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vendredi, 11 juillet 2008

Ne pas se trouver dépourvu, une fois l’été venu

Se détendre, se cultiver, faire du sport, faire la fête... C’est possible l’été à Bordeaux. Voici quelques idées pour passer ses vacances en ville

Vous restez à Bordeaux pendant les vacances ? Rassurez-vous en vous disant que ce sera un bon moyen d’éviter les bouchons... Et puis, même si l’été, Bordeaux n’est pas aussi animée que le reste de l’année, il y a encore largement de quoi s’occuper. Voici quelques exemples.
Se détendre
Pour prendre une bonne dose de chlorophylle, il y a dix parcs à Bordeaux. Donc largement la place pour se caler sous un arbre avec un bouquin ou faire une grosse sieste. Pour redécouvrir Bordeaux, rien de tel qu’une promenade à pied en ville. Deux petits livres qui proposent des circuits pédestres viennent de sortir. Ils sont en vente dans toutes les bonnes librairies. Pensez aussi aux promenades sur les bords de Garonne à la fraîche.
Sortir et se cultiver
Les musées de Bordeaux restent ouverts cet été. A voir également quelques expos, comme Présence Panchounette à l’espace Saint-Rémi et à Porte 2A jusqu’au 30 août. Pour le reste rendez-vous dans notre double page Festivals (pages 8 et 9).
Faire du sport
Pour sortir du classique footing dans les parcs, Bordeaux met en place du 9 au 24 août le Quai des Sports. Il sera possible de pratiquer tous les jours de 9h à 23h, une vingtaine de sports quai des Chartrons. Au programme : escalade, canoë, gym, boxe, foot, rugby, volley... Renseignements : 05.56.00.06.11.
Se baigner
En dehors des nombreuses piscines de l’agglo, deux plages vous tendent les bras : Bordeaux-Lac et Bègles-Plage (Plaine des sports). Ces deux plages sont surveillées tous les jours de 11h à 19 h. Autre possibilité lorsque l’on a entre 12 et 20 ans : aller à la vraie plage (Lège Cap Ferret, Le Porge, Lacanau, Hostens) pour 2€ avec le Bus-Plage. Les départs de Bordeaux, se font de la place des Quinconces et de la rue Terre de Borde. Renseignements : 05.56.99.57.72.
Faire la fête
Si vous aimez les indémodables, les bals des pompiers des casernes Ornano (Meriadeck) et Benauge (Bastide) sont faits pour vous. Ils auront lieu dimanche à partir de 21 heures. Et si vous n’en avez pas assez, nouveau bal le lendemain quai Richelieu (21h 30) avant le feu d’artifice aux couleurs de Bordeaux 2013 (21h30). Et si vous n’en avez toujours pas assez, rendez-vous quai Louis XVIII les jeudis, vendredis et samedis du 17 juillet au 17 août pour «Dansons sur les quais». Ce sont des initiations aux danses de salon, au rock, aux danses latines de 19h à 20h, suivies d’une soirée dansante (de 20h à minuit).
Occuper les enfants
Essayez Cap Sciences (Hangar 20), ça marche toujours, notamment avec l’expo «Au temps des Mammouths», jusqu’au 24 août. A voir aussi, le Jardin Botanique, ouvert et en accès libre de 11h à 18h. Pour les plus remuants, il reste le parc du Bourgailh à Pessac et plus loin, le Kid Parc et le parc de la Coccinelle à Gujan-Mestras.
Sortir de Bordeaux
Si vraiment vous avez envie de changer d’air sans aller trop loin, c’est le moment d’aller à Blaye, visiter la citadelle, fraîchement classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Profitez-en pour vous balader dans l’estuaire. Pour les amoureux des vieilles pierres, visitez le château de Montesquieu à Labrède ou poussez jusqu’à Saint-Emilion, elle aussi classée Unesco.

jeudi, 10 juillet 2008

Cinéma : Emphase terminale

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Frédéric Berthe, réalisateur d'"Alive" signe avec "Nos 18 ans" une comédie dans la lignée de "La Boum" sur les amours de lycée et les relations profs-élèves. Avec pour décor Bordeaux et le Bassin.

D'habitude pour réaliser un remake , on laisse passer quelques années. Ce n'est pas le cas de "Nos 18 ans", adaptation de la comédie transalpine "Le Jour d’avant l’examen", révélation des César italiens en 2007. Emmené par des jeunes comédiens et Michel Blanc en prof très vache, la plupart des scènes du film ont été tournées entre Bordeaux et la dune du Pyla. Frédéric Berthe, le cinéaste, nous en dit plus.
Pourquoi avoir repris un film italien si récent?
L'époque (ndlr : 1990), comme le sujet abordé me plaisait beaucoup puisqu'il s'agit de la relation entre jeunes et professeurs. Nous avons tous connu cette période de l'adolescence, qui se passe plus ou moins bien. Celle ou à tort ou à raison, on déteste un prof de maths. On est persuadé d'avoir le monde contre nous alors que le professeur n'est pas là pour envoyer les mômes au casse-pipe. En fait, dans mon cas, c'était juste que j'étais nullissime
Comment avez-vous convaincu Michel Blanc?
Je lui ai tout simplement envoyé le scénario et 48h après il m'a appelé. Il n'avait encore jamais joué le rôle d'un père de famille.
Pourquoi avoir choisi la région bordelaise comme toile de fond?
Le Bordeaux intra muros est peu finalement peu traité même si on est y beaucoup resté. Je connaissais pas Bordeaux avant. Souvent , pour des raisons de budget, les équipes tournent à Paris, mais on se retrouve vite avec les mêmes décors. Ici, il s'agissait de ne pas tomber dans la carte postale bordelaise donc nous avons effectué les premiers repérages l'an dernier.
Peut-on dire qu'il s'agit d'un film autobiographique?
C'est vrai que du scénario original , j'ai pris plein d'éléments de ma vie, les chansons que j'écoutais à l'époque comme Téléphone, The Cure, the Buggles ou la Mano Negra.
Propos recueillis par Carine Caussieu
"Nos 18 ans" avant-première ce soir à 19h30 à l'UGC Ciné cité, sortie mercredi prochain sur les écrans bordelais

Les assos remettent le couvert cet été

Les assos bordelaises se mobilisent afin d’assurer la continuité de l’aide alimentaire aux plus démunis lors des longs week-end du 14 juillet et du 15 août.

Chaque jour à Bordeaux, de nombreuses personnes démunies frappent aux portes des associations qui distribuent tout au long de l’année des denrées et produits essentiels, afin de pouvoir se nourrir et pourvoir aux besoins de leur famille. Une demande grandissante comme partout ailleurs, compte tenu de la hausse du prix des produits de base (farine, pain, céréales, riz), des produits laitiers et de l’augmentation constante du prix du pétrole. Toutefois, si les associations tournent à plein régime une grande partie de l’année, il s’avère qu’au moment de l’été les bénévoles partent eux aussi en vacances et que l’activité des associations diminue. Aussi, pour ne pas laisser de côté les plus démunis durant cette période estivale et notamment à l’occasion des deux longs week-end fériés, un dispositif d’urgence alimentaire a été mis en place cet été à Bordeaux pour la première fois. «Les organismes m’ont rapporté que durant ces week-end prolongés, plus les jours passaient et plus ils avaient du monde car les gens venaient pour manger. Je me suis alors dit qu’il fallait réagir car il est impensable qu’au 21ème siècle dans une ville comme Bordeaux, des gens aient faim et qu’on ne fasse rien», explique Nicolas Brugère, vice-président de CCAS à l’initiative de l’opération. Ce dispositif coordonné par le CCAS a pour particularité de regrouper l’ensemble des associations et organismes qui oeuvrent dans ce domaine. Le collectif CAUSE (Secours Catholique, Médecins du monde, Diaconat de Bordeaux, Foyer Fraternel et Emmaüs), St-Vincent de Paul/Pain de l’amitié, Solidarité 33, Halte 33, Croix Rouge Française, Banque Alimentaire, Samu Social, Secours populaire, terre Promise et le 115. Ainsi, les différentes associations bordelaises participant à l’opération ont décidé de mutualiser leurs moyens et leurs bénévoles pour apporter une réponse à l’urgence alimentaire lors des week-end du 14 juillet et du 15 août. En effet, sur ces deux périodes et sur trois jours, les 12, 13, 14 juillet et les 15, 16, 17 août, trois sites proposeront midi et soir des plateaux repas et sandwichs aux personnes qui ont l’habitude de fréquenter les sites d’accueil des associations. «Nous tablons environ sur 200 personnes par jour sachant que l’on risque, au fil des jours de recevoir de plus en plus de monde». Une opération rendue possible grâce à la participation de partenaires comme la Caisse d’Epargne Aquitaine-Poitou-Charentes, l’association «Envol» pour la préparation de plateaux repas et les grandes surfaces pour la fourniture de sandwichs via la Banque Alimentaire. «Les personnes qui se rendent régulièrement dans les lieux d’accueil sont invitées dans la mesure du possible à s’inscrire auprès du 115 de manière à pouvoir organiser au mieux les choses». Un bilan étape de l’opération sera réalisé fin juillet et une réunion sera mise en place début septembre afin de réfléchir à un prolongement du dispositif. «Nous mènerons également une réflexion sur le développement de nouvelles actions de mutualisation des associations».
Stella Dubourg

Urgences d’été


la halte de jour d’Emmaüs reste ouverte en juillet et août et le 115, le numéro à composer pour signaler toutes situations de détresse, reste en service. Enfin, pour ceux qui le souhaitent, il est désormais possible de se procurer auprès des assos une carte de Bordeaux indiquant les emplacements des différents points d’eau sur les lieux publics.

L'Aquitaine sur le podium

Cinq mois après sa défaite cinglante aux élections municipales de Bordeaux, Alain Rousset n’est pas rassasié par les bonnes nouvelles. «On a de bons chiffres, je suis fier du travail accompli», se félicite l’ancien candidat socialiste à la connaissance du document qui classe la région qu’il préside depuis 1998 au troisième rang national des régions les mieux gérées de France. Quand bien même cette étude ne retiendrait essentiellement que des critères financiers - l’endettement, la fiscalité ou encore le budget de fonctionnement -, et non économiques - l’emploi, l’aide aux entreprises, etc. «Tout est lié. Une gestion budgétaire stricte n’est possible que si elle est suivie d’un bon développement économique», estime celui qui est aussi président de l’Association des régions de France (ARF). «Une bonne gestion, c’est une affaire de services, pas de politique», nuance toutefois Dominique Ducassou, président du groupe UMP au Conseil régional d’Aquitaine. Lui, qui a collaboré à la rédaction du Livre noir des régions socialistes, préfère souligner le contexte général de hausse de la fiscalité régionale. «Ces dix dernières années, elle a beaucoup augmenté et contribué au désendettement mais les Aquitains n’en ont pas eu pour leur argent. De mon côté, je suis partisan de l’emprunt pour des investissements importants. Il y a de fortes chances que ça soit le cas pour le Zénith, par exemple.» Le député socialiste réplique en justifiant son recours à la fiscalité par des ressources régionales structurellement faibles dans ce domaine et des nouvelles compétences attribuées par l’Etat depuis 2003.
Guillaume Balout

Bientôt les villes et les départements

Depuis 2004, l’agence de notation Public Evaluation System établit le classement de plusieurs collectivités territoriales sur un modèle dit algorithmique qui rassemble les données financières collectées notamment auprès des ministères des Finances et de l’Intérieur. La prochaine évaluation concernera les villes de 5 à 10 000 habitants en octobre, avant les départements en 2009. En 2007, la Gironde n’était arrivée qu’à la 61e place.

mercredi, 09 juillet 2008

Tennis de table : Cestas en plein imbroglio

Troisième du dernier championnat de Pro A et donc sportivement qualifié pour la prochaine Ligue des champions, le SAG Cestas pourrait ne pas participer à la plus prestigieuse des coupes d’Europe cet automne. L’ETTU, la Fédération européenne de tennis de table, vient de retirer son inscription parmi les seize participants, le remplaçant par le club allemand de Fulda-Marbezell. Les Girondins se sont rendus coupables d’aligner deux joueurs au statut extra-communautaire là où le réglement n’en autorise qu’un seul. Arrivé à l’intersaison, Jin Lu, un Dominicain d’origine chinoise, s’est en effet ajouté à Song Liu (photo), un autre Chinois naturalisé Argentin. Malgré la limpidité des textes, le club aquitain dénonce à la fois des vices de forme et de fond. Dans une lettre adressée le 19 juin à l’ETTU, son président Michel Lacomme déplore la légèreté de l’institution qui l’aurait invité au tirage au sort à Francfort avant de se raviser et de l’exclure. Il pointe surtout la non-conformité du réglement de l’ETTU sur le quota de joueurs extra-communautaires avec la législation européenne qui reconnaît notamment les accords de Cotonou. Ce document permet aux ressortissants des pays d’Afrique, du Pacifique et des Caraïbes, dont fait partie la République dominicaine, d’être considérés comme communautaires. Le club a déposé un recours et saisi la Fédération française de ce dossier.
GB

Bassin d'Arcachon : Le sport gagnant ?

Le Bassin d’Arcachon peut en remontrer à la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB). A l’heure où le monde sportif bordelais déplore l’absence de toute compétence sportive de la CUB, la future intercommunalité qui va regrouper les actuelles Communauté d’agglomération du Bassin d’Arcachon sud (COBAS), Communauté de communes du Bassin d’Arcachon nord (COBAN) et Communauté de communes du Val de l’Eyre s’apprête à franchir le pas. «Je ne cherche pas à être un contre-exemple», précise toutefois Yves Foulon, maire (UMP) d’Arcachon, l’un des instigateurs de ce projet. «On a surtout un retard d’équipements sportifs à l’échelle de nos 17 communes. ça passe par la mutualisation des moyens.» Si un plan «Piscines» devrait rapidement être lancé, cette compétence sportive sera également élargie sous forme d’aides et de subventions aux clubs locaux. A condition que ceux-ci se prêtent au jeu communautaire et acceptent une sorte de label «Bassin d’Arcachon» en perdant un peu de leur identité. En mai, le rugby s’y est mis avec la création du Rugby Club Bassin d’Arcachon (Fédérale 2), né de la fusion entre Arcachon et La Teste. Le football, avec le FC BAS (CFA 2), et le handball, avec l’US Mios-Biganos (Ligue fédérale), pourraient en profiter dans «une logique d’accompagnement vers le haut niveau.» «Il y aura des arbitrages, ce n’est pas le plus simple», reconnaît le président de la COBAS, précisant que les élus travaillaient aujourd’hui sur des critères de soutien et étudiaient la possibilité de mettre en place des contrats d’objectifs. Aucun calendrier n’a été pour l’instant arrêté.
Guillaume Balout

Bordeaux Hits : notre sélection livres, CD, DVD

LIVRE

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Parenthèse désenchantée

" Victoria avait parfois elle-même le vague sentiment, que nourrissait son goût pour la lecture de Thackeray et de George Eliot, qu’elle était entrée en scène avec un siècle et demi de retard." Secrétaire solitaire limite austère, Victoria, 46 ans, embrasse en secret une carrière d'écrivaine. La Madrilène, plaque tout, du moins le temps d'un été pour rejoindre la côte près d'Alicante. Là bas, elle croise des retraités anglais jouisseurs de la vie, tout en devenant la confidente d'une mère célibataire. Mais l'héroïne ne pense qu'à son premier roman, inspiré de ses auteurs fétiches. Le summum de cette escapade se résume à un flirt, tout au plus. Journaliste et critique littéraire, Lourdes Ventura traite ici un sujet basique, loin de révolutionner le genre. Les pages paraissent parfois interminables. Même le dénouement est d'une pâleur incomparable.
(CC)
"Hors saison" de Lourdes Ventura, collection Buchet Chastel, 19,95€

DVD

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Sing and love

Peu de réalisateurs se risquent à la comédie musicale. Encore moins à un répertoire aussi bien gardé que celui des Beatles. C'est pourtant à partir de 33 tubes des Fab Four que la cinéaste Julie Taymor a construit une histoire d'amour, celle de Jude et de Lucy. Le jeune Anglais d'origine modeste succombe à une Américaine. Psychédélique, et porté par des jeunes acteurs très doués (Jim Sturgess, vu dans Las Vegas 21 et Evan Rachel Wood, l'officielle de Marylin Manson en tête), la réalisatrice du biopic sur Frida assure une mise en scène brillante mêlant affiches qui parlent et hallucinations hautes en couleurs. Rien à redire, non plus sur les décors, délirants, et l'évocation historique des contestations des années 60. Dommage que certaines chansons des boys de Liverpool ont l’air gnangnan. Mais on s’amuse, enfin, de l’arrivée inopinée d’un Joe Cocker SDF entonnant "Come Together" dans le métro ou d'un Bono en leader hippy. Manque la magie d'un "Chicago" ou d’un "Moulin Rouge". N'est pas Baz Lhurmann qui veut. (CC)
"Across the universe", Julie Taymor, la Cosmopolite, Stock, 19,95€ (prix vert).

CD

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Kings of pop

"We started nothing". Ils ont le triomphe modeste les Ting Tings (en chinois, ting signifie écouter...). D'accord, le duo de Salford emmené par Kathie White et Jules de Martino n'a rien inventé mais leur première galette comprend plus d'un tube en puissance. Bien sûr il y a les titres festifs propices aux week-end comme "Great DJ", ou l'électro pop "Shut up and let me go". Et si l'envolée de "That's not my Name" peut rappeler Yelle, celle par qui le malheur Tecktonik est arrivé, les Anglais revendiquent plutôt Blondie comme influence principale. Outre-Manche le groupe, comparé à Gossip, a même détrôné Madonna. Bref, si les 10 morceaux de l'album ne se valent pas tous, les Ting Tings livrent en tout cas un cocktail survitaminé que beaucoup risque de consommer tout l'été. Sans modération.
(CC)
"We started nothing", Ting tings, Columbia records, 13,99€ (prix vert)

mardi, 08 juillet 2008

La Gironde à perte de vue

Jean-Luc Benoît expose jusqu'au 13 septembre ses photographies panoramiques atteignant parfois 12 mètres, au forum de la Fnac de Bordeaux. Un regard sur la Gironde à 360°.

Lorsque l'on essaye de savoir de quelle formation il est issu, on s'aperçoit vite que Jean-Luc Benoît est un photographe bourlingueur en plus d'être touche à tout. Et c'est précisément ces deux traits de caractère qui l'ont amené à produire l'exposition "360°" composée de photographies panoramiques de Bordeaux mais aussi de l'axe Saint Emilion-Arcachon prises au cours des mois de mars à mai derniers. Mais l'amour pour le panorama est venu bien plus tôt. "En 2001, j'étais en reportage en Tunisie et je suis tombé sur un logiciel appelé Stitcher (stitch signifie coudre en anglais) qui permettait d'assembler des photos afin de faire des panoramiques. Il s'agissait alors de la version 1.0 mais immédiatement, je me suis dis qu'il offrait des possibilités énormes." Durant 5 ans, Jean-Luc Benoît s'est exercé et a affiné sa technique conjointement avec l'explosion du numérique et de la haute définition. "Il y a une vraie unité de tirage puisque mon équipe et moi gérons tout du début à la fin. Nous travaillons du côté de Lormont au "Studio Numérique" avec des imprimantes grande largeur qui permettent une qualité incroyable." La cour de l'Hôtel de Ville, le miroir d'eau ou la place de la Comédie, lieux bien connus des bordelais prennent alors une toute autre dimension avec un rendu de lumière exceptionnel. "Ce que je retiens de ces quarante ans de métier, c'est la passion" conclu le photographe.
A découvrir au forum de la Fnac jusqu'au 13 septembre.

Cenon : Plus qu’une pierre à l’édifice

Il y a quelques semaines était posée la première pierre du « Rocher de Palmer ». L’établissement, voué aux cultures du monde serait le premier du genre en France. Ouverture prévue fin 2009

Alors que tous les regards se tournent vers le zénith bordelais, le projet du Rocher de Palmer ne laisse pas de marbre. Le futur Pôle culturel et de spectacles de Cenon de 6700 m2 ouvrira ses portes fin 2009. Il s'agit du premier établissement culturel français entièrement dédié à la thématique des cultures du monde. L’idée naît dans les années 90-95. Mais c’est suite à une étude révélant le déficit en équipement culturel du Grand Projet des Villes de Bassens, Lormont, Floirac et bien sûr Cenon qu’elle aboutit vraiment. "Dans la ville se côtoient plus de 50 nationalités différentes qui sont réellement en attente de quelque chose. Et puis en France, il n’existe pas de lieu pérenne consacré à ces cultures», revendique Jean-Marie Duhard, chef du projet. Imaginé par Bernard Tschumi, le pôle comprendra trois petits rochers rouges (marque de fabrique de l’architecte, également instigateur de la cité de la Villette) : deux salles de spectacles respectivement de 1200 places (debout) et 650, plus un studio pour les résidences. Les trois volumes seront reliés par une galerie de verre. C’est là que seront visibles des expositions traditionnelles ou plus modernes. Billeterie, restaurant et point média seront eux installés dans l’ancien bâtiment du parc Palmer, comme l’obligeait le projet de la commune. «La musique sera prédominante car elle est universelle et nous jouissons de l’expérience du festival des Hauts de Garonne sur la rive droite. Nous aurons par exemple la possibilité d’accueillir des artistes comme Cesaria Evora. Mais la danse et les arts de rue ne seront pas en reste», poursuit l’ancien employé du Ministère de la Culture. La première saison ne sera programmée qu’en fin du dernier trimestre 2008. 35 à 40 spectacles par an sont annoncés sans oublier des tremplins pour les groupes locaux.
Carine Caussieu

Unesco : Blaye fait très Fort

Les sirènes ont hurlé hier à Blaye, pour annoncer une belle victoire : la citadelle et le verrou de l’estuaire (Fort Pâté et Fort Médoc à Cussac) ont en effet été classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Après Bordeaux l’an passé et Saint-Emilion il y a plus longtemps déjà, c’est un nouveau site girondin qui entre à la postérité. Blaye, qui appartient au Réseau des sites français de Vauban (1633-1707) a été retenu avec treize autres des 151 places fortes construites par Vauban, qui faisaient partie du dossier français présenté au comité de l’Unesco. Pour célébrer cet événement, Blaye a prévu une grande fête vendredi prochain, où toute la population de la communauté de communes du canton sera conviée. Après être devenu «site majeur d’Aquitaine» en 2003, Blaye, sa citadelle et Cussac font encore plus fort en décrochant le prestigieux et très convoité label Unesco.

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