vendredi, 11 juillet 2008
Ne pas se trouver dépourvu, une fois l’été venu
Se détendre, se cultiver, faire du sport, faire la fête... C’est possible l’été à Bordeaux. Voici quelques idées pour passer ses vacances en ville
Vous restez à Bordeaux pendant les vacances ? Rassurez-vous en vous disant que ce sera un bon moyen d’éviter les bouchons... Et puis, même si l’été, Bordeaux n’est pas aussi animée que le reste de l’année, il y a encore largement de quoi s’occuper. Voici quelques exemples.
Se détendre
Pour prendre une bonne dose de chlorophylle, il y a dix parcs à Bordeaux. Donc largement la place pour se caler sous un arbre avec un bouquin ou faire une grosse sieste. Pour redécouvrir Bordeaux, rien de tel qu’une promenade à pied en ville. Deux petits livres qui proposent des circuits pédestres viennent de sortir. Ils sont en vente dans toutes les bonnes librairies. Pensez aussi aux promenades sur les bords de Garonne à la fraîche.
Sortir et se cultiver
Les musées de Bordeaux restent ouverts cet été. A voir également quelques expos, comme Présence Panchounette à l’espace Saint-Rémi et à Porte 2A jusqu’au 30 août. Pour le reste rendez-vous dans notre double page Festivals (pages 8 et 9).
Faire du sport
Pour sortir du classique footing dans les parcs, Bordeaux met en place du 9 au 24 août le Quai des Sports. Il sera possible de pratiquer tous les jours de 9h à 23h, une vingtaine de sports quai des Chartrons. Au programme : escalade, canoë, gym, boxe, foot, rugby, volley... Renseignements : 05.56.00.06.11.
Se baigner
En dehors des nombreuses piscines de l’agglo, deux plages vous tendent les bras : Bordeaux-Lac et Bègles-Plage (Plaine des sports). Ces deux plages sont surveillées tous les jours de 11h à 19 h. Autre possibilité lorsque l’on a entre 12 et 20 ans : aller à la vraie plage (Lège Cap Ferret, Le Porge, Lacanau, Hostens) pour 2€ avec le Bus-Plage. Les départs de Bordeaux, se font de la place des Quinconces et de la rue Terre de Borde. Renseignements : 05.56.99.57.72.
Faire la fête
Si vous aimez les indémodables, les bals des pompiers des casernes Ornano (Meriadeck) et Benauge (Bastide) sont faits pour vous. Ils auront lieu dimanche à partir de 21 heures. Et si vous n’en avez pas assez, nouveau bal le lendemain quai Richelieu (21h 30) avant le feu d’artifice aux couleurs de Bordeaux 2013 (21h30). Et si vous n’en avez toujours pas assez, rendez-vous quai Louis XVIII les jeudis, vendredis et samedis du 17 juillet au 17 août pour «Dansons sur les quais». Ce sont des initiations aux danses de salon, au rock, aux danses latines de 19h à 20h, suivies d’une soirée dansante (de 20h à minuit).
Occuper les enfants
Essayez Cap Sciences (Hangar 20), ça marche toujours, notamment avec l’expo «Au temps des Mammouths», jusqu’au 24 août. A voir aussi, le Jardin Botanique, ouvert et en accès libre de 11h à 18h. Pour les plus remuants, il reste le parc du Bourgailh à Pessac et plus loin, le Kid Parc et le parc de la Coccinelle à Gujan-Mestras.
Sortir de Bordeaux
Si vraiment vous avez envie de changer d’air sans aller trop loin, c’est le moment d’aller à Blaye, visiter la citadelle, fraîchement classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Profitez-en pour vous balader dans l’estuaire. Pour les amoureux des vieilles pierres, visitez le château de Montesquieu à Labrède ou poussez jusqu’à Saint-Emilion, elle aussi classée Unesco.
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jeudi, 10 juillet 2008
Les assos remettent le couvert cet été
Les assos bordelaises se mobilisent afin d’assurer la continuité de l’aide alimentaire aux plus démunis lors des longs week-end du 14 juillet et du 15 août.
Chaque jour à Bordeaux, de nombreuses personnes démunies frappent aux portes des associations qui distribuent tout au long de l’année des denrées et produits essentiels, afin de pouvoir se nourrir et pourvoir aux besoins de leur famille. Une demande grandissante comme partout ailleurs, compte tenu de la hausse du prix des produits de base (farine, pain, céréales, riz), des produits laitiers et de l’augmentation constante du prix du pétrole. Toutefois, si les associations tournent à plein régime une grande partie de l’année, il s’avère qu’au moment de l’été les bénévoles partent eux aussi en vacances et que l’activité des associations diminue. Aussi, pour ne pas laisser de côté les plus démunis durant cette période estivale et notamment à l’occasion des deux longs week-end fériés, un dispositif d’urgence alimentaire a été mis en place cet été à Bordeaux pour la première fois. «Les organismes m’ont rapporté que durant ces week-end prolongés, plus les jours passaient et plus ils avaient du monde car les gens venaient pour manger. Je me suis alors dit qu’il fallait réagir car il est impensable qu’au 21ème siècle dans une ville comme Bordeaux, des gens aient faim et qu’on ne fasse rien», explique Nicolas Brugère, vice-président de CCAS à l’initiative de l’opération. Ce dispositif coordonné par le CCAS a pour particularité de regrouper l’ensemble des associations et organismes qui oeuvrent dans ce domaine. Le collectif CAUSE (Secours Catholique, Médecins du monde, Diaconat de Bordeaux, Foyer Fraternel et Emmaüs), St-Vincent de Paul/Pain de l’amitié, Solidarité 33, Halte 33, Croix Rouge Française, Banque Alimentaire, Samu Social, Secours populaire, terre Promise et le 115. Ainsi, les différentes associations bordelaises participant à l’opération ont décidé de mutualiser leurs moyens et leurs bénévoles pour apporter une réponse à l’urgence alimentaire lors des week-end du 14 juillet et du 15 août. En effet, sur ces deux périodes et sur trois jours, les 12, 13, 14 juillet et les 15, 16, 17 août, trois sites proposeront midi et soir des plateaux repas et sandwichs aux personnes qui ont l’habitude de fréquenter les sites d’accueil des associations. «Nous tablons environ sur 200 personnes par jour sachant que l’on risque, au fil des jours de recevoir de plus en plus de monde». Une opération rendue possible grâce à la participation de partenaires comme la Caisse d’Epargne Aquitaine-Poitou-Charentes, l’association «Envol» pour la préparation de plateaux repas et les grandes surfaces pour la fourniture de sandwichs via la Banque Alimentaire. «Les personnes qui se rendent régulièrement dans les lieux d’accueil sont invitées dans la mesure du possible à s’inscrire auprès du 115 de manière à pouvoir organiser au mieux les choses». Un bilan étape de l’opération sera réalisé fin juillet et une réunion sera mise en place début septembre afin de réfléchir à un prolongement du dispositif. «Nous mènerons également une réflexion sur le développement de nouvelles actions de mutualisation des associations».
Stella Dubourg
Urgences d’été
la halte de jour d’Emmaüs reste ouverte en juillet et août et le 115, le numéro à composer pour signaler toutes situations de détresse, reste en service. Enfin, pour ceux qui le souhaitent, il est désormais possible de se procurer auprès des assos une carte de Bordeaux indiquant les emplacements des différents points d’eau sur les lieux publics.
07:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : solidarité, Bordeaux
mardi, 08 juillet 2008
Le petit doigt sur la couture du pantalon
Une jeune couturière dirige «A la Culotte de Saumur» un atelier de couture spécialisé dans les tenues militaires
Cela ressemble un peu à un conte de fées. Marie Delannoy originaire d’ Angoulême, débarque à Bordeaux en 2004 avec son CAP tailleur dame en poche, dans l’optique de décrocher un stage. Sa route va croiser celle de Pedro Perez, gérant de la boutique «A la culotte de Saumur», spécialisée dans la couture des tenues et accessoires militaires. Immédiatement, le courant passe entre l’homme et la jeune fille qui devient vite son élève. A la fin d’un second stage, Pedro a transmis à Marie tout son savoir-faire et ses secrets de fabrication. «J’apprécie énormément le côté traditionnel qui m’a été enseigné. L’aspect militaire oblige une exigence toujours à son comble et permet peu d’erreur», explique Marie. Il y a quatre ans, Pedro à l’aube de la retraite, lui annonce qu’il souhaite la voir reprendre sa boutique. «J’avais seulement 23 ans mais j’ai accepté. Autant avouer que ce n’était pas facile de faire sa place. Surtout en tant que femme.» L’établissement existe depuis 1950 et il a vu défiler quatre générations, uniquement composées d’hommes. De plus, la jeune femme a pour tâche de conserver les anciens clients de l’avenue Maréchal Joffre, puisque la boutique a changé de quartier et s’établit désormais rue de Cheverus, à deux pas de Pey Berland. «J’aime ce quartier et j’apprécie énormément la diversité de ma clientèle car elle ne me conforme pas qu’à un seul domaine». Et c’est le moins que l’on puisse dire, car si Marie confectionne énormément de montages de décorations militaires, elle reçoit également des commandes de galonnages d’uniformes mais aussi de restauration et même de confection sur mesure. Elles proviennent pour la plupart de militaires de carrière, de fonctionnaires d’Etat, de civils ou encore d’associations, établis dans toute la France, voire même à l’étranger. Ses rares moments de répit, Marie les passe encore et toujours à coudre, mais cette fois pour sa propre marque «Anna Morvestir». «Mes créations sont des vêtements avec un esprit d’antan, toujours avec cette ligne un peu militaire dans des volumes très maîtrisés. Pour résumer je dirais qu’il s’agit de baroque-chic». Une activité qu’elle souhaiterait à terme, développer davantage. Encore faudra-t-il que ses commandes militaires le lui permettent.
Mathilde Curien
10:17 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Couture, Saumur, Militaire, Culotte, Delannoy, Bordeaux
lundi, 07 juillet 2008
L’asso des riverains veut plus de PV
L’association présidée par Stéphane Pusateri estime que les automobilistes devraient être plus verbalisés
Stéphane Pusateri, le remuant président de l’association des riverains et résidents de Bordeaux, a présenté vendredi un dossier de 14 pages (!) sur la «politique du stationnement à Bordeaux». Le président et son association, qui ont rassemblée des chiffres de 1990 à 2007, estiment que «la police municipale bordelaise est sous-développée en terme d’effectifs». «1,49 euros, c’est la recette quotidienne d’une place de stationnement. Alors que la recette théorique quotidienne est de 18 euros, c’est moins que le tarif d’une heure de stationnement ! Cherchez l’erreur», assène Pusateri qui est convaincu que les agents verbalisateurs, les policiers municipaux et les recettes de stationnement sont insuffisants à Bordeaux. Pour l’association, le nombre des verbalisations est trop faible. «La «productivité» par agent est tombée à 20,05 PV/jour alors qu’elle était de 29,41 en 2002, contre une productivité de 50 à 100 PV par agent/jour à Paris», écrit Stéphane Pusateri dans son dossier.
14:52 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PV, Stationnement, Bordeaux, Pusateri
Bordeaux et Québec : le pacte de la fraternité
Le déplacement de la délégation bordelaise à Québec a permis d’entretenir les liens qui unissent les deux villes jumelles mais aussi de tisser un nouvel accord de coopération pour l’avenir
C’est plutôt à l’aise et décontracté, un peu comme chez lui, qu’Alain Juppé est apparu durant toute la semaine dans le cadre du déplacement d’une délégation bordelaise à Québec pour célébrer les 400 ans de la fondation de la ville. Il faut dire qu’il connaît bien les lieux pour y avoir vécu et enseigné pendant une année. Mais les Québécois le connaissent bien eux aussi, ne manquant pas de le saluer sur son passage. Aussi, ce déplacement qui avait certes un caractère protocolaire, a revêtu un aspect festif et convivial. Il a ainsi pu visiter et profiter de quelques-unes des nombreuses expositions et animations québécoises. Parallèlement, le programme du maire prévoyait plusieurs rencontres avec de hautes personnalités québécoises. En premier lieu avec le maire de Québec, Régis Labeaume, «devenu un ami» selon Alain Juppé depuis sa venue à Bordeaux au printemps dernier. Ce fut pour l’élu bordelais l’occasion de rencontrer à nouveau le 1er ministre du Québec, Jean Charest, dans son bureau à l’hôtel du Parlement. L’élu québécois était venu à Bordeaux en mai dernier pour promouvoir le 400e anniversaire de Québec auprès des Bordelais et saluer le départ du Belem, symbole du départ des pionniers bordelais vers le Québec au 17e siècle. Enfin, Alain Juppé et sa femme ont également pu s’entretenir en privé avec François Delattre, l’ambassadeur de France au Canada et son épouse à l’issue de la réception offerte par le 1er ministre François Fillon. Le maire de Bordeaux s’est en outre vu remettre la médaille du 400e par Jean Leclerc, le président du conseil d’administration de la société du 400e à l’issue de la conférence qu’il a tenue sur «Les défis de la ville durable : l’exemple bordelais». Autre temps fort au programme, l’accueil du Belem, le prestigieux voilier français parti de Bordeaux le 18 mai dernier porteur d’un message d’amitié de la France aux Québécois mais aussi de nombreuses bouteilles de vins de Bordeaux. Alain Juppé a profité de cette cérémonie d’accueil festive en présence des élus québécois et de Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charente où se trouve le lieu de naissance de Samuel de Champlain, le fondateur de Québec, pour souligner «la fraternité entre le Québec et la France». Au terme de ce périple festif et protocolaire, le maire de Bordeaux s’est accordé quelques jour en famille pour rallier Québec à Montréal à vélo, soit près de 300 km en trois jours. A noter qu’Alain Juppé se rendra une nouvelle fois à Québec du 14 au 18 octobre prochain pour participer à la clôture officielle du 400e anniversaire mais aussi pour participer à l’assemblée générale de l’association internationale des maires francophones suivie du sommet des chef d’Etat de la francophonie.
Stella Dubourg
Jumelage : projets
Ce déplacement était également l’occasion de saluer le jumelage qui unit les deux villes, Bordeaux et Québec, depuis 46 ans et qui a donné lieu à de nombreux échanges. Fort du chemin parcouru, un nouveau programme d’action de coopération a été mis en oeuvre entre les deux villes pour 2009-2011. Il enrichit l’action déjà engagée au niveau national et régional et a pour objet de réfléchir aux défis communs. Des échanges d’expériences seront multipliés entre institutionnels et associatifs dans les secteurs administratif, économique (développement du secteur des neurosciences..), culturel (entre le Musée d’Aquitaine et celui de la Civilisation à Québec..), éducatif (entre universités de Bordeaux et de Laval, entre conservatoires de musique..), médical (recherche sur Alzheimer) et de la jeunesse (jobs d’été, stages...).
14:50 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bordeaux, Québec, Jumelage, Anniversaire
vendredi, 04 juillet 2008
Education : L’orientation ça déboussole
Pour limiter le taux d’échec à l’université, les modalités d’orientation à destination des lycéens connaissent de véritables bouleversements. Pas toujours facile de s’y retrouver. Exemple à Bordeaux
Au Centre d’information et d’orientation (CIO) de Bordeaux Nord, une commode de bois aligne une quantité impressionante de tiroirs sur lesquels sont inscrites les différentes filières d’orientation. Preuve, s’il en fallait une, que le choix de sa formation professionnelle peut s’avérer difficile. Pourtant, les inscriptions dans la plupart des établissements d’études supérieures ont lieu en cours d’année de terminale. Il faut donc se renseigner impérativement sur sa future orientation au moins un an avant d’obtenir le bac. Pour aider les lycéens à faire le bon choix et du même coup réduire les statistiques d‘échec en première année d’université, une nouvelle mesure d’orientation dite «active» a été expérimentée cette année. «Cette démarche vivement conseillée, consiste en l’élaboration d’un dossier par l’élève de terminale, comprennant les notes de ses deux dernières années de lycée ainsi que son projet professionel. Le lycéen l’envoie en cours d’année via Internet à l’université dans laquelle il souhaite étudier, pour obtenir un avis préalable sur son choix» explique Christiane Rossignol, conseillère d’orientation-psychologue. «Le taux d’échec en première année était bien souvent lié à la surprise des contenus de chaque filière. Il est important que les futurs étudiants sachent précisément à quoi s’attendre en s’engageant dans une voie professionnelle» poursuit-elle. A l’heure actuelle, 3692 lycéens se sont connectés sur la base Apoflux de l’Université Bordeaux 2 qui coordonne ces dossiers. 3403 d’entre eux ont déposé une ou plusieurs demandes d’orientation en première année. «Les élèves restent libres de choisir leur filière mais ils bénéficient d’un conseil supplémentaire. L’orientation active était nécessaire dans la mesure où elle permet d’orienter efficacement les élèves vers des formations pour lesquelles ils ont des compétences» ajoute William Marois, recteur de l’académie de Bordeaux. Toutefois, l’orientation active, comme toute mesure, connaît des effets pervers : «Seuls les élèves qui font ces démarches, bien souvent ceux qui obtiennent de bons résultats, sont conseillés. Il faut pousser l’initiative plus loin et se demander comment impliquer tous les autres dans cette démarche d’orientation» soulève Mireille Mille, conseillère au CIO. «Mais au delà de toutes ces nouvelles mesures, une chose est sûre, l’orientation connaît actuellement un véritable bouleversement» concluent conjointement les deux conseillères d’orientation, circulaires en main.
Mathilde Curien
07:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fac, orientation, bordeaux, education
jeudi, 03 juillet 2008
Grand-Théâtre : Le foyer attend le printemps
En pleine restauration, le grand foyer ou foyer Gérard Boireau du Grand Théâtre de Bordeaux devrait retrouver tout son lustre d’ici au printemps prochain
Salle annexe située au-dessus du vestibule d’entrée et donnant sur la place de la Comédie, le grand foyer, renommé dernièrement Gérard Boireau, voit se succéder, depuis l’été dernier, des spécialistes de la restauration. Boiseries, plâtres, peintures et dorures sur bois font l’objet de mille attentions et d’un véritable travail chirurgical de leur part. Tous s’emploient à redonner du faste à cette salle de 1800 m2, dégradée par les ans et restée telle que Charles Burguet l’avait conçue entre 1865 et 1870. Seul le plafond, évoquant Apollon entouré des dieux de l’Olympe et de muses et peint par William Bouguereau, avait en effet eu droit à une restauration. De forme ovale, ornée d’encorbellements et de colonnes s’inspirant du style des temples gréco-romains, cette salle à l’acoustique exceptionnelle due à la structure de bois qui l’enveloppe devrait donc après 22 mois de travaux retrouver sa fraîcheur d’origine. Au-delà de la réfection des peintures et des dorures, des travaux d’électricité et de mise aux normes de sécurité viendront en coulisses parfaire et moderniser la salle. Les orifices inesthétiques du chauffage à air pulsé disparaîtront et le plancher du comble, refait, permettra une meilleure isolation. Afin de mener à bien cette restauration chapeautée par le maître d’ouvrage, Michel Goutal, plusieurs partenaires financiers ont dû s’associer pour dégager un budget de 376 000 €. Près de la moitié de cette somme sera fournie par la ville de Bordeaux, 13% par l’Etat et le reste, 150 000 € par la Fondation du Patrimoine qui a signé, le 20 juin dernier, une convention de mécénat avec le groupe Total, investi désormais dans plusieurs projets de restauration du patrimoine français.
Marianne Peyri
07:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Opéra, Théâtre, Restauration, Bordeaux
mercredi, 02 juillet 2008
TnBA : retour vers le futur
Suite de notre tour d'horizon de la programmation 2008/2009 des principales salles de l'agglomération bordelaise avec le TnBA et ses "Futurs proches, passés recomposés"
Les abonnés et les curieux du TnBA se sont massés la semaine dernière dans la grande salle pour découvrir la saison 2008-2009. Une cinquième année orchestrée par le duo Coconier-Pitoiset. Les spectacles de 2008 ont attiré près de 58 500 spectateurs, un score qui hisse l'ancien théâtre du port dans les 5 premiers rangs des centres dramatiques du réseau national. "Nous sommes devenus une grosse boutique", admet Dominique Pitoiset.
• Danse : on savait la structure moins portée sur la chose mais là on frôle carrément la pénurie avec moins de spectacles consacrés à la discipline cette année. Heureusement, le très beau ballet "Amjad" d'Edouard Lock sauve la mise en mars. "Il est de plus en plus ardu de trouver des danseurs qui dansent" ironise Richard Coconier.
• Théâtre : La saison commence avec la dernière création de Blanloeil qui réunit Jean-Luc Terrade et Renaud Cojo avec "Dracula". Plus tard, une flopée de classiques avec Shakespeare, Beckett, Musset, et Tchékov, qui verra la contribution sur scène des élèves de la première promotion de l'Ecole Supérieur de théâtre de Bordeaux Aquitaine. Sans oublier une adaptation moderne des Essais de Montaigne (photo).
• Travaux : La grande salle sera fermée au mois d'avril jusqu'à la rentrée 2009. Les représentations seront dans la plupart des cas rapatriées dans la cour sous chapiteau
• Festival : La rentrée verra le retour de Mira "le sud insolent", florilège de la création contemporaine en provenance des voisins de la péninsule ibérique avec un nouvel invité cette année : la scène argentine, à grande tradition théâtrale. Les spectacles seront suivis tous les soirs d'un cabaret. En revanche, la manifestation "Aquitains contemporains" disparaît. "Ce n'est pas comme ça qu'il fallait prendre les choses, la création n'est pas divisée entre les aquitains et les autres. Il existe plutôt des propositions d'hommes et de femmes", souligne Pitoiset.
• Scène foraine : Les enfants seront à l'honneur. La part belle est faite aux formes foraines puisque le TnBA accueille pour la 4ème reprise un spectacle d'Aurélien Bory (Taoub), mais aussi les fils du cinéaste Forman, les réinventeurs de Gaff aff et en fin de saison un hommage aux clowns d'Auguste.
Carine Caussieu
Abonnements sur www.tnba.org
15:15 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : théâtre, danse, Bordeaux
Bordeaux fête sa ville jumelle
Alain Juppé est à Québec jusqu’à vendredi pour célébrer les 400 ans de la ville canadienne
Hier, à 21h (3h du matin heure française), la délégation bordelaise conduite par Alain Juppé est arrivée à Québec afin de célébrer le 400e anniversaire de la ville jumelée à Bordeaux depuis 46 ans. Après une première mission universitaire, sociale et scientifique en mai dernier, ce nouveau déplacement revêt un caractère plus festif et protocolaire. Ainsi, pour ce premier jour outre atlantique, et après avoir été reçu par le maire de Québec, Régis Labeaume, Alain Juppé assurera une conférence sur un thème qui lui tient à cœur, «Bordeaux et les défis du développement durable». La délégation rencontrera ensuite le premier ministre de Québec avant d’accueillir le «Belem», le navire école français parti de Bordeaux le 18 mai dernier, en présence de Ségolène Royal et de Jean-Pierre Raffarin. L’occasion également de remettre le parchemin bordelais au maire de Québec et les 400 messages des choristes de la capitale girondine adressés à leurs correspondants québécois. En soirée, les élus assisteront à l’extraordinaire spectacle son et lumière du «Moulin à Images» de Robert Lepage consacré à l’histoire de la capitale québécoise. Enfin, demain, journée officielle commémorative et point d’orgue des festivités, l’ensemble de la délégation, élus et membres du conseil municipal des enfants, rendront hommage à l’explorateur Français Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec le 3 juillet 1608.
Stella Dubourg, à Québec
14:37 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bordeaux, Quebec, Jumelage, Anniversaire
Roller Air : éviter la gamelle
Les membres de l’association Roller Air, qui organisent samedi et dimanche un championnat de France de roller street à Bordeaux, ne savent plus à quel saint se vouer. Tout est prêt pour la manifestation sauf... la buvette, leur principale source de revenus. Alors qu’ils veulent l’installer au pied du Skate Park, la CUB, en vertu de la «Charte Corajoud», sorte de code de bonne conduite entre les usagers des quais, s’y oppose et propose que ce «village du championnat» soit dressé sur l’esplanade pavée, un peu plus loin. A la mairie de Bordeaux, on n’a pas d’avis sur la question. «La mairie nous a dit lundi que le plan d’implantation n’était pas un problème», explique Michaël Tirat, salarié de l‘association. Sauf que la municipalité attendra ce matin pour rendre un avis ferme et définitif. «La commission communale des manifestations publiques se réunira demain dans la matinée (ndlr : ce matin) et rendra son avis dans la foulée», assure-t-on à la mairie. Si son «village» n’est pas installé au pied du Skate Park, Roller Air craint avoir des soucis pour boucler son budget de 16 000 €.
14:36 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Roller, Skate, Bordeaux, Quais

