir. L’attaquant colombien s’est quant à lui engagé au mercato avec le Gremio Porto Alegre, libérant au passage un visa extra-communautaire. Bordeaux se retrouve donc orphelin de meneur de jeu, particulièrement axial, où seul Jussiê, voire Marouane Chamakh, peut jouer tant Fernando déçoit à ce poste. Pour sa part, l’arrière latéral recherché servira aussi bien à droite, où Mathieu Chalmé se retrouve seul, qu’à gauche où Franck Jurietti et Benoît Trémoulinas n’ont jamais subi la «concurrence» de Florian Marange...
Guillaume Balout

mardi, 06 mai 2008

Football/Partis de loin

Si une victoire peut se décréter sur un simple tir de Ducasse, alors tout est vraiment possible pour les Girondins revenus dimanche à deux points de Lyon à deux journées de la fin du championnat.
Les raisons d’y croire
Séduisant et heureux dimanche à Marseille (1-2), Bordeaux a concrétisé face à une équipe en forme sa domination sur la seconde partie de saison avec 38 points gagnés en 17 matches. Soit quatre de plus que Lyon qui n’avait plus l’habitude d’avoir la pression pour le titre depuis son premier titre en 2002 quand il comptait deux points de retard sur Lens à deux journées de la fin... Et avait dû entamer son règne en battant les Sang et Or lors de l’ultime match de la saison... Si cette situation inédite peut perturber l’OL, elle peut aussi redonner confiance à Nancy et Auxerre, ses derniers adversaires qui semblent aujourd’hui plus solides que Sochaux et Lens, ceux de Bordeaux.
Les raisons de désespérer

Paradoxalement, le calendrier peut désavantager Bordeaux. Les Girondins joueront en effet à Lens contre une équipe qui pourrait défendre son maintien quand Lyon sera au même moment chez des Auxerrois sûrement en vacances. Et Nancy n’est plus dans la contrainte de l’emporter à Lyon depuis la défaite de Marseille dimanche. Par ailleurs, Bordeaux devra aussi se méfier de son match de samedi contre Sochaux qu’il abordera sans Micoud, ni Ramé, blessés dimanche, et sans Cavenaghi, suspendu.
Guillaume Balout

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