vendredi, 12 décembre 2008
Victime d’un mauvais aiguillage

Nouveau coup de théâtre hier dans la délégation de service public des transports de la Cub. Une décision de justice remet en question la procédure et oblige la Cub à tout reprendre à zéro
La nouvelle a fait l’effet d’une bombe hier. Alors que l’on croyait le feuilleton terminé, la délégation de service public des transports, confiée par la Cub à l’opérateur Keolis à compter du 1er janvier 2009 pour 5 ans, vient de connaître un nouveau rebondissement. Alors que l’équipe Keolis a déjà été reçue dans 13 mairies sur 27 pour présenter son offre et qu’elle vient tout juste de présenter son calendrier relatif à la mise en place du nouveau réseau Tbc au 1er septembre 2009, une décision de justice vient de tout remettre en question.
Hier, le recours engagé par la Deutsche Bahn, la compagnie de chemins de fer allemande, a été jugé recevable par le tribunal administratif, également saisi par Véolia Transport. Une décision de justice qui a pour conséquence immédiate d’annuler la délégation. Dans sa requête portant sur la procédure, la Deutsche Bahn estimait que le processus d’appel d’offres pour les transports publics de Bordeaux, auquel elle aurait voulu participer, avait «manqué totalement de transparence». Dans la ligne de mire, la publicité effectuée par la Cub autour de l’appel à candidatures. Seules trois annonces ont été publiées par la Cub, une au niveau local et deux autres dans des médias spécialisés franco-français. Et c’est bien là que le bât blesse puisque la loi impose aux collectivités de publier une annonce au niveau européen (lire ci-contre) afin que des candidats étrangers puissent répondre à l’appel d’offres. De son côté, Véolia Transport Bordeaux, le délégataire chargé des transports sur la Cub jusqu’au 31 décembre 2008, prend acte de la décision de justice et se refuse à tout commentaire si ce n’est «qu’il continuera à assurer le service public». Toujours est-il qu’un avenant au contrat devra être signé rapidement afin que Véolia puisse continuer à gérer le réseau pendant au moins un an. C’est en effet le délai nécessaire à la mise en place d’une nouvelle procédure.
Stella Dubourg
09:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tramway, bordeaux, keolis, veolia, cub
« Le disque n'est pas mort »

Les Rencontres Professionnelles Nationale des Labels Indépendants se tiennent jusqu'à ce soir au Musée d'Aquitaine. Philippe Couderc, président de la Feppia, qui organise l'évènement nous en dit plus
Directeur de Vicious Circle, Philippe Couderc est aussi à la tête de la Feppia, la Fédération des Editeurs et Producteurs Phonographiques Indépendants d'Aquitaine qui regroupe 22 labels. Ces rencontres constituent sa plus grosse réalisation depuis sa création l'an passé.
Pourquoi initier ces rencontres professionnelles ?
Il s'agit avant tout de mettre en lumière les problématiques liées à notre métier car nous sommes touchés de plein fouet par la crise du disque. Le métier de producteur souffre d'une mauvaise image alors que nous faisons complètement partie de la filière musicale. Certes, nous sommes situés au bout de la chaîne, mais nous aidons à développer les artistes sur le plan national. Des milliers de musiciens sortent des disques grâce à des structures comme nous. Et puis aujourd'hui, la musique est dévalorisée avec le téléchargement illégal. Il n'y a aucune raison que la musique soit gratuite. Elle représente un investissement autant pour la production que pour l'artiste.
Sauf que le disque laser est promu à une disparition imminente...
Justement, nous essayons de nous battre contre ces idées reçues car le CD n'est pas mort ! Les chiffres officiels parlent d'eux-mêmes : le disque physique équivaut encore à 90% des ventes du secteur en 2008. A force d'entendre ça, les magasins spécialisés réduisent leur offre. Et puis le débat sur le téléchargement a occulté le fait que le CD reste une oeuvre artistique avec un son meilleur que sur fichier.
Dans quel but la Feppia s'installe jusqu'au 20 à l'OARA ?
A priori, le lieu n'est pas spécifiquement ouvert aux musiques actuelles. Cela nous permet de montrer que nous faisons partie du paysage culturel bordelais. Et surtout de croiser des publics différents. Propos recueillis par CC. Suite des rencontres aujourd'hui au Musée d'Aquitaine et marchés de noël des labels demain et le 20 décembre de 11h à 19h à l'OARA.
09:21 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bordeaux, disque, vicious circle
Blanc : «on manque de talent»

Deux jours après l’élimination en Ligue des champions, Laurent Blanc, entraîneur des Girondins de Bordeaux, estime que son club est trop juste pour postuler au Top 16 européen.
Qu’est-ce qui vous a manqué dans cette Ligue des champions ?
Il nous manque des joueurs de talent. On a joué avec nos armes. On n’a pas le sentiment d’avoir fait un match exécrable à Rome. Il fallait simplement être meilleurs. Nos lacunes individuelles font que les masques tombent dans cette compétition. Ce que je dis ne fait pas plaisir à tout le monde mais c’est un moyen de progresser. J’ai dû certainement commettre des erreurs et je ne veux pas enfoncer les joueurs. Mais il n’y a pas que des raisons sportives.
S’agit-il aussi d’un manque de moyens ?
Je n’ai pas attendu aujourd’hui pour voir qu’on n’a pas assez de moyens. Ce n’est pas un discours pessimiste mais réaliste. Je ne me retranche pas derrière ça. Je m’aperçois juste que tous les grands clubs d’Europe ont des budgets supérieurs à 100 M€.
Avez-vous lancé une réflexion pour le mercato ?
Nous avons fait une analyse sur notre effectif actuel depuis pas mal de temps pour voir quels joueurs pourraient nous quitter cet hiver. Je me laisse le droit de demander des renforts à mes dirigeants.
Est-ce qu’un départ de Fernando Cavenaghi est envisageable ?
Non, car je n’ai pas envie de perdre des joueurs majeurs. Mais l’entraîneur ne maîtrise pas tout...
Propos recueillis par Guillaume Balout
09:11 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : football, bordeaux, girondins, blanc
jeudi, 11 décembre 2008
La Lyonnaise des Eaux veut aboutir à un nouvel accord Cub
La lyonnaise des Eaux a annoncé hier qu’elle ne partageait pas les conclusions du rapporteur de la commission de conciliation concernant la révision du contrat d’assainissement de la CUB. Dans son rapport, la commission chargée de plancher sur la révision des clauses financières du contrat a conclu qu’il fallait que le délégataire fournisse un effort financier de 46 M€. Selon elle, le niveau des recettes ne permet pas d’assurer un service de qualité. «Un service public d’assainissement de qualité doit disposer des moyens nécessaires pour couvrir l’ensemble des investissements, les dépenses d’exploitation et de maintenance du service ainsi que celles liées à la rémunération du personnel». Aussi, la Lyonnaise qui a pris acte du projet de délibération de la Cub, veut aboutir à un accord le plus rapidement possible. «Les révisions tarifaires demandées contraindront l’entreprise à réduire ses coûts de fonctionnement», précise le délégataire qui souhaite construire au plus vite de nouvelles relations partenariales avec la Cub.
09:34 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eua, cub, assainissement, prix, tarifs
Les réductions entrent en scène
Pour terminer notre triptyque sur les politiques tarifaires, petit détour par le spectacle vivant. Associations et "grosses" structures culturelles redoublent d'efforts dans ce domaine
Qui a dit que le théâtre était profondément élitiste ? Pour lutter contre cette idée reçue, l'association Asais qui rassemble du personnel soignant hospitalier, a investi la salle Artisse à Saint-Pierre depuis maintenant 14 ans. "On fait payer une somme symbolique car mine de rien, un travail ça se rémunère", note Dominique, une des membres permanente. Soit 0 à 7 euros. "La réinsertion passe aussi par la culture. Passer sur scène constitue à ce stade une renaissance. On se montre alors tel qu'on est, reconnaît volontiers Samuel, un des membres. En dix ans, nous sommes passés d'une programmation sporadique à des pièces moins polies, moins politiquement correctes". Ainsi, de septembre à juillet ateliers et spectacles de théâtre se succèdent rue Ausone. La jauge ne dépassant pas 49 personnes, surveillez les jeudis soirs, l'entrée est souvent gratuite à l'image des défis théâtre ou tout le monde peut participer. Hasard ou coïncidence, le Carré des Jalles de Saint-Médard, axé plutôt sur les pièces multimédia semble également avoir devancé la baisse du pouvoir d'achat. Cette saison, la structure favorise la sortie aux spectacles entre amis ou en famille : il suffit en s'abonnant (minimum 4 spectacles) de motiver 2 autres personnes et cela donne accès à tous au tarif réduit, soit un prix allant de 6 € à 10 €, suivant les spectacles retenus, au lieu de 8 à 25 € en location... De plus, le "parrain" bénéficie de 2 invitations sur leurs coproductions. 8€, c'est aussi le prix réservé contre la souscription d'un abonnement jeune (-26 ans) au TnBA. Et celui proposé par l'Opéra de Bordeaux pour tout achat au plus tôt 48h avant la date de représentation. Enfin, le Pin Galant, à Mérignac depuis sa collaboration en 2004 avec l'Entrepôt, aligne ses réductions sur celles de la salle du Haillan. A cet effet, un quota d'une cinquantaine de places à 8 € est attribuée pour certains spectacles aux étudiants de -26 ans et aux jeunes de moins de 18 ans. Inutile de dire que cela part très vite. Comme les chocolats...
Carine Caussieu
Réservations au 05 56 69 12 35
09:33 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, prix, théâtre, bordeaux
Hockey : Ils veulent compter

Les Boxers de Bordeaux achèvent samedi la phase aller de la Division 1 par un déplacement de haut de tableau chez les Drakkars de Caen. Soit le troisième qui se rend chez le deuxième et l’occasion pour les Girondins de montrer qu’ils ont le niveau des affiches de l’antichambre de l’élite. Il y a deux semaines, ils s’étaient en effet sévèrement inclinés contre les Rapaces de Gap (1-5), les leaders et prétendants à la montée, leur deuxième de la saison après celle contre les Jokers de Cergy-Pontoise (3-7). «On ne peut être que satisfaits de notre début de championnat», estime toutefois Michel Cotnoir, le président du club bordelais qui préfère mettre en relief sa situation au classement par rapport aux huit rencontres sur douze disputées à l’extérieur. Car les Boxers restent en proie à des contraintes récurrentes : le budget et les concerts organisés à la patinoire de Mériadeck. Le premier est «suffisant pour la D1, peut-être pas pour la Ligue Magnus», les autres pèsent sur la logistique et perturbent le calendrier des entraînements et des matches. Deux sujets que le dirigeant compte bien aborder jeudi prochain lors du colloque sur le sport organisé par la mairie de Bordeaux. «On est toujours dans l’expectative. Nous espérons que les intervenants de la mairie ne soient pas langues de bois et fassent connaître leur position sur leur engagement. Aujourd’hui, nous ne sommes pas une priorité puisqu’on passe derrière les concerts. Nous voulons simplement être considérés au même titre que le football ou le rugby.»
Guillaume Balout
09:31 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hockey, bordeaux, boxers
mercredi, 10 décembre 2008
La Cub en reprend une petite goutte

46 M€ économisés grâce à la renégociation du contrat avec la Lyonnaise des Eaux
La Cub vient de récupérer 46 millions d’euros au profit des usagers dans le cadre du contrat qui la lie à la Lyonnaise des Eaux pour l’assainissement. Et vous ? Quoi qu’il arrive, vous n’aurez pas de quoi changer votre robinetterie pour du plaqué or... Mais si vous voulez vraiment le savoir, prenez votre facture d’eau. Ensuite, repérez la ligne «Part perçue par la Lyonnaise des Eaux» dans la partie «Assainissement collectif des eaux usées». Là, appliquez -11% au prix de l’eau au mètre cube. Vous obtiendrez, grosso modo, le montant de la ristourne qui pourrait s’appliquer à votre facture au 1er janvier prochain. Le conditionnel reste de rigueur, parce que dans cette affaire complexe qui a duré des mois et donné lieu à «des négociations courtoises, mais rudes» (dixit Vincent Feltesse, le président de la Cub), il faut encore que la Lyonnaise accepte cette nouvelle donne, issue d’une concertation de conciliation. Une concertation qui n’a pas été simple. Elle rassemblait trois experts (un représentant de la Cub, un représentant de la Lyonnaise et un expert indépendant) qui ont conclu après trois mois de travaux, que la Lyonnaise devait baisser sa facture d’assainissement de 46 M€ sur les quatre années à venir. «On a le sentiment que la commission a fait sien le raisonnement de la Cub», a expliqué hier Vincent Feltesse. Comprenez qu’elle a conclu, comme la Cub, que la Lyonnaise gagnait probablement un peu plus d’argent qu’elle ne devait en gagner dans cette délégation de service public (DSP). Ce qui n’a pas empêché la Lyonnaise de défendre ses intérêts. D’autant que ce n’est pas la première fois que la Cub lui fait le coup du «surprofit». On se souvient en effet qu’une première négociation entre les deux parties, celle-ci, portant sur l’eau (et non pas sur l’assainissement), avait abouti à une renégociation de la DSP. Et surtout à une économie de pas moins de 230 M€ pour la Communauté urbaine. Les usagers de la Cub ne s’en plaindront donc pas. Surtout lorsque l’on sait qu’avec un total de 3,39 €/m3, le prix de l’eau sur la Cub se situe au-dessus de la moyenne nationale (3,01 €/m3 selon l’enquête 2007 de l’Institut français de l’environnement).
Sébastien Marraud
09:50 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cub, lyonnaise, eau
La Bourse suit son cours

Après une première phase de travaux début 2000, le chantier de rénovation de la Bourse du Travail reprendra le mois prochain. Les 3e et 4e étages du bâtiment historique sont concernés
C’était il y a plus d’un mois. Un luminaire du hall de la Bourse du Travail s’effondrait à quelques mètres des syndicats. François Papiau, l’administrateur CGT du lieu, s’en souvient encore. Pourtant, l’accueil du bâtiment n’est pas prêt de subir un lifting bien qu’il y ait «foule tous les après-midis». On y vient pour régler les conflits d’employeurs ou de licenciements abusifs, par exemple. Dès janvier, une nouvelle phase de travaux, votée au conseil municipal de septembre visera le réaménagement du 4e étage auparavant dédié aux bureaux et l’installation d’un ascenseur pour handicapés. Une deuxième étape se déroulera en avril pour la remise en état du 3e, touché par les dégâts des eaux des précédents travaux du 4e. A l’époque, le béton avait été démoli puis reconstitué. En parallèle, tous les niveaux seront percés pour la construction d’un escalier. En outre, une cafétéria sera installée. L’ouvrage, confié à deux architectes, est estimé à près de 2 millions d’euros avec une issue prévue à la fin 2009. En attendant, l’ensemble des réunions qui y sont organisées devront être hébergées ailleurs. Ces deux étages constituent en effet le poumon du lieu affecté à la CGT depuis 1938. «Les confédérations les plus importantes comme l’union départementale du syndicat ont déjà rejoint Caudéran», déplore François Papiau. Mais le dossier le plus épineux viendra plus tard avec la rénovation de la salle de spectacle Ambroise-Croizat, située au 1er étage, actuellement colonisée par les Algeco. «Nous sommes ouverts à toute proposition pour animer le lieu. Même si nous ne voulons pas en faire une salle municipale banalisée. La scène est petite, adaptée pour de la musique de chambre ou du théâtre, pas pour un groupe de rock !», estime celui qui donne raison à Alain Juppé pour ce qui est de la chronologie des travaux. D’ici 2015, la salle devrait retrouver ses lettres de noblesse. Pour l’heure, «la priorité est d’abord de protéger les façades par tranches successives car elles sont classées au patrimoine historique» comme l’indique Dominique Ducassou, ajoint au maire chargé de la protection du patrimoine. Il s’agira de la partie la plus coûteuse d’une entreprise monumentale.
Carine Caussieu
09:49 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bordeaux, patrimoine, bourse du travail, cgt
Se payer une toile pour peu

Suite de notre série culture consacrée aux petits budgets avec cette fois un panorama des musées, galeries et expositions à moindre coût. Là encore, la liste est non exhaustive...
Si vous êtes amateurs d'art contemporain ou classique, Bordeaux et ses alentours sont loin d'être les pires destinations. De fait, depuis le 1er décembre 2005, une nouvelle tarification des expositions est appliquée avec augmentation de la fréquentation à la clé. L'accès aux collections permanentes des 7 musées de la ville demeure gratuit pour tous et tous les jours. La visite des expositions temporaires reste elle payante mais loin d'être excessive puisqu'elle s'élève à 5 € maximum. Moins institutionnelles, les dizaines de galeries qui pullulent dans le centre s'avèrent aussi en accès libre. Admirer des oeuvres est une chose, repartir avec une toile chez soi, une autre. C'est ce que propose l'artothèque de Pessac. Du moins pour un certain temps, contre une adhésion annuelle de 45 € puis 10 € par création empruntée. Née il y a cinq ans, la structure, unique dans la région, fonctionne à l'image d'une bibliothèque. Gérée par l'association des arts au mur, elle permet au public d'emporter une des 460 oeuvres d'art contemporain de la collection (photos, dessins, collages.. .) depuis les quarante dernières années jusqu’à la création la plus actuelle... "Nous bénéficions de 150 adhérents avec une croissance de 20% depuis deux ans", soulève Corinne Veyssière, administratrice du lieu. Une initiation à la culture qui peut aussi se transformer en idée cadeau pour les fêtes.
Carine Caussieu
Artothèque de Pessac, 16 bis, avenue Jean Jaurès. Entrée libre du mardi au samedi de 14h à 18h. Renseignements : 05 56 46 38 41. Autoportrait dans la nature, une exposition de Laurent Le Deunff jusqu'au 8 janvier.
09:47 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sortir, bordeaux
Dans la gueule de la Louve

AS ROME 2
BORDEAUX 0
Au stade Olimpico (Rome)
Temps : frais
Terrain : bon
Spectateurs : 35 000
Arbitre : Herbert Fandel (ALL)
BUTS
AS Rome : Brighi (61e), Totti (79e)
ÉQUIPES
AS Rome : Doni - Panucci, Mexès, Juan, Riise - Perrotta (Pizzaro, 89e), De Rossi, Brighi - Baptista, Ménez (Cicinho, 80e) - Totti (cap) (Vucinic, 88e)
Bordeaux : Ramé (cap) - Chalmé, Planus, Diawara, Jurietti - Fernando, Diarra - Gouffran (Cavenaghi, 58e), Gourcuff, Wendel (Jussiê, 69e) - Chamakh (Bellion, 69e)
AVERTISSEMENTS
AS Rome : Brighi (37e)
Bordeaux : Chalmé (25e), Jurietti (54e), Diawara (72e)
C’était la première et dernière fois de la saison que les Girondins de Bordeaux découvraient hier le stade Olimpico de Rome. Ils ont en effet laissé échapper, dans l’enceinte qui accueillera en mai la finale de la compétition, leur qualification pour les 8e de finale. Dépassés par une Roma impériale, ils n’ont jamais été en mesure de remporter la rencontre, seule condition pour éviter d’être reversés en 16e de finale de la coupe de l’UEFA en février. Comme il y a deux saisons, ils devront pourtant y affronter une équipe qui aura terminé deuxième de son groupe de la phase de poules de cette épreuve dont le tirage au sort sera effectué le vendredi 19 décembre à Nyons.
Le scénario
On disait la Roma en amélioration constante depuis quelques semaines, il n’y a qu’à voir la différence de niveau avec celle qui s’est présentée au stade Chaban-Delmas il y a deux mois. En s’adossant à une défense solide, servie par un système en 4-3-2-1 rigoureusement appliqué, l’équipe italienne déstabilise l’organisation adverse, fébrile. Baptista se charge d’inquiéter directement Ramé qui doit se détendre sur un tir à ras de terre (3e) et se réjouir de ceux qui volent juste au-dessus de sa transversale (8e, 18e). Pas aussi inhibés qu’à Chelsea, les Bordelais sont toutefois neutralisés, piégés dans une impasse tactique. Par dépit, ils se résignent à des frappes de loin. Mais ni Fernando (2e, 31e), ni Wendel (34e) ne sont précis. Les Romains ne leur concèdent que des corners, à peine quelques coups francs. Sur l’un d’eux, Doni relâche le ballon dans les pieds de Chamakh dont le centre est mal exploité par Gourcuff (39e). Ce dernier n’aura pas plus de réussite en prenant sa chance dans la brève période de domination du club au scapulaire (53e), tout comme Chamakh un peu plus tôt (52e). A 2-0, la Louve se montre plus généreuse, pas assez cependant pour relever la motivation des Marine et Blanc. Profitant d’un contre favorable, Bellion rate ainsi un face-à-face avec Doni (83e) quand Jussiê (84e) et Cavenaghi (91e) s’essaient à des tirs hasardeux de loin.
Les buts
1-0, 61e. Lancé sur le côté droit par Baptista, Perrotta déborde et centre en retrait à ras de terre pour Brighi. Laissé seul, ce dernier a le temps de contrôler pour battre Ramé à bout portant.
2-0, 79e. Dans l’axe, Ménez alerte Totti entre Chalmé et Diawara. La reprise croisée du capitaine romain, à l’entrée de la surface de réparation, trompe Ramé.
Le zoom
Cette défaite confirme une tendance qui survivra à l’année 2008 : Bordeaux n’a battu aucune équipe de référence depuis le début de la saison, à savoir les deux clubs de son groupe en Ligue des champions qualifiés pour les 8e de finale, mais également aucune des trois formations classées devant lui en championnat, ni même les deux qui suivent...
09:45 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : football, bordeaux, girondins, gourcuff, rome, roma














