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vendredi, 27 juin 2008

Zénith : le 18 juillet ou jamais...

Les élus de la Cub devront se prononcer le 18 juillet sur la construction d’une grande salle de spectacles sur l’agglo

Le 18 juillet, on saura. Enfin, normalement... C’est ce jour-là que le conseil de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) devra délibérer sur la question de la grande salle de spectacle. Le bureau de la CUB s’est réuni hier pour évoquer le sujet et une journée de travail sur le même thème est prévu dans les semaines qui viennent. Le problème, c’est que les deux hommes forts de la CUB n’ont pas la même vision de la future grande salle de spectacles. Le président Vincent Feltesse (PS) ne fait aucun mystère de sa préférence pour le projet dit «Arena». Une salle de spectacles située sur les quais de la Garonne à Floirac adossée à 28 500 m2 de surfaces commerciales. Il estime que cette initiative privée serait moins coûteuse pour le portefeuille du contribuable de l’agglo et aussi plus rapidement opérationnelle. En face, Alain Juppé (UMP) défend depuis longtemps le projet d’un Zénith construit sur le territoire de Bordeaux. Un équipement financé uniquement avec des fonds publics et qui, selon le maire de Bordeaux, serait d’accès plus facile et surtout n’apporterait pas des mètres carrés supplémentaires de grandes surfaces sur une agglomération qui en compte déjà beaucoup. Le 18 juillet donc, les deux camps devront se prononcer. Mais probablement pas sur l’un ou l’autre des deux projets. Vincent Feltesse proposera au vote des élus l’un des deux et tout porte à croire qu’ils s’agira du projet Arena. Il lui faudra auparavant avoir convaincu les défenseurs du projet Zénith public que leur choix n’est pas le bon. Le président de la Cub s’y emploie, puisqu’il a demandé la semaine dernière au préfet les modalités permettant à la Cub d’acquérir la compétence culture ou grands équipements. C’est une condition sine qua non à la réalisation du projet soutenu par Alain Juppé. Autant dire que la séance du 18 juillet et plus encore la journée de travail des élus prévue en amont risquent d’être très mouvementés. Quoi qu’il en soit, si les élus ne se décident pas le 18 juillet, cela repoussera une fois de plus aux calendes grecques la construction d’une grande salle de spectacles sur la CUB.
Sébastien Marraud

Coup de projo sur les arts de rue

Le Taillan-Medoc._ 9 compagnies, 12 représentations... La première édition du festival plein F'art se déroule ce week-end au Taillan-Médoc. Théâtre de rue, théâtre musical, jonglerie, clownerie et concerts seront au programme avec notamment la compagnie Bougrelas qui a officié récemment aux rencontres théâtrales d'Eysines. Elle présentera sa fédération française de théâtre sportif, un regard critique et décalé sur le sport. Né de la volonté de la municipalité d’associer les « Scènes d’été en Gironde » et les « concerts jeunes », le festival permettra aussi de croiser la troupe "La lessiveuse", formée au cirque éclair et son cabaret d'antan. Rock et chanson française seront aussi de la partie avec "Les oiseaux de passage" ou "Le Samouss". Toutes ces propositions sont libres d'accès. L’ensemble du Festival se déroulera dès ce soir 20h dans le Parc du Vivier.

Fête du vin : une petite mise en bouche

Bordeaux7 invite les amateurs de vins et les fins gourmets à consulter ce petit guide pratique pour déguster cette 10e édition de Bordeaux fête le vin sans en rater une goutte

• C’est quand ?
Pour ceux qui arrivent d’une autre planète ou qui sont passés à côté de l’information, mais on en doute, les festivités de la fête du vin ont débuté hier et vont se poursuivre jusqu’à dimanche. De 10h à minuit.
• C’est où ?
Là encore difficile de rater les tentes blanches qui ont poussé sur les quais bordelais, côté rive gauche, formant une route des vins de 2 km le long du fleuve.
• Comment s’y rendre ?
Le mieux est de rendre sur le site par les transports en commun d’autant plus que les fréquences de tram sont renforcées et que la circulation est fermée chaque soir sur les quais de 20h à 1h du Pont de Pierre à la rue Ferrère et les fréquences de tram ont été renforcées. Quand aux nageurs que vous apercevrez dimanche dans la Garonne, rassurez-vous ils n’ont pas choisi la natation comme moyen de locomotion mais participent à la traversée de Bordeaux à la nage.
• C’est combien ?
Pour ceux qui ne l’ont pas encore acheté, le pass dégustation est disponible au tarif de 13 € à l’entrée du site. Ce sésame, indispensable pour rencontrer les viticulteurs sur les 8 Pavillons des Appellations et les 3 pavillons Millésime, comprend 12 tickets dégustation, un ticket de tram journée, un verre et une bouteille d’eau. Petite nouveauté cette année, le pass duo, le même mais avec deux verres.
Mais la fête du vin, ce n’est pas uniquement sur les quais de Bordeaux. C’est aussi au coeur du vignoble, dans les chais et les propriétés viticoles. Aussi, un pass vignoble au prix de 70 € propose neuf itinéraires au choix.
• Qu’est-ce qu’on mange ?
A côté de chaque pavillon des appellations, les visiteurs pourront se restaurer à toute heure sur les Etals du terroir. Formule à partir de 4 €. Enfin, de 11h à minuit, 5 grands restaurants jouent sur le mariage des mets et des vins dans le cadre de Bordo’Mundo, le village gourmand situé face à la Bourse maritime.
• Qui vous verrez ?
Comme à chaque édition, d’illustres personnalités sont attendues aujourd’hui sur la fête du vin. Yamina Benguigui, Charles Berling, Claudia Cardinale et Stéphane Freiss seront intronisés avant d’appliquer leurs empreintes au bord de la Garonne.
• Qui parle russe ?
Le pavillon de St-Pétersbourg, la ville invitée d’honneur de cette 10e édition propose aux visiteurs de découvrir la culture russe au travers des arts de la table, de l’artisanat, du tourisme et de la musique. Chaque soir, quatre musiciens du théâtre Mariinski de St-Pétersbourg donneront un récital à 22h15 place de la Bourse.
• C’est animé ?
Pour ses 10 ans, la fête le vin illumine la place de la Bourse les 27, 28 et 29 à 23h avec un spectacle son et lumières dédié au vin de Bordeaux. Enfin, chaque soir, pour clôturer les festivités, un feu d’artifice est tiré sur la Garonne en hommage aux saisons de la vigne et du vin.

http://bordeaux-fete-le-vin.com


Football : Ziani sans bruit

Trois ans après sa retraite sportive, Stéphane Ziani a retrouvé les terrains de football lundi, à la tête du FC Libourne/Saint-Seurin, pour la reprise de l’entraînement. A 36 ans, le successeur de Didier Tholot a pour mission de recomposer un groupe, sans pression de remontée immédiate en Ligue 2.

Un mois après votre entrée en fonction, quel état des lieux faites-vous du club ?
On était prévenu de ce qui nous attendait. C’est un vrai chantier, un vrai challenge. ça tombe bien, j’ai envie de travailler.
Sur la quinzaine de recrues envisagées, seuls cinq sont aujourd’hui arrivées.
Etes-vous préoccupé par cette situation ?
Il ne faut pas y aller la fleur au fusil et se précipiter. La difficulté aujourd’hui, ce sont les joueurs sous contrat qui pèsent sur la masse salariale. Grosso modo, s’il n’y a pas de départ, il n’y a pas d’arrivée. On est un peu dans l’attente.
Comment fait-on pour convaincre quelqu'un de venir au FCLSS ?
Le club jouit d’une bonne réputation, la région aussi. La descente n’a pas égratigné son image. Quand on parle de Libourne à l’extérieur, il est toujours question d’un club sain et sérieux.
Aucun de vos anciens coéquipiers n'est intéressé par un défi de fin de carrière ?
Ils sont trop vieux pour jouer ! Mais pourquoi pas. Quand on connaît les gens, ça facilite les choses. En tout cas, on active tous nos réseaux.
Aucun joueur de l'OM n'est pour l'instant venu. Est-ce à dire que c'est la fin du partenariat entre les deux clubs, que Marseille ne souhaite pas prêter ses joueurs en National ?
Oui, c’est plutôt ça. Le problème avec l’OM et les grands clubs, c’est que leurs joueurs prêtés préfèrent aller en L2. Avec Marseille, il pourrait y avoir des opportunités en fin de préparation. On peut être une solution de repli.
Parmi les clubs "amis" cités par le président Bernard Laydis, il y aurait les Girondins de Bordeaux. Est-ce que cela va enfin se voir ?
J’ai joué deux saisons là-bas, j’ai gardé d’excellentes relations avec les dirigeants. Dans un futur proche, j’espère créer des passerelles entre les deux clubs. ça serait dommage de s’en priver. Je vais déjeuner au Haillan la semaine prochaine. S’il y a besoin de matches amicaux dans la saison, ça sera un plaisir de jouer contre eux.
Le club reste discret sur ses objectifs pour la saison à venir. Pourquoi ?
C’est simple : on ne peut pas dire qu’on est en reconstruction, qu’on a des joueurs humbles, un effectif renouvelé à 85% et parader avec des grandes annonces. C’est une année de transition.
Propos recueillis par Guillaume Balout

jeudi, 26 juin 2008

Exposition : Parcours zizanesque

Le CAPC consacre une rétrospective dans toute la ville au collectif bordelais Présence Panchounette, mêlant contestation et humour. Décapant.

Valises customisées, frigo skieur, nains de jardins omniprésents, ostentation graveleuse de slips kangourous, têtes de cerfs détournées, photo d'un Jean-Pierre "pas peint"... Il y a un peu de tout ça et beaucoup plus dans le travail des bordelais Présence Panchounette exposé dans 14 lieux bordelais. Actifs de 1969 à 1990, le collectif d'art contemporain sévit donc à nouveau dans la capitale girondine au terme d'une décennie de polémiques. "Réaliser une rétrospective de ce mouvement devenait obligatoire. A l'époque dans les années 70, les six bordelais formulaient une critique très pertinente sur l'avant-garde : ils moquaient par exemple les monochromes qui s'inscrivaient dans une tendance bourgeoise. Mais aussi à l'encontre du CAPC : en réalité, ils ont toujours tenu des propos anti-institutionnel", note François-Robert Guillemeteaud du CAPC. Pas rancunière pour un sou, Charlotte Laubard, l'actuelle directrice a permis la réunion du collectif, aujourd'hui décimé dans toute la France. Et de leurs oeuvres appartenant à la fois à des collections publiques et des particuliers. Le résultat ? Un Bric à brac gigantesque d'objets de la vie quotidienne contre la société du spectacle mêlant affiches volumineuses, concepts sur plaques d'immatriculation, John Wayne Dada, des cartons de mendiants et même un ring ou s'affrontent des escargots géants. "Frédéric Roux, un des intellos du groupes a pratiqué la boxe. De la même façon, ils revendiquaient une attitude terroriste à travers leur activité de distributeurs de tracts", précise encore François-Robert Guillemeteaud. Certains attendent la mort pour avoir les honneurs. D'autres, comme Présence Panchounette, 18 ans. L'âge de la maturité ?
Carine Caussieu.
Expositions hors les murs à la librairie la Mauvaise Réputation, MC2A, Musée des Arts décoratifs, espace Saint-Rémi, Jardin public... jusqu'au 14 septembre , entrée libre. Exposition parallèle "Less is Less, More is More, That’s All", dans la nef du CAPC

fête du vin : In vino Securitas...

L’installation des festivités sur les quais réaménagés de la rive gauche s’est accompagnée d’un certain nombre de mesures visant à protéger le site et d’un important dispositif de sécurité

La fête du vin 2008 prend ses quartiers dès aujourd’hui sur les quais de la rive gauche, du pont de Pierre à la Bourse Maritime. Une grande nouveauté pour l’événement qui s’est toujours déroulé jusqu’à présent dans l’enceinte de la place des Quinconces. Ce changement de site au profit des quais récemment réaménagés et classés Unesco, et des jardins fraîchement installés, a permis aux organisateurs d’installer les festivités tout au long de la Garonne afin de former une véritable route des vins sur la courbe du Port de la Lune. Cependant, si ce déménagement apporte un caractère nouveau à l’événement et permet de diluer le public sur un paseo long de 2 km, il s’est toutefois accompagné d’un certain nombre d’aménagements visant à préserver le site et les espaces verts. «Nous avons souhaité installer la manifestation en harmonie avec l’écrin qui nous accueille. Nous avons veillé à ce que le site soit sublimé et le décor naturel mis en valeur tout en le protégeant», souligne Laurent Maupilé, responsable de Bordeaux Grands Evénements. Pour se faire, les jardins ont été protégés et encadrés par des barrières habillées aux couleurs de la fête du vin. «L’idée est que les gens puissent admirer les jardins sans y pénétrer vraiment». Quant aux pelouses, encore toutes jeunes qui encadrent le site, elles ont été recouvertes par des planchers en bois qui leur permettent de respirer. Si les organisateurs se sont soucié de la protection du site, ils ont également beaucoup travailler sur la sécurité des visiteurs et un important dispositif a été mis en place. «Nous nous sommes appuyés sur l’expérience de la fête du fleuve tout en amplifiant les moyens de protection». Ainsi, le barriérage a été doublé entre le fleuve et les pavillons des appellations. «Ce double barriérage est surtout préventif et dissuasif. Il permet également la circulation des secours en cas de besoin». En matière de secours justement, quatre postes ont été installés sur le site. Un dispositif de surveillance fluvial a également été mis en place pour la première fois. «Des MNS en scooter des mers équipés de civières patrouilleront au moment des fortes fréquentations, entre 20h et 1h du matin». Autre nouveauté, instaurée en partenariat avec le CiVB et la fédération des grands vins de Bordeaux, un espace permettant de tester son alcoolémie vient compléter le dispositif. Au total, plus de cent personnes seront affectées quotidiennement à la sécurité du site. Enfin, la circulation sur les quais, du Pont de Pierre à la rue Ferrère sera interdite chaque soir de 20h à 1h. Aussi, les visiteurs sont invités à se rendre sur les lieux par les transports en commun.
Stella Dubourg

rugby : Mussard rajeunit

Depuis une dizaine de jours, des pelleteuses labourent la pelouse du stade de Musard. Si la Ligue nationale de rugby (LNR) accède à la demande de l'Union Bordeaux-Bègles de jouer la 1ère journée de championnat à l’extérieur le samedi 6 septembre, le nouveau revêtement accueillera son premier match de Pro D2 la semaine suivante. "On fait à peu près le même travail qu'au stade Chaban-Delmas il y a deux ans", explique Michel Dané, délégué à la vie sportive à la mairie de Bègles, précisant que le montant des travaux s'élève à 110 000 €. Cette réfection est la première phase d'un projet plus ambitieux de rénovation de l'enceinte béglaise. Sous l'impulsion du club, locataire des lieux, il est question de revoir en profondeur sa configuration pour augmenter une capacité d'accueil aujourd'hui de 9 000 places. Il faudrait pour cela y associer d'autres collectivités locales. Toute désignée, la Communauté urbaine de Bordeaux ne dispose cependant d'aucune compétence sportive. Pour la saison à venir, l'Union a fait faire des loges plus modernes pour ses partenaires et la LNR installer des panneaux publicitaires déroulants autour du terrain.
Guillaume Balout

Bientôt une salle ?
A quelques kilomètres du stade de Musard, la mairie de Bègles travaille actuellement à la construction d'une salle d'une capacité de 1 500 places. Soit le seuil requis par l'élite du handball féminin à laquelle devrait postuler la future union Bègles-Mérignac lors de la saison 2009-2010. La ville se tourne pour cela vers le Conseil régional qui va financer la construction d'un lycée à Mussonville... et d'un gymnase.

mercredi, 25 juin 2008

Bordeaux de plain-pied

«Bordeaux... à pied» est un nouveau guide à destination des randonneurs citadins

Loin du traditionnel cliché du randonneur casquette vissée sur la tête, sac à dos chargé, et chaussettes blanches surmontant d’épaisses chaussures de marche, voici à présent le randonneur citadin. Répondant à une demande croissante de promeneurs désireux de visiter la ville autrement, des guides de balades édités par Topo Guides ont vu le jour, dont le dernier né, «Bordeaux...à pied». Des Chartrons à la Bastide ou encore à la découverte du quartier Saint-Seurin, ce petit guide propose des itinéraires touristiques ponctués d’anecdotes sur les lieux traversés. «Cet ouvrage est une histoire d’amour entre la nature et l’architecture expliquée avec un cadrage subtil» s’enthousiasme Claudine Ducassé, présidente du Comité départemental de la fédération de randonnée. De 1,4 km pour les flaneurs jusqu’à 29 km pour les randonneurs accomplis, les itinéraires ne manquent pas d’intégrer pleinement les dessertes des transports en commun du réseau de la CUB. «Le tourisme de Bordeaux ne doit plus se résumer uniquement au vin, il doit être varié, attirer tous les publics et tous les goûts. La transformation de la ville a modifié la manière d’y vivre » constate Stéphan Delaux, adjoint au Maire chargé du tourisme. L’aménagement des quais et la piétonnisation de certaines rues l’attestent. Dans cette perspective, la Mairie de Bordeaux a également mis en place 3 circuits handicaps labelisés rendant plus accessibles le Palais Gallien, le centre historique ou encore le jardin botanique. Et pour un voyage aussi bien dans l’espace que dans le temps, des balades nocturnes sont aussi proposées, sillonant les monuments et les époques, de la place de la Bourse à la Place de la Comédie, du XVIIIème au XIXème siècle. MC

Magrez : «Un devoir civique et social»

Propriétaire de vignobles, dont le célèbre Pape Clément à Pessac, en France et dans le monde, Bernard Magrez fait son retour dans le monde du sport comme mécène de l’Union Bordeaux-Bègles pour la saison à venir après avoir été le partenaire des Girondins de Bordeaux et de Waïti Bordeaux Basket au tournant des années 1990 et 2000. Il récuse toutefois toute intention d’entrer dans le capital du club qui s’apprête à disputer sa troisième année en Pro D2.

Pourquoi revenez-vous aujourd’hui dans le sport ?
Ce n’est pas dans le sport mais à l’Union Bordeaux-Bègles. Quand vous lisez la presse ou écoutez les observateurs, tous disent que cette équipe se bat admirablement à tous les matches. Je veux l’aider. La loi Evin interdisant toute publicité pour l’alcool, j’ai chosi le mécénat. J’en fais déjà dans la musique et dans la médecine.
Pourquoi votre engagement se porte-t-il auprès du centre de formation ?
Parce que l’entreprise a un devoir civique et social. La mission d’un centre de formation est d’aller chercher dans la banlieue de Bordeaux des jeunes garçons parfois en situation difficile. Là-bas, ils peuvent suivre des cours à l’université et jouer au rugby. Et puis c’est une pépinière pour le club fanion.
Vous allez également parrainer un joueur. Plutôt un jeune ou le capitaine ?
Vous le saurez bientôt mais ce ne sera pas le capitaine. L’idée de ce parrainage est de créer un partenariat donnant/donnant. Il s’agit d’envoyer des joueurs dans les entreprises pour expliquer le rugby mais aussi leur motivation profonde. ça peut créer de l’enthousiasme dans une société. S’il y en a qui ont un enthousiasme au niveau B, ils pourraient passer au niveau A.
En quoi votre engagement est-il un «projet d’hommes», comme vous l’avez annoncé à votre arrivée ?
Le président Laurent Marti est un gars droit. Il me parait être un homme debout. En plus, il s’engage personnellement. ça l’honore.
Il n’était pas encore question d’argent entre vous et lui le mois dernier...
Ce n’est toujours pas le cas mais ça va se faire...
Avez-vous l’intention d’entrer dans le capital, à moyen ou long terme, ou en fonction du niveau sportif du club ?
C’est clair et net : non. J’ai toujours été en dehors des clubs. Au capital, il faut d’abord s’y connaître.
Propos recueillis par Guillaume Balout

La passerelle Eiffel reclassée

Alors que sa sauvegarde était fortement compromise, la venue des membres du comité mondial de l’Unesco a remis le projet de réhabilitation de la passerelle Eiffel sur les rails

Alors que son avenir semblait fort compromis il y a encore quelques jours faute d’une véritable mobilisation de l’ensemble des partenaires institutionnels autour de sa réhabilitation, la passerelle Eiffel vient de connaître un nouveau rebondissement, allant cette fois-ci dans le sens de sa sauvegarde. Un retournement de situation que l’on doit à la visite à Bordeaux lundi de Francesco Bandarin, directeur du centre du patrimoine mondial à l’Unesco et de membres du comité. Le but du déplacement étant de s’intéresser aux différents franchissements de la Garonne et notamment à la construction du pont Bacalan Bastide et à la destruction programmée de la passerelle Eiffel. «Le message de M. Bandarin a été clair. La destruction de la passerelle, véritable témoin architectural industriel du XIXè siècle, pourrait poser un problème pour le classement de Bordeaux au patrimoine mondial de l’Unesco», explique Alain Juppé. Pour l’association de sauvegarde de la passerelle Eiffel, c’est toute leur action qui vient d’être ainsi légitimée. «Nous considérons que l’importance historique et patrimoniale de la passerelle vient d’être reconnue par un expert international», souligne Myriam Larnaudie-Eiffel, présidente de l’association qui prône désormais pour qu’un véritable dialogue s’instaure avec les élus. Une concertation qui s’appuiera notamment sur des dossiers d’expertises. L’un établi par l’association (lire ci-contre) et l’autre, remis au maire de Bordeaux par le comité de pilotage chargé de réfléchir à la faisabilité et au coût du maintien de l’ouvrage. «L’expertise fait mention d’un état de dégradation avancé de la passerelle et notamment des piles du pont. Le coût de sa réhabilitation est donc compris entre 22,3 M€ et 16,2M€, selon qu’elle est ou non rendue accessible au public», précise Alain Juppé. Une dépense que la ville, qui n’est pas propriétaire de l’ouvrage, n’est pas en capacité de supporter. D’autant plus que le conseil général n’a pas souhaité participer au sauvetage, que le conseil régional n’a toujours pas pris position et que la Cub est d’accord pour s’engager à hauteur de 2 M€ comme la ville. L’expertise présente également une variante intermédiaire qui consisterait à sauvegarder une partie seulement de la passerelle côté rive droite, en guise de promontoire sur la Garonne, pour un coût qui diminuerait alors de 4 à 5 M€. «Cette hypothèse par défaut reviendrait à compromettre un lien entre les deux rives dont il serait dommage de se priver», précise Myriam Larnaudie-Eiffel. Quoiqu’il en soit, l’important aujourd’hui pour l’association est de transformer l’essai et de stopper la démolition prévue cet été par RFF. Pour y parvenir, Alain Juppé en appelle à l’Etat afin qu’il mette en place les moyens juridiques et financiers qui sont sous sa responsabilité. «Un classement d’office de la passerelle par l’Etat nous donnerait un an de respiration»
Stella Dubourg

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