lundi, 30 juin 2008

Cub : l'heure est au bilan

Le conseil de Cub de vendredi dernier a consisté à examiner le compte administratif de l’exercice 2007 ainsi que les régies et délégations de services publics

C’est dans une ambiance un peu tendue, après le conflit qui oppose Alain Juppé et Vincent Feltesse sur le Zenith, que les élus de la Cub se sont penchés vendredi sur le compte administratif 2007, dernière année d’une longue mandature (2001-2007) qui a enregistré un volume d’activités record, avec comme principaux domaines d’intervention les transports et la voirie. 2007 clôt ainsi une mandature de 7 ans où la Cub a réalisé 2,546 milliards d’euros d’investissement (contre 867 millions sur la mandature 1995-2000), soit en moyenne annuelle 364 M€ par an. «Nous ne pourrons pas continuer sur ce rythme d’investissement si l’on veut que la Cub préserve sur la durée sa capacité d’investissement», a souligné Ludovic Freygefond, élu en charge des finances. Pour ce faire, la Cub devra garder un oeil vigilant sur les différentes régies et délégations de services publics qui n’affichent pas toutes un bilan positif fin 2007. Le point sur les déchets ménagers et le stationnement en passant par les transports, l’eau ou les abattoirs.
• Déchets ménagers : Les collectes sélectives sont montées en puissance en 2007 avec 44 964 tonnes collectées, (+11% par rapport à 2006). 78 kg ont été collectés par habitat pour le porte à porte, 18,5 kg pour le verre et 15 kg pour l’apport volontaire. Les centres de recyclage ont permis de récupérer plus de 122 000 tonnes de matériaux divers (+6%).
• Transports en commun : La fréquentation du réseau a battu des records en 2007 avec 84,6 millions de voyageurs (+12,3%). Une croissance due notamment aux quatre extensions de ligne mises en service. Les recettes progressent de 9,7% (36 M€) contre 4,6% pour les dépenses (132,8 M€), ce qui donne un taux de couverture recettes/dépenses de 29%. Toutefois, le déficit annuel reste de 95,03 M€ contre 92,63 en 2006 (+2,59%).
• Stationnement : BP 3000 et Parcub assurent à eux deux l’exploitation de 21 parcs de la Cub en régie ou en délégation de service public. En 2007, les résultats de BP 3000 affichent une hausse de la fréquentation horaire (+13%) et du nombre d’abonnés. Pour Parcub, par contre, la fréquentation horaire évolue à la baisse avec 2,5 M d’entrées en 2007 (-4%) alors que le nombre d’abonnés augmentent (+15%).
• Eau (27 communes) et assainissement (22 communes) : L’année 2007 a surtout sonné l’heure de la révision du traité de concession de l’eau potable et de la signature d’un avenant au contrat qui prévoit notamment une augmentation des investissements de 10%. 41 M de m3 ont été consommés en 2007 contre 44,9 en 2005. Quant aux volumes d’eaux usées traités en 2007, il est de 70,5 M de m3 contre 69 en 2006.

vendredi, 27 juin 2008

Zénith : le 18 juillet ou jamais...

Les élus de la Cub devront se prononcer le 18 juillet sur la construction d’une grande salle de spectacles sur l’agglo

Le 18 juillet, on saura. Enfin, normalement... C’est ce jour-là que le conseil de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) devra délibérer sur la question de la grande salle de spectacle. Le bureau de la CUB s’est réuni hier pour évoquer le sujet et une journée de travail sur le même thème est prévu dans les semaines qui viennent. Le problème, c’est que les deux hommes forts de la CUB n’ont pas la même vision de la future grande salle de spectacles. Le président Vincent Feltesse (PS) ne fait aucun mystère de sa préférence pour le projet dit «Arena». Une salle de spectacles située sur les quais de la Garonne à Floirac adossée à 28 500 m2 de surfaces commerciales. Il estime que cette initiative privée serait moins coûteuse pour le portefeuille du contribuable de l’agglo et aussi plus rapidement opérationnelle. En face, Alain Juppé (UMP) défend depuis longtemps le projet d’un Zénith construit sur le territoire de Bordeaux. Un équipement financé uniquement avec des fonds publics et qui, selon le maire de Bordeaux, serait d’accès plus facile et surtout n’apporterait pas des mètres carrés supplémentaires de grandes surfaces sur une agglomération qui en compte déjà beaucoup. Le 18 juillet donc, les deux camps devront se prononcer. Mais probablement pas sur l’un ou l’autre des deux projets. Vincent Feltesse proposera au vote des élus l’un des deux et tout porte à croire qu’ils s’agira du projet Arena. Il lui faudra auparavant avoir convaincu les défenseurs du projet Zénith public que leur choix n’est pas le bon. Le président de la Cub s’y emploie, puisqu’il a demandé la semaine dernière au préfet les modalités permettant à la Cub d’acquérir la compétence culture ou grands équipements. C’est une condition sine qua non à la réalisation du projet soutenu par Alain Juppé. Autant dire que la séance du 18 juillet et plus encore la journée de travail des élus prévue en amont risquent d’être très mouvementés. Quoi qu’il en soit, si les élus ne se décident pas le 18 juillet, cela repoussera une fois de plus aux calendes grecques la construction d’une grande salle de spectacles sur la CUB.
Sébastien Marraud

jeudi, 19 juin 2008

Tramway : le PC défend sa ligne

Les élus communistes à la Cub mèneront une action la semaine prochaine sur le réseau de tram pour s’opposer à l’augmentation des tarifs

Max Guichard et les élus du groupe communiste à la Cub n’en démordent pas. Pour eux, il est hors de question d’augmenter, même de 3%, les tarifs des tram et des bus de l’agglo. Le raisonnement des Communistes est tout simple. En substance, ils expliquent qu’une augmentation de 3% apportera 1,5 M€ à la Cub et que si la Cub, dont le budget dépasse le milliard d’euros, a besoin de 1,5 M€ elle n’a qu’à augmenter la Taxe professionnelle (TPU). Le problème, c’est que l’affaire est mal engagée. Les Communistes sont actuellement les seuls à s’opposer à l’augmentation des tarifs des transports en commun sur l’agglo bordelaise. Le Vert Gérard Chausset a proposé que le Conseil Général mette la main à la poche, tandis que les Socialistes estiment que l’augmentation est inéluctable. Max Guichard et ses amis, eux, affirment au contraire que cette augmentation pourrait avoir des conséquences que l’on ne soupçonne pas. «On parle beaucoup du pouvoir d’achat, mais on ne mesure pas ce qui est en train de se produire, explique le président du groupe PC. Ces 3% d’augmentation viendraient s’ajouter à l’augmentation de l’essence, du gaz, de la nourriture. Je suis convaincu que cette augmentation des tarifs des transports aurait aussi une incidence sur la fréquentation du réseau.» Au-delà, les Communistes estiment que c’est l’Etat qui devrait mettre la main à la poche. «Ce n’est pas en envoyant un signe au courant disant que l’on va se débrouiller par nous-mêmes, que nous obtiendrons des subventions . Nous devons imposer au gouvernement de prendre ses responsabilités, pour qu’il alloue pour la 3ème phase, au moins ce qu’il a alloué pour la 1ère phase.» C’est ce que les élus communistes et les militants iront expliquer le 24 juin aux usagers, sur les stations de tram de la Cub. «Nous voulons mener ce débat avec les citoyens», martèle Max Guichard. Ce sera trois jours avant un conseil communautaire au cours duquel les élus devront se prononcer sur les tarifs des transports en commun.
Sébastien Marraud

mercredi, 18 juin 2008

La Cub veut que ça débite

L’agglo vient de donner les résultats d’une enquête menée en avril. 13,5% des abonnés à Internet ont un débit insuffisant

750 abonnés n’ont pas accès à l’ADSL sur la Cub et 21 700 (soit 13,5% des abonnés à Internet sur la Cub) ne disposent que d’un débit inférieur à 2 Mbits. Ce sont les deux principaux chiffres à retenir de l’enquête effectuée en avril et en mai dernier sur l’agglomération afin de déterminer ce que l’on appelle les «zones blanches». Autrement dit les lieux sur l’agglo où l’ADSL n’est pas à son meilleur niveau (1). Comme au bon vieux temps du débit 56Kbits, lorsque France Telecom expliquait régulièrement comment il traquait les zones où l’accès à Internet n’était pas pour le lendemain, Vincent Feltesse a voulu réaliser une photographie la plus nette possible de l’accès Internet offert aux habitants de la l’agglo en matière d’ADSL. «Nous avons adressé un questionnaire à la population, explique le président de la Cub et réalisé une expertise de 160 000 lignes sur l’agglomération. Nous avons repéré une vingtaine de zones où la couverture est insuffisante.» Insuffisante, ça signifie inférieure à 2Mbits. Le minimum vital selon Vincent Feltesse, pour, par exemple, regarder de la vidéo en ligne. La carte élaborée en croisant ces données est assez surprenante. On y devine par exemple que la rive droite de la Garonne n’est pas très bien lotie, comme ne le sont pas beaucoup plus Caudéran ou encore toute la zone située de chaque côté de l’avenue de l’Argonne à Mérignac. Après avoir confronté ce diagnostic avec ceux effectués par les maires des différentes communes de l’agglo, la Cub étudiera plusieurs solutions pour en finir avec ces zones blanches. Parmi les possibilités : raccorder les zones à Inolia, le réseau à très haut débit de la Cub, demander à France Telecom d’augmenter les débits ou enfin, déployer des solutions en Wimax ou Wifimax. Les premiers éléments de réponse sont attendus pour septembre ou octobre 2008.
Sébastien Marraud
(1) La Cub a mis en place un site Internet (www.cub-projets.info) qui permet de consulter, commune par commune, tous les résultats de l’enquête haut débit.

mardi, 03 juin 2008

En vert mais pas contre tout

Alors qu’une société a été retenue pour assurer le compostage des déchets verts de la Cub à Saint-Médard via une délégation de service public, se pose la question des nuisances occasionnées

Après l’eau ou les transports, le compostage des déchets verts collectés sur la Cub sera à son tour assuré via une délégation de service public (DSP). Alors que le principe d’une DSP est acté par la Cub depuis octobre 2006, un appel d’offre a été lancé et il revenait donc désormais aux élus de procéder au choix d’un délégataire. Au terme de la consultation, c’est finalement la société BTPS qui a eu les faveurs de la Cub, son offre étant jugée plus pertinente, tant au niveau du prix que de la garantie d’un compost de qualité. Pendant 20 ans, cette société assurera le compostage des déchets verts de la Cub sur une base de 42,50 € la tonne. Pour se faire, une nouvelle plateforme de compostage d’une capacité de 50 000 tonnes/an va être construite à la «Grande Jaugue» à Saint-Médard pour 4,1 M€. Ce nouvel équipement viendra s’ajouter au site existant de Touban, situé lui aussi à Saint-Médard en Jalles, qui traite actuellement 20 000 tonnes de déchets verts par an. Toutefois, selon Jacques Mangon, élu Modem d’opposition à Saint-Médard, ce projet pose un certain nombre de problèmes. «Le site existant de Touban a généré des nuisances olfactives très fortes et il a même du fermer pendant quelques temps pour améliorer la situation. Aujourd’hui, on nous propose l’ouverture d’un second centre qui va générer les mêmes nuisances mais elles seront deux ou trois fois plus importantes compte tenu de l’augmentation de la quantité traitée», souligne l’élu qui «regrette que l’on n’ait pas su tirer les leçons du passé». Il s’est même dit «ahuri» par le fait que la mairie n’ait pas demandé l’étude d’autres procédés. «Il existe d’autres procédés qui donnent de meilleurs résultats». Une position partagée par l’élu Vert, Gérard Chausset qui estime pour sa part, «qu’il n’est pas trop tard pour le faire». Pour toute réponse, Didier Cazabonne, en charge du dossier, a précisé que ce projet ferait l’objet «d’une enquête publique. «De plus, dans la consultation lancée, si le procédé de traitement a été laissé libre au candidat, il a tout de même des obligations de résultats». L’élu a également précisé que «les nuisances occasionnées sur Touban étaient aujourd’hui mineures pour ne pas dire nulles». Autre inconvénient mis en avant par Jacques Mangon, celui du transit de camions et les nuisances sonores que cela va générer. «Entre 210 et 320 camions vont transiter par les voies urbaines de Saint-Médard chaque semaine». Sur ce point, Didier Cazabonne précise que la possibilité du transport par une voie départementale était envisagée pour que les camions ne soient pas une gêne pour les habitants». Une volonté confirmée par Serge Lamaison, le maire de Saint-Médard qui affirme «qu’il ne veut pas laisser passer les camions par les quartiers urbanisés de Saint-Médard».
Stella Dubourg

lundi, 02 juin 2008

Nouveaux tarifs dans les parkings

Le conseil a validé vendredi la nouvelle grille tarifaire proposée par BP 3000 pour les parkings Jean-Jaurès, Bourse, Tourny, Salinières et André-Meunier. Si aucun changement n’est prévu pour les tarifs de nuit, les tarifs horaires de jours augmentent jusqu’à 3,62 %. Pas d’augmentation en revanche pour le stationnement 30 mn ou 1h. Le coût des abonnement varie de 0 à + 3,57% et les tarifs des amodiations augmentent de 3,62%.

Le compte n’y est pas...

Alors que le contrat de délégation de service public arrive à son terme, le réseau de transports en commun de la Cub laisse apparaître un déficit de 95 M€ malgré une hausse de la fréquentation

L’heure était au bilan vendredi pour le réseau de tram et de bus de la Cub (TBC). Un bilan comptable teinté de bonnes et de mauvaises nouvelles. Du côté des points positifs, le rapport présenté aux élus communautaires fait état d’une augmentation de la fréquentation du réseau de 12,25% par rapport à 2006, passant de 75 370 132 voyages en 2006 à 84 607 310 en 2007. «Nous nous félicitons de cette progression de la fréquentation mais nous sommes encore bien en dessous du nombre de voyageurs transportés dans d’autres agglomérations similaires», a souligné le président de a Cub, Vincent Feltesse. Autres bonnes nouvelles, les recettes qui augmentent de 9,3% par rapport à 2006 (38 750 283€), et l’augmentation du taux de couverture des dépenses par les recettes. Enfin, même s’il reste en deçà des objectifs fixés, le taux de fraude s’érode peu à peu (10% en 2007 contre 11,4% en 2006). Malgré tout, et c’est là que le bât blesse, le déficit global du réseau passe à 95 M€, soit une augmentation de 2,6% par rapport à 2006. «Ce déficit nous inquiète tous. Il est de plus en plus difficilement supportable pour les finances communautaires et plombe les investissements pour l’extension du réseau», souligne Gérard Chausset, élu Vert. «Il est le signe que le cahier des charges de ce contrat arrive à bout de souffle». En effet, le contrat de délégation de service public conclu pour 8 ans entre Veolia Transport et la Cub touche à sa fin. Ainsi, après l’eau ou les parkings, il reviendra aux élus lors du prochain semestre de remettre à plat ce contrat de délégation. S’ils veulent réaliser l’intégralité du tracé prévu dans la 3e phase du TCSP d’ici 2015, à savoir 17 km de tram et 7 km de tram-train (440 M€), les arbitrages sont inéluctables. En ligne de mire, la contribution forfaitaire d’exploitation qui a grandement avantagé le délégataire. Les dépenses d’exploitation versées au délégataire sont ainsi passées de 89,8 M€ par an à 133,9 M€ par an, entre 2001 et 2007. «Si l’on veut pouvoir tout réaliser d’ici 2015, il faudra jouer sur tous les leviers. Nous ferons bien sûr pression sur l’Etat, sur le délégataire et la contribution forfaitaire et nous travaillerons sur la fraude. Mais cela ne suffira pas», souligne Vincent Feltesse. «Il nous faudra remettre à plat tout le réseau de transport».
Stella Dubourg

mardi, 29 avril 2008

Après le calme déjà la tempête

La démission du maire du Bouscat de son siège à la Cub suscite l’indignation du Modem girondin et remet en question l’équilibre communautaire

La sérénité constatée lors de la dernière réunion du conseil de Cub ne serait donc qu’illusion ? Il semble en effet que derrière l’apparente accalmie de vendredi au sein de l’assemblée communautaire, une tempête gronde. L’ouragan s’est formé vendredi quand Patrick Bobet, maire UMP du Bouscat, a présenté sa démission d’élu communautaire à Vincent Feltesse. Un geste mûrement réfléchi qui n’a pas été du goût de tout le monde. En effet, cette démission va avoir pour conséquence d’entraîner une nouvelle délibération du conseil municipal du Bouscat et la désignation incontournable de quatre représentants communautaires issus de la majorité municipale (le 5 mai). Et bien sûr, Patrick Bobet compte bien être de ceux-là mais cette fois sans Bruno Asseray, chef de file du Modem au Bouscat et conseiller communautaire sortant. Pour le Modem, cette démarche d’éviction est «inadmissible». «Elle est d’autant plus stupéfiante qu’aucun grief, notamment en terme de loyauté et de respect des accords passés ne peut être fait à Bruno Asseray», souligne Joan Taris, délégué départemental du Modem Gironde. Reste que, malgré tout, dans le camp de Patrick Bobet, on reproche à Bruno Asseray d’avoir voulu faire cavalier seul en annonçant jeudi soir dans une lettre ouverte son intention de créer un groupe politique Modem autonome à la Cub. « Un débat a en effet eu lieu au sein du Modem pour savoir s’il fallait ou pas créer un groupe autonome à la Cub. Mais au terme des discussions, vendredi matin, une courte majorité s’est dégagée en faveur du scénario Communauté d’Avenir», précise Joan Taris qui ajoute que «cette expression autonome n’aurait en aucun cas remis en cause la solidarité avec Alain Juppé au sein de la Cub». Toujours est-il que si Patrick Bobet va au bout de sa démarche, le Modem promet qu’il n’en restera pas là. «La présence comme élu à la Cub de Bruno Asseray n’est pas négociable. Son éviction entraînerait de très lourdes conséquences sur la configuration politique de la ville du Bouscat et de la Cub». Au sein du conseil municipal du Bouscat, cela placerait les élus Modem au sein de l’opposition. «Ce qui ferait 12 élus d’opposition sur 35 et rendrait à mon avis la ville difficilement gouvernable». Sur le plan communautaire, cela remettrait sur le tapis la création d’un groupe Modem autonome. Mais pour Joan Taris, «on n’en est pas encore là. Au delà de l’attitude irrationnelle de M. Bobet et du sectarisme qu’elle révèle, nous attendons maintenant un geste fort d’Alain Juppé quant au respect des accords passés sans quoi nous serions face à un vrai problème politique».
SD

lundi, 28 avril 2008

Certains pions peinent encore à se placer sur l’échiquier

Tandis que chaque élu et groupe politique tente de trouver sa place sur le nouvel échiquier communautaire, certains ont encore du mal à se positionner dans la partie

Une trentaine de dossiers inscrits à l’ordre du jour et à chaque fois, la même conclusion du président de la Cub, «Il en est ainsi décidé». Cette phrase que Vincent Feltesse a fait sienne, a clos la présentation de chaque vote de l’assemblée communautaire vendredi matin. Une réunion sans surprise, totalement vide de toute contestation ou affrontement entre les différents partis. Ainsi, conformément à l’accord de coopération signé entre la droite et la gauche, chacun aura respecté les règles du jeu. Seuls peut-être, les communistes auront eu le sentiment de rester quelque peu en marge de la partie. En effet, alors que l’ordre du jour avait en grande partie pour objet de désigner les représentants au sein des différentes commissions de la Cub, le PC s’est senti mis à l’écart. «Comme dans le précédent mandat, certaines responsabilités restent interdites aux élus communistes», s’est insurgé Max Guichard, chef de fil du PC à la Cub. «Une fois de plus, le PC ne compte aucun représentant au sein des organismes Aquitanis, Sivom Rive Droite ou So.Co.Gest et nous ne comprenons toujours pas la nature de ces interdits». Une réflexion qui a fait sourire Vincent Feltesse. «Il n’y a aucun interdit», a indiqué le président avant d’ajouter : «je suis désolé, je n’ai pas réussi à convaincre les autres maires». Quant aux élus Verts, si aucun n’est intervenu vendredi, la tension au sein du groupe, et notamment entre Gérard Chausset, élu de Mérignac fraîchement désigné président des Verts à la Cub, et Pierre Hurmic, ancien président et chef de fil des Verts bordelais, était toujours aussi perceptible. «Je ne me retrouve toujours pas dans la façon dont cette affaire (accord de coopération : ndlr) a été négociée. Il était important selon moi de passer d’une intercommunalité de guichet à une intercommunalité de projets. Mais malheureusement nous sommes restés à une intercommunalité de guichet au profit des maires», souligne Pierre Hurmic qui a clairement marqué ses divergences et qui, comme il l’avait annoncé, a demandé à être apparenté au groupe des Verts. «Je vais voir comment ça évolue», ajoute l’élu bordelais qui n’écarte toujours pas la possibilité de quitter définitivement les Verts de la Cub. Quant au cumul des mandats reproché à Gérard Chausset, le report déposé par Isabelle Haye, déléguée verte de Mérignac auprès des instances de son parti, est en cours. «Il faut que les Verts appliquent les règles qu’ils prônent pour les autres. J’espère qu’on sera irréprochables là dessus», insiste Pierre Hurmic. De son côté, Gérard Chausset n’a pas l’air inquiet. Affaire à suivre.
Stella Dubourg

mardi, 22 avril 2008

La CUB ne mouille pas le maillot

S’il y a eu du sport au cours de ces trois dernières semaines de négociations entre la droite et la gauche à la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), c’était apparemment plus dans le rapport de forces politiques qu’au sens propre du terme. En effet, sans surprise, la nouvelle mandature élue vendredi n’a toujours pas retenu de compétence sportive dans le champ d’action communautaire. Pour le plus grand désarroi des clubs locaux qui aiment à rappeler ce qui existe, depuis des années, à Lille ou Montpellier en déplorant la faiblesse du sport de haut niveau sur la CUB. A Bordeaux, à l’instar de Lyon, Marseille ou Nantes, le sport reste donc du ressort des communes, du département et de la région. Chargé d’étudier un élargissement des prérogatives communautaires, le groupe de travail présidé par Michel Sainte-Marie, maire socialiste de Mérignac, n’a rendu aucune préconisation sur la question sportive, que ce soit pour l’attribution de subventions directes aux clubs ou le développement de la pratique de loisir, comme par exemple à Nice ou Toulouse. Pendant la campagne des élections municipales, Alain Juppé s’est manifesté sur ce sujet alors que la gauche (PS-Verts-PCF-PRG) n’avait de son côté rien promis dans sa plate-forme communautaire. «La bonne voie, c’est d’engager la CUB sur les équipements, pas sur le fonctionnement», avait ainsi déclaré le maire de Bordeaux, regardant notamment du côté de Bègles et de la rénovation du stade de Musard. Eu égard au maintien en l’état des ressources de la CUB, il n’a cependant jamais été question de soutenir financièrement les associations sportives de l’agglomération.
Guillaume Balout

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