jeudi, 10 juillet 2008

Cinéma : Emphase terminale

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Frédéric Berthe, réalisateur d'"Alive" signe avec "Nos 18 ans" une comédie dans la lignée de "La Boum" sur les amours de lycée et les relations profs-élèves. Avec pour décor Bordeaux et le Bassin.

D'habitude pour réaliser un remake , on laisse passer quelques années. Ce n'est pas le cas de "Nos 18 ans", adaptation de la comédie transalpine "Le Jour d’avant l’examen", révélation des César italiens en 2007. Emmené par des jeunes comédiens et Michel Blanc en prof très vache, la plupart des scènes du film ont été tournées entre Bordeaux et la dune du Pyla. Frédéric Berthe, le cinéaste, nous en dit plus.
Pourquoi avoir repris un film italien si récent?
L'époque (ndlr : 1990), comme le sujet abordé me plaisait beaucoup puisqu'il s'agit de la relation entre jeunes et professeurs. Nous avons tous connu cette période de l'adolescence, qui se passe plus ou moins bien. Celle ou à tort ou à raison, on déteste un prof de maths. On est persuadé d'avoir le monde contre nous alors que le professeur n'est pas là pour envoyer les mômes au casse-pipe. En fait, dans mon cas, c'était juste que j'étais nullissime
Comment avez-vous convaincu Michel Blanc?
Je lui ai tout simplement envoyé le scénario et 48h après il m'a appelé. Il n'avait encore jamais joué le rôle d'un père de famille.
Pourquoi avoir choisi la région bordelaise comme toile de fond?
Le Bordeaux intra muros est peu finalement peu traité même si on est y beaucoup resté. Je connaissais pas Bordeaux avant. Souvent , pour des raisons de budget, les équipes tournent à Paris, mais on se retrouve vite avec les mêmes décors. Ici, il s'agissait de ne pas tomber dans la carte postale bordelaise donc nous avons effectué les premiers repérages l'an dernier.
Peut-on dire qu'il s'agit d'un film autobiographique?
C'est vrai que du scénario original , j'ai pris plein d'éléments de ma vie, les chansons que j'écoutais à l'époque comme Téléphone, The Cure, the Buggles ou la Mano Negra.
Propos recueillis par Carine Caussieu
"Nos 18 ans" avant-première ce soir à 19h30 à l'UGC Ciné cité, sortie mercredi prochain sur les écrans bordelais

mardi, 08 juillet 2008

La Gironde à perte de vue

Jean-Luc Benoît expose jusqu'au 13 septembre ses photographies panoramiques atteignant parfois 12 mètres, au forum de la Fnac de Bordeaux. Un regard sur la Gironde à 360°.

Lorsque l'on essaye de savoir de quelle formation il est issu, on s'aperçoit vite que Jean-Luc Benoît est un photographe bourlingueur en plus d'être touche à tout. Et c'est précisément ces deux traits de caractère qui l'ont amené à produire l'exposition "360°" composée de photographies panoramiques de Bordeaux mais aussi de l'axe Saint Emilion-Arcachon prises au cours des mois de mars à mai derniers. Mais l'amour pour le panorama est venu bien plus tôt. "En 2001, j'étais en reportage en Tunisie et je suis tombé sur un logiciel appelé Stitcher (stitch signifie coudre en anglais) qui permettait d'assembler des photos afin de faire des panoramiques. Il s'agissait alors de la version 1.0 mais immédiatement, je me suis dis qu'il offrait des possibilités énormes." Durant 5 ans, Jean-Luc Benoît s'est exercé et a affiné sa technique conjointement avec l'explosion du numérique et de la haute définition. "Il y a une vraie unité de tirage puisque mon équipe et moi gérons tout du début à la fin. Nous travaillons du côté de Lormont au "Studio Numérique" avec des imprimantes grande largeur qui permettent une qualité incroyable." La cour de l'Hôtel de Ville, le miroir d'eau ou la place de la Comédie, lieux bien connus des bordelais prennent alors une toute autre dimension avec un rendu de lumière exceptionnel. "Ce que je retiens de ces quarante ans de métier, c'est la passion" conclu le photographe.
A découvrir au forum de la Fnac jusqu'au 13 septembre.

Cenon : Plus qu’une pierre à l’édifice

Il y a quelques semaines était posée la première pierre du « Rocher de Palmer ». L’établissement, voué aux cultures du monde serait le premier du genre en France. Ouverture prévue fin 2009

Alors que tous les regards se tournent vers le zénith bordelais, le projet du Rocher de Palmer ne laisse pas de marbre. Le futur Pôle culturel et de spectacles de Cenon de 6700 m2 ouvrira ses portes fin 2009. Il s'agit du premier établissement culturel français entièrement dédié à la thématique des cultures du monde. L’idée naît dans les années 90-95. Mais c’est suite à une étude révélant le déficit en équipement culturel du Grand Projet des Villes de Bassens, Lormont, Floirac et bien sûr Cenon qu’elle aboutit vraiment. "Dans la ville se côtoient plus de 50 nationalités différentes qui sont réellement en attente de quelque chose. Et puis en France, il n’existe pas de lieu pérenne consacré à ces cultures», revendique Jean-Marie Duhard, chef du projet. Imaginé par Bernard Tschumi, le pôle comprendra trois petits rochers rouges (marque de fabrique de l’architecte, également instigateur de la cité de la Villette) : deux salles de spectacles respectivement de 1200 places (debout) et 650, plus un studio pour les résidences. Les trois volumes seront reliés par une galerie de verre. C’est là que seront visibles des expositions traditionnelles ou plus modernes. Billeterie, restaurant et point média seront eux installés dans l’ancien bâtiment du parc Palmer, comme l’obligeait le projet de la commune. «La musique sera prédominante car elle est universelle et nous jouissons de l’expérience du festival des Hauts de Garonne sur la rive droite. Nous aurons par exemple la possibilité d’accueillir des artistes comme Cesaria Evora. Mais la danse et les arts de rue ne seront pas en reste», poursuit l’ancien employé du Ministère de la Culture. La première saison ne sera programmée qu’en fin du dernier trimestre 2008. 35 à 40 spectacles par an sont annoncés sans oublier des tremplins pour les groupes locaux.
Carine Caussieu

lundi, 07 juillet 2008

Le Festival revoit sa copie

A partir de septembre, le cinéma de Bègles, jusqu'ici géré par la société Artec, change de cap. Il sera dédié uniquement au film d'animation et à effets spéciaux. Explications.

"Bien sûr, le pari est risqué mais c'était la seule solution pour refaire vivre le cinéma de quartier. Avec une exploitation classique, le Festival fermait dans deux ans". Fabrice de la Rosa est confiant. Dès septembre, il officiera en tant qu'exploitant du cinéma béglais. Une nouveauté pour le directeur du festival Les Nuits magiques dont le fief est au... Festival. Depuis 18 ans, avec l'association Flipbook, il se consacre corps et âmes au cinéma d'animation. Logique donc de le retrouver à l'initiative d'une programmation 100% animation et effets spéciaux. "Avec deux salles de 300 et 80 places, nous ne pouvons pas proposer tous les films mais ceux qui intègrent des trucages réalisés en image de synthèse et dont l'imaginaire est proche du cinéma d'animation. Harry Potter ou Star Wars, ça passe mais James Bond et ses cascades ou explosions, non !", précise le nouveau gérant. Le projet a séduit la ville de Bègles qui possède les murs et les équipements et sortira 30 000 euros de sa poche. Tous les trois ans un appel d'offres est lancé pour le cinéma, dirigé depuis dix ans la société Artec. Durant cette période, il a perdu près de 15 000 spectateurs. Notamment avec l'arrivée de multiplexes comme le CGR de Villenave d'Ornon ou le Mégarama. Pour pallier cela, Fabrice de la Rosa regorge d'idées. Tous les mois, il organisera, en partenariat avec Arte, une soirée court-métrage et penche également pour une opération basée sur les trésors du cinéma d'animation français dès l'ouverture de la salle. "Cela va partir dans tous les sens", prévient-il. Voilà pour la programmation. L'établissement, rénové il y a bientôt 11 ans, subira également un petit coup de neuf cet été. La décoration intérieure promet d'être plus colorée et sur la façade en verre, un écran de 30m2 projettera une création des studios Black Bunny. Conscient que le démarrage sera difficile, l'association a pour objectif d'égaler la fréquentation actuelle (39 000 entrées à l'année). Le cinéma bénéficie déjà d'un parrain de choix : Michel Ocelot, le papa de Kirikou et Azur et Asmar.
Carine Caussieu

vendredi, 04 juillet 2008

Bègles : Party in the park

La dixième édition de Jours de fête à Mussonville s'ouvre ce soir avec Ridan et Sinsemilia

Dix ans que ça dure. Dix ans que la scène française se met au vert. Dix ans que le parc de Mussonville propose des soirées en plein air sous les arbres avec "Jours de fête".. Cette année, la CREAC de Bègles mise sur des groupes reconnus comme Ridan, qui n'est pas prêt de revoir son petit village. Ou Riké. L'an passé, il avait fait le déplacement, et revient avec son groupe Sinsemilia pour nous souhaiter sans doute tout le bonheur du monde. Ces dix bougies sonnent également le retour du "Sargento" Garcia, flirtant entre cumbia et salsa. Le festival a vu bien d'autres artistes français défiler : Les Ogres de Barback, Miossec, Les Têtes Raides et même, la femme chocolat Olivia Ruiz, en 2006, avant son explosion. Un temps gratuit, le festival s'est vu un peu dépassé par les évènements. Aujourd'hui, il se targue de rester financièrement accessible. Plus confidentielle, Mell inondera le parc de son punk rock alors que la voix rauque de Pigalle prendra ses quartiers avec "Dans la salle du bar tabac". Du côté de la scène locale, les Béglais pourront compter sur PanPan Master, le canard de l'espace, ou les chansons à texte de Gamy. La ville met également un coup de projecteur sur le cabinet du docteur Larsène et son vivier de musiciens, aperçus lors de la dernière fête de la musique. Enfin, "Jours de fête" expérimente cette année les toilettes «écolos» pour le confort du public et le respect de l’environnement. En 2007, plus de 5000 personnes avaient participé à l'aventure.
Carine Caussieu
Ce soir et demain à partir de 18h30 au parc de Mussonville, avenue Labro à Bègles, 8-12€. Gratuit pour les moins de 14 ans.

jeudi, 03 juillet 2008

Le swing de la Fortune

Un peu tombé dans les oubliettes après son éviction de TF1, Christian Morin écume pourtant les clubs de jazz du monde entier. L'ex-speaker sera ce week-end à Monségur avec Robin McKelle. On a vu pire !

Christian Morin has-been pour le PAF ? N'empêche, cet amoureux de Mériadeck, est reconnu par ses pairs pour ses talents de clarinettiste avec son groupe Art Trio. L'ancien étudiant des Beaux-arts de Bordeaux revient non loin de sa ville natale pour sa première prestation à la 19ème édition des 24h du swing de Monségur.
Comment est née votre passion pour la clarinette ?
Mon père voulait absolument que j'apprenne un instrument de musique. Le père d'un copain étant professeur de clarinette, j'ai essayé de copier tout ce qu'il faisait. Petit à petit, nous avons constitué un quartet de jazz et appris sur le tas. La preuve, j'ai même reçu des pommes de terre dans la figure lors du bal de la Croix Rouge à Coutras ! Plus tard, nous avons pu créer le festival de jazz d'Andernos. À l'époque où le racisme persistait en Amérique, les musiciens noirs y étaient très bien accueillis. Ils nous ont enseigné la base.
Pourquoi avoir choisi de rendre hommage à Claude Luter ?

Claude Luter, c'est l'idole de mon adolescence. On peut dire que j'ai volé toutes ses mimiques. Et puis, je l'ai rencontré et j'ai beaucoup joué avec lui. Je l'ai même fait venir pour inaugurer un club de jazz. Lui rendre hommage près de Bordeaux me touche. Selon moi, ce musicien se situait au même niveau que Boris Vian, Sartre, Truffaut dans la mesure où il incarnait la renaissance d'après-guerre. La télévision n'a pas assez évoqué sa disparition. Comme j'étais sur scène au moment de ses obsèques, jouer samedi sera un moyen pour moi d'être à ses côtés.
Aujourd'hui quel est votre regard sur la nouvelle formule de "la Roue de la Fortune" ?
Dès la première vision de ce concept américain, j'ai compris que les vedettes de l'émission ce sont la mécanique du jeu et les candidats. Christophe Dechavanne se débrouille bien dans sa catégorie. Le bruit de la roue n'a pas changé. Après, le chien et la poupée ne sont pas forcément indispensables.
Propos recueillis par Carine Caussieu
24h du Swing dès demain à Monségur avec Robin McKelle,
10-30€. Résa : 05.56.61.89.40

mercredi, 02 juillet 2008

TnBA : retour vers le futur

Suite de notre tour d'horizon de la programmation 2008/2009 des principales salles de l'agglomération bordelaise avec le TnBA et ses "Futurs proches, passés recomposés"

Les abonnés et les curieux du TnBA se sont massés la semaine dernière dans la grande salle pour découvrir la saison 2008-2009. Une cinquième année orchestrée par le duo Coconier-Pitoiset. Les spectacles de 2008 ont attiré près de 58 500 spectateurs, un score qui hisse l'ancien théâtre du port dans les 5 premiers rangs des centres dramatiques du réseau national. "Nous sommes devenus une grosse boutique", admet Dominique Pitoiset.
• Danse : on savait la structure moins portée sur la chose mais là on frôle carrément la pénurie avec moins de spectacles consacrés à la discipline cette année. Heureusement, le très beau ballet "Amjad" d'Edouard Lock sauve la mise en mars. "Il est de plus en plus ardu de trouver des danseurs qui dansent" ironise Richard Coconier.
• Théâtre : La saison commence avec la dernière création de Blanloeil qui réunit Jean-Luc Terrade et Renaud Cojo avec "Dracula". Plus tard, une flopée de classiques avec Shakespeare, Beckett, Musset, et Tchékov, qui verra la contribution sur scène des élèves de la première promotion de l'Ecole Supérieur de théâtre de Bordeaux Aquitaine. Sans oublier une adaptation moderne des Essais de Montaigne (photo).
• Travaux : La grande salle sera fermée au mois d'avril jusqu'à la rentrée 2009. Les représentations seront dans la plupart des cas rapatriées dans la cour sous chapiteau
• Festival : La rentrée verra le retour de Mira "le sud insolent", florilège de la création contemporaine en provenance des voisins de la péninsule ibérique avec un nouvel invité cette année : la scène argentine, à grande tradition théâtrale. Les spectacles seront suivis tous les soirs d'un cabaret. En revanche, la manifestation "Aquitains contemporains" disparaît. "Ce n'est pas comme ça qu'il fallait prendre les choses, la création n'est pas divisée entre les aquitains et les autres. Il existe plutôt des propositions d'hommes et de femmes", souligne Pitoiset.
• Scène foraine : Les enfants seront à l'honneur. La part belle est faite aux formes foraines puisque le TnBA accueille pour la 4ème reprise un spectacle d'Aurélien Bory (Taoub), mais aussi les fils du cinéaste Forman, les réinventeurs de Gaff aff et en fin de saison un hommage aux clowns d'Auguste.
Carine Caussieu
Abonnements sur www.tnba.org

mardi, 01 juillet 2008

Grand Parc : Monstres et compagnies

Parade, fanfare, théâtre... C'est demain que débute la sixième édition de Grand Parc en fête, toujours en plein air. Cinq jours dédiés aux scènes foraines, miroirs de notre société


Après les comédiens et musiciens basques du Petit théâtre de pain l'an passé, la sixième édition de Grand-Parc en Fête réaffirme son label de scène foraine. Avec le théâtre de place publique, de foire, de rue, cette manifestation, portée par de nombreux acteurs du quartier, a su développer au fil des ans sa caractéristique de théâtre populaire et citoyen grâce au concours de l'association Migrations culturelles Aquitaine Afriques. Cette année, elle accueille notamment Viva la Commedia ! et son « Illusion comique ». Masques et pantomime illumineront le parc Rivière jeudi, vendredi et samedi. Plus cruels, les faiseurs de monstres de la compagnie belge Arsenic se produiront demain soir au centre social et culturel. Quand au conteur farceur Saïdou Abatcha, il sillonnera les quartiers du 3 au 5 juillet pour des dialogues nomades. "Les anciens du Grand Parc aimaient accueillir les forains. Le théâtre de tréteau est un théâtre populaire ou les personnages sont des caricatures de notre société. Théâtre d'allusion et d'illusion, tout ce qui est montré est faux donc cela incite à réfléchir à deux fois à ce que l'on nous propose dans toutes sortes de lucarne", livre Guy Lenoir, directeur de MC2a. Hormis le théâtre, la fête se clôturera en musique, avec un bal mené par Uzeste Musical. CC
Grande parade dès demain soir à 19h sur le parvis du centre d'animation du Grand Parc, entrée libre. Renseignements auprès de MC2a au 05.56.51.00.78

Habitants acteurs

Du 1er au 5 Juillet : ateliers de fabrication de masques, costumes et théâtre animés par la Compagnie L’illusion comique.
- Samedi 5 juillet à 21h30 au Parc Rivière : spectacle de Commedia dell’arte avec les habitants ayant participé aux ateliers.

lundi, 30 juin 2008

Rhythm is Jones

Après cinq ans d'absence, Keziah Jones est en tournée cet été pour présenter son nouvel album qui sortira en septembre. Bordeaux7 a rencontré le Black Orpheus avant son concert. Extraits

De passage en France peu avant la sortie de son cinquième album "Nigerian Wood', le dandy Keziah Jones a enflammé jeudi soir la scène du CAT une heure durant. Un show très chaud compilant ses tubes "Beautiful Emilie", "Rhythm is love", une reprise d'Hendrix et des nouvelles chansons. Court mais bon.
Parlez-nous de votre nouvel album "Nigerian Wood"...
Ce disque sera plus mélodique, plus soul et volontairement plus accessible au grand public. Comme j'ai déménagé à New York il y a quatre ans. Selon moi, il existe un mouvement international de la musique noire et Brooklyn en est le centre. J'ai donc fait appel aux producteurs de John Legend, Al Green ou Alicia Keys, ce qui donne un son plus américain, plus R&B à l'image du premier single "My Kinda girl" qui vient de sortir. Quand aux textes, ils évoquent les relations humaines et le Nigeria, les différences et les ressemblances entre l'Occident et l'Afrique. Mais il est moins politique qu'"African Spacecraft". J'ai réalisé que la politique ne changeait pas les consciences, la spiritualité si, à travers la musique.
Y aura-t-il des featurings ?
Non, je n'en fais jamais sur mes disques. Cela ne m'empêche pas d'apprécier des artistes comme Gnarls Barkley, Santagold, Patrice, Asa ou Nneka. Mon influence principale reste toujours Fela Kuti. Il est mort il y a dix ans mais son esprit est toujours là. Je crois en sa philosophie. En tant que nigérian, je suis de la génération post-Fela.
Pensez-vous que le blufunk, dont vous êtes l'initiateur, est encore vivant ?
Le bluefunk est une attitude, une technique de guitare. Personnellement, je suis toujours le même.
Pourquoi exhibez-vous toujours votre torse sur scène ?
Je n'ai pas d'explication particulière. Disons que je suis plutôt sexy, alors pourquoi pas ? Iggy Pop passe bien son temps à moitié nu !
Propos recueillis par Carine Caussieu
"Nigerian wood", sortie le 1er septembre

vendredi, 27 juin 2008

Coup de projo sur les arts de rue

Le Taillan-Medoc._ 9 compagnies, 12 représentations... La première édition du festival plein F'art se déroule ce week-end au Taillan-Médoc. Théâtre de rue, théâtre musical, jonglerie, clownerie et concerts seront au programme avec notamment la compagnie Bougrelas qui a officié récemment aux rencontres théâtrales d'Eysines. Elle présentera sa fédération française de théâtre sportif, un regard critique et décalé sur le sport. Né de la volonté de la municipalité d’associer les « Scènes d’été en Gironde » et les « concerts jeunes », le festival permettra aussi de croiser la troupe "La lessiveuse", formée au cirque éclair et son cabaret d'antan. Rock et chanson française seront aussi de la partie avec "Les oiseaux de passage" ou "Le Samouss". Toutes ces propositions sont libres d'accès. L’ensemble du Festival se déroulera dès ce soir 20h dans le Parc du Vivier.

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