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vendredi, 20 juin 2008
Epicuriales : le chaud et le froid
Les restaurateurs doivent cette année composer avec le mauvais temps et la desertion de certaines enseignes
Si de l’avis de tous, la fréquentation tarde à venir, il faudrait toutefois veiller à ne pas enterrer les Epicuriales un peu trop vite. L’événement implanté aux allées de Tourny depuis la semaine dernière a encore jusqu’au 1er juillet pour faire ses preuves. Même si deux redoutables ennemis sont venus compliquer la tâche des restaurateurs, l’Euro et le mauvais temps, ils n’auront pas eu raison du moral des commerçants. «Les Epicuriales, c’est une très belle manifestation dans un lieu magique. Il faut savoir que cette fête est entièrement autogérée. Les mauvaises langues disent que c’est la fin, que ce n’est plus rentable. Mais si c’était le cas, je ne viendrais pas à chaque édition depuis dix ans !» s’exclame Christian Ducouret, gérant du bien nommé restaurant l’Epicurien. Pourtant, des établissements habituellement présents ont cette année déserté leurs stands pour des motifs que certains comprennent. Le tarif de l’emplacement d’abord, particulièrement élevé, puisqu’il faut compter entre 9200 euros hors taxes pour la plus petite surface et jusqu’à 23 000 euros pour la plus grande, pour l’ensemble des 17 jours. Ensuite, les animations culturelles qui disparaissent peu à peu pour laisser la part belle à la gastronomie ou encore les prix pratiqués qui ne sont pas à la portée de toutes les bourses. A mi-parcours, difficile d’estimer le montant exact des recettes et même si la fréquentation n’est pas pour le moment à la hauteur de celle espérée, cela ne semble pas inquiéter outre mesure les restaurateurs. Un état d’esprit confirmé par Raymonde Lecas, trésorière de l’Association Bordeaux Centre ville, organisatrice de l’événement. «Chaque année, c’est pareil. Cela démarre doucement puis après c’est crescendo pour finir superbement avec Bordeaux fête le vin. Sans oublier que les étudiants, par exemple, vont seulement être en vacances.» Le zen règne donc en maître sur ces Epicuriales 2008 aux couleurs de la Chine, reste à savoir si la sérénité sera toujours au rendez-vous à l’heure des comptes.
Mathilde Curien
Huit nouvelles enseignes
Huit des dix-neuf enseignes présentes cette année sont de nouvelles arrivées, preuve que les restaurants et cafés bordelais n’y trouvent pas toujours leur compte. «Il faut que les Epicuriales restent une fête typiquement bordelaise, mais l’apparition de nouveaux établissements permet de diversifier et donc d’enrichir l’événement. L’important est que la qualité soit toujours au rendez-vous et sur ce point, je pense que c’est réussi», analyse David Lefèvre, responsable de la Brasserie Tourny.
07:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Epicuriales, Tourny, Bordeaux
Opéra : C'est la même chanson
La ville, la Région et l’Etat viennent de renouveler la convention avec l’opéra. Pour la ville qui diminue sa part dans le total des subventions, c’est une nouvelle chanson. Mais pas pour les Verts
Un jour scène lyrique, le lendemain, théâtre consacré au ballet ou à la comédie, l’Opéra national de Bordeaux bénéficie depuis janvier 2001 du label d’Opéra National accordé par le ministère de la culture et de la communication. Un label obtenu par une convention qui vient d’être renouvelée et signée entre l’État, la ville et la Région pour la période 2008-2012 et assortie d’un certains nombre d’engagements en matière de décentralisation régionale de sa programmation et d’actions en direction des différents publics. «Cette convention décrit un projet artistique et financier pour 5 ans, souligne Dominique Ducassou, adjoint au maire de Bordeaux chargé de la culture. En matière de financement justement, les engagements des différents partenaires vont évoluer progressivement sur 5 ans. Ainsi, la ville augmente sa participation financière de 500 000 €, passant de 14 604 616 à 15 104 616 €. Toutefois, son implication financière jugée depuis plusieurs années bien trop importante, va diminuer. «Il n’était pas normal que la ville assure les trois-quarts du financement de l’Opéra et après une longue bataille, nous avons réussi à améliorer la situation puisque la part relative de la ville dans le total des subventions passe de 74% à 69,95%. Nous reculons donc de 5 points», se félicite Alain Juppé. Une diminution possible grâce à un engagement plus important de la Région et de l’Etat. La Région comme la ville abonde sa participation de 500 000 €. La part de la région passera ainsi de 1 219 592 à 1719 592 (de 6,22% à 7,96%) en 5 ans. Quant à l’Etat, sa contribution augmente d’un million d’euros pour passer de 3 768 000 € en 2007 à 4 768 000 € en 2012 (de 19 à 22%). Mais pour les élus Verts bordelais, c’est loin d’être suffisant. «La ville de Bordeaux est toujours la seule avec la région à financer l’Opéra alors que l’institution est fréquentée par des gens du département et de la Cub. Il n’est pas normal que l’opéra reste en grande partie à la charge des Bordelais». Un discours que ressasse Pierre Hurmic depuis des années maintenant mais qui ne semble pas être entendu. «Au final, rien ne change. Nous ne savons rien sur l’audit qui a été mené sur l’opéra et il n’y a toujours pas de changement de statut de la structure dans la nouvelle convention», souligne l’élu Vert, qui malgré tout affirme qu’il poursuivra son combat pour que les choses changent. Il demande en effet que l’opéra passe du statut de régie personnalisée à celui d’établissement public de coopération intercommunal pour gérer ce service public culturel. De quoi faire en sorte que toutes les collectivités locales financent la structure et aient un pouvoir décisionnel sur la programmation artistique. Une programmation qu’il estime «ne pas être à la hauteur des exigences d’objectifs fixées par la convention».
Stella Dubourg
07:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Opéra, Grand-Théâtre, Bordeaux
Bordeaux à l'ovale
rugby / top 14
Si tu ne vas au Top 14, c'est le Top 14 qui vient à toi. Privé de rugby d'élite depuis plusieurs saisons et les déboires du CABBG, l'amateur de rugby bordelais verra le Stade français et le Stade toulousain s'affronter dimanche (15h) au stade Chaban-Delmas en demi-finale des play-offs. Troisièmes de la saison régulière, les Parisiens entament ici la défense de leur titre. L'an dernier, à pareille époque et au même stade de la compétition, ils avaient battu, à Bordeaux déjà, Biarritz (18-16). Attendu aujourd'hui en Gironde, le club de la capitale, qui a annoncé hier le remplacement de son entraîneur Fabien Galthié par Ewen McKenzie la saison prochaine, se prépare à rencontrer des Rouge et Noir qui préfèrent de leur côté se réfugier à Capbreton jusqu'à dimanche. Battus cette saison en finale de la coupe d'Europe, les Haut-Garonnais sont à la recherche d'un titre depuis 2001, une (longue) attente pendant laquelle le Stade français a été couronné à trois reprises. Le vainqueur de cette opposition rencontrera en finale celui du match entre Clermont et Perpignan demain (17h) au stade Vélodrome de Marseille. Il sera temps d'attribuer le Bouclier de Brennus samedi prochain au stade de France.
Guillaume Balout
Les Montois en Top 14 ?
Avec le plus petit budget du championnat de Pro D2, Mont-de-Marsan s'apprête à disputer la montée dans l'élite au Metro Racing demain au stade Beaublanc de Limoges. Le vainqueur de ce match entre le troisième et le deuxième de la saison régulière accompagnera Toulon la saison prochaine en Top 14.
07:00 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Rugby, To 14, CABBG
jeudi, 19 juin 2008
Trophée des Champions : Chaban en juge de paix
Les Girondins de Bordeaux connaissent enfin le programme complet de leur avant-saison 2008-2009. Un temps imaginé à Chicago, aux Etats-Unis, le Trophée des champions, qu’ils disputeront à l’Olympique lyonnais, aura lieu le samedi 2 août à 18h au stade Chaban-Delmas, selon le tirage au sort effectué hier par la Ligue de football professionnel (LFP). Au départ, cette «compétition», remportée ces six dernières années par le club rhodanien, doit opposer le champion de France en titre au vainqueur de la coupe de France. L’OL ayant réalisé le doublé, c’est donc son dauphin en championnat qu’elle aura le loisir de retrouver au coeur de l’été. Pour les deux équipes, cette rencontre mettra fin à une période de préparation de plus d’un mois. Et devrait évaluer leur état de forme à une semaine de la 1ère journée de championnat. Le club aquitain débutera contre Caen à domicile après une série de cinq matches amicaux contre Ajaccio, Châteauroux, Marseille, Toulouse et Rennes... puis Lyon pour le Trophée des champions.
Guillaume Balout
07:40 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chaban, Trophée, Champions, Football, Bordeaux, Lyon
Visa pour les musiques du monde
Le festival des Hauts de Garonne entame sa 16 ème édition ce soir. Avec une problématique toujours plus forte, celle de l'obtention des visas pour les artistes accueillis
Les organisateurs des Hauts de Garonne soufflent enfin. Après plusieurs semaines d'incertitude, les artistes en provenance de Trinidad et Tobago, îles en vedette pour cette 16ème édition viennent d'obtenir leur visa pour leur résidence de trois semaines. Tant mieux, car l'enregistrement d'un disque est prévu à l'issue de cette période. "Cela fait quelques années que l'on tire la sonnette d'alarme. Récemment, Cocono numéro 1, groupe originaire du Congo (ndlr : qui s'est produit aux Hauts de Garonne) s'est vu refuser son visa cette année alors qu'il vient souvent jouer en Europe. C'est vraiment incroyable. Tous les pays dits "à risque" sont touchés", note Patrick Duval, directeur du festival. Malgré ces déconvenues, la manifestation affiche un budget en hausse. Et vise toujours à mettre en avant des combos du monde entier qui ne se produisent pas habituellement dans les festivals. Du Brésil au Mali, en passant par la Suède, quatre concerts (gratuits) organisés dans les parcs de 4 communes de la rive droite clôturent la manifestation. Parmi les combos programmés, la prestation des sud-africains de Tumi & the Volume est des plus attendues. "Cette année, il n' y a pas de groupes avec première partie, mais deux gros plateaux de qualité égale, il faudra donc être à l'heure", prévient encore Patrick Duval. Côté habitants, leur participation aux festivités va crescendo. L'an passé, près de 8000 personnes s'étaient déplacées.
Carine Caussieu
Du 19 juin au 11 juillet, à Bassens, Cenon, Floirac, Lormont, entrée libre
07:20 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bassens, Cenon, Floirac, Lormont, Festival, Musique, Garonne
Oui au Tram donne de la voix
L’association «Oui au tram» favorable au passage du tram dans le quadrant nord ouest de l’agglo a déposé hier sa contribution à la consultation sur la 3è phase du réseau de transport. Prise de position et critiques
Voilà précisément un an, l’association «Oui au tram» voyait le jour. A l’origine de sa création, une petite poignée de riverains regroupés face à la fronde de commerçants opposés au passage d’une nouvelle ligne de tram par la rue Fondaudège. «Nous représentons la grande majorité silencieuse de ceux qui sont pour le tram», souligne Eric Leroy, vice-président de l’association. Depuis «Oui au tram» s’est enrichie de plus de 200 adhérents au fil des réunions publiques et surtout a récolté 2500 signatures de pétition en faveur du passage du tram dans le quadrant nord ouest de l’agglo. D’autres pourraient venir s’ajouter puisque dès samedi matin, les membres de l’association se lanceront dans une opération d’information et de séduction auprès des 220 commerçants de la rue Fondaudège à Bordeaux et de l’avenue de la Libération au Bouscat. «Nous avons face à nous une dizaine de commerçants farouchement opposés au tram qui font le forcing sur les autres. En fait, beaucoup de commerçants sont favorables au projet mais n’osent pas le dire par peur de représailles. D’autres sont inquiets par rapport à la phase de travaux mais sentent bien qu’après, le tram pourrait leur apporter quelque chose», précise le président Laurent Prévost. Reste que leur démarche pourrait se heurter au camp d’en face, celui des contre, toujours fermement opposés au passage du tram et représenté par l’association «Oui à la vie de quartier». L’association a également déposé hier à la Cub sa contribution à la concertation publique lancée pour le développement du réseau de transport en commun de l’agglo (3è phase). En premier lieu, l’association précise que le dossier de consultation est «peu lisible». Puis elle se positionne. «Alors que jusque là, notre objectif était de dire Oui au tram dans le quadrant nord-ouest de l’agglomération, nous prenons désormais clairement position pour l’option Fondaudège». En effet, selon elle, ce tracé serait le plus utile, le plus direct et celui qui dessert le plus de population».
Dans sa contribution, l’association précise également que le dossier de consultation ne contient pas assez d’études approfondies sur les autres modes de transport alternatifs. Tram lourd, tram plus léger avec un seul rail au centre et moins coûteux ou busway, la question se pose. «Nous demandons plus d’études sur le matériel roulant même s’il est clair pour nous que l’option busway n’est pas pertinente compte tenu de la fréquentation attendue et qu’elle pose, comme le tram léger, un problème de connexion au reste du réseau». L’association est malgré tout consciente de la nécessité de réaliser des économies sur le budget transport pour réaliser cette 3è phase. «Il faudra faire des économies substantielles sur le plan technique mais aussi faire appel à d’autres financements».
Stella Dubourg
06:15 Publié dans Tramway | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Tramway, Fondaudège, Bordeaux
Tramway : le PC défend sa ligne
Les élus communistes à la Cub mèneront une action la semaine prochaine sur le réseau de tram pour s’opposer à l’augmentation des tarifs
Max Guichard et les élus du groupe communiste à la Cub n’en démordent pas. Pour eux, il est hors de question d’augmenter, même de 3%, les tarifs des tram et des bus de l’agglo. Le raisonnement des Communistes est tout simple. En substance, ils expliquent qu’une augmentation de 3% apportera 1,5 M€ à la Cub et que si la Cub, dont le budget dépasse le milliard d’euros, a besoin de 1,5 M€ elle n’a qu’à augmenter la Taxe professionnelle (TPU). Le problème, c’est que l’affaire est mal engagée. Les Communistes sont actuellement les seuls à s’opposer à l’augmentation des tarifs des transports en commun sur l’agglo bordelaise. Le Vert Gérard Chausset a proposé que le Conseil Général mette la main à la poche, tandis que les Socialistes estiment que l’augmentation est inéluctable. Max Guichard et ses amis, eux, affirment au contraire que cette augmentation pourrait avoir des conséquences que l’on ne soupçonne pas. «On parle beaucoup du pouvoir d’achat, mais on ne mesure pas ce qui est en train de se produire, explique le président du groupe PC. Ces 3% d’augmentation viendraient s’ajouter à l’augmentation de l’essence, du gaz, de la nourriture. Je suis convaincu que cette augmentation des tarifs des transports aurait aussi une incidence sur la fréquentation du réseau.» Au-delà, les Communistes estiment que c’est l’Etat qui devrait mettre la main à la poche. «Ce n’est pas en envoyant un signe au courant disant que l’on va se débrouiller par nous-mêmes, que nous obtiendrons des subventions . Nous devons imposer au gouvernement de prendre ses responsabilités, pour qu’il alloue pour la 3ème phase, au moins ce qu’il a alloué pour la 1ère phase.» C’est ce que les élus communistes et les militants iront expliquer le 24 juin aux usagers, sur les stations de tram de la Cub. «Nous voulons mener ce débat avec les citoyens», martèle Max Guichard. Ce sera trois jours avant un conseil communautaire au cours duquel les élus devront se prononcer sur les tarifs des transports en commun.
Sébastien Marraud
06:15 Publié dans Tramway | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Tramway, PC, Communistes, Guichard, Cub, Bordeaux, Augmentation
mercredi, 18 juin 2008
La ville garde l'œil sur vous
Deux nouvelles caméras vont être installées à la Victoire et au Miroir d’eau portant à 15 le nombre de caméras en ville. Dispositif préventif et dissuasif ou manière de déplacer les problèmes ?
Plus question de faire son tour de quad sur le miroir d’eau à Bordeaux. La mairie n’a toujours pas digéré l’incident qui s’est déroulé début mai et qui a causé d’importantes dégradations sur le miroir d’eau et occasionné des dépenses importantes pour le remettre en état. Aussi, afin qu’un tel acte de vandalisme ne se reproduise pas, la mairie a décidé de procéder avant la fin de l’été à l’installation d’une nouvelle caméra de vidéosurveillance. Treize caméras ont déjà été mises en service dans le cadre de la politique de prévention de la délinquance engagée par la municipalité, dix dans le quartier de Paludate, une à la Victoire, une place Gambetta et une autre place du Général-Sarrail. Une nouvelle caméra sera également installée dans un autre point chaud de la ville, rue Elie-Gintrac dans le quartier de la Victoire. Pour Jean-Louis David, adjoint au maire, ce dispositif s’appuie sur des résultats probants et se veut avant tout dissuasif. Une position qui est loin de faire l’unanimité. «Ces moyens de surveillance soulèvent un problème de fonds car ce sont les libertés individuelles qui sont bafouées par ces installations», assure Nathalie Victor-Retali (PC). «De plus, par ces méthodes, on ne fait que déplacer les problèmes sans jamais les régler». Un point de vue partagé par Matthieu Rouveyre (PS) qui parle «d’effet plumeau». «On déplace les problèmes de délinquance mais on ne s’attaque pas aux causes de cette délinquance donc elle va forcément se développer ailleurs». Mais pour Alain Juppé il n’en est rien. «Si ça déplace le problème, c’est bien que c’est efficace là où ça existe», souligne ironiquement le maire qui estime que le dispositif a fait ses preuves et que l’opposition a une vision archaïque de ce dossier. Mais si la pilule est difficile à avaler pour l’opposition, c’est aussi parce que le dispositif coûte cher. Ainsi, 170 000 € HT seront nécessaires pour l’achat et la mise en place des deux caméras. Une dépense qui devrait être couverte à 50% par une subvention de l’État. «Non seulement nous mettons le doigt dans un engrenage qui va consister à couvrir à terme l’ensemble du territoire communal par des caméras de vidéosurveillance mais en plus, ces caméras suppléent les services de police et s’opère alors un transfert de charge de l’Etat au détriment de la collectivité locale», s’insurge Pierre Hurmic (Vert). «Dans cette opération, l’Etat est à moitié exonéré de ses obligations en matière de sécurité publique».
Stella Dubourg
06:05 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Video, Surveillance, Victoire, Bordeaux, Miroir
Zavatta ne ménage pas le cirque
Petit-fils du célèbre clown Achille, Warren Zavatta monte aujourd'hui sur les planches avec son "One man circus show", une parodie du milieu à destination des adultes. Entretien
Crâne rasé, taille élevée, la quarantaine..., bien malgré lui, Warren Zavatta a grandi dans le milieu du cirque. Mais le meneur de revue du Paradis Latin a aussi choisi des chemins de traverses : le cinéma (pour Kusturica ou aux côtés de Darmon) ou les séries télés. Avant de présenter son spectacle au festival off d'Avignon cet été, il fait escale à Bordeaux pour une dizaine de représentations.
Expliquez-nous la genèse d'un oneman show sur le cirque...
Comme mon nom l'indique, je suis issu d'une famille du cirque. Mais je m'en suis échappé pour la musique et le théâtre classique. Cela fait bientôt dix ans que ce spectacle trotte dans ma tête. Il y a 2-3 ans, j'avais déjà tenté de le monter mais cela a avorté. C'est grâce à un ami qui tient une salle à Monaco qu'il a pu voir le jour en octobre dernier. Depuis, tout est allé très vite.
Votre CV témoigne de nombreux rôles au cinéma...
C'est vrai, d'ailleurs je viens de finir un téléfilm pour TF1. En fait, il est plus facile de faire du cinéma que du théâtre. Au départ je jouais une pièce de Brecht et j'ai reçu plusieurs coups de fils. Mais à chaque fois, je suis abonné aux petits rôles; vu mon physique et ma voix grave, j'incarne souvent le dealer, le tueur à gages. C'est un monde assez manichéen. Je le répète, ma première passion reste le théâtre, les textes classiques, ça, ça me botte. Le one-man show me permet de mélanger le tout.
En quoi ce spectacle est satirique?
Il ne s'agit pas du tout d'un spectacle pour les enfants, ne venez pas en famille ! J'aborde le fait que j'ai été élevé en roulotte, que cela m'a pesé. Je prends surtout le contre-pied du mec qui est né dans le milieu. Visuellement, je crache du feu, je joue du saxo, je jongle, je dompte des mouches en allemand, langue traditionnelle du dressage... Achille en prend pour son matricule même si je ne l'ai pas bien connu. Il reste un très grand artiste mais il a quand même abandonné sa famille et intenté un procès contre elle. Chez moi, le rire vient d'une fêlure, le show apparaît comme une thérapie. J'imagine que quand mes proches le verront, certains passages auront un peu de mal à passer.
Carine Caussieu
Jusqu'au 27 juin à 20h30 au café-théâtre des Beaux-Arts, 14-16€
05:15 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Zavatta, Cirque, Théâtre, Interview, Warren, Achille
La Cub veut que ça débite
L’agglo vient de donner les résultats d’une enquête menée en avril. 13,5% des abonnés à Internet ont un débit insuffisant
750 abonnés n’ont pas accès à l’ADSL sur la Cub et 21 700 (soit 13,5% des abonnés à Internet sur la Cub) ne disposent que d’un débit inférieur à 2 Mbits. Ce sont les deux principaux chiffres à retenir de l’enquête effectuée en avril et en mai dernier sur l’agglomération afin de déterminer ce que l’on appelle les «zones blanches». Autrement dit les lieux sur l’agglo où l’ADSL n’est pas à son meilleur niveau (1). Comme au bon vieux temps du débit 56Kbits, lorsque France Telecom expliquait régulièrement comment il traquait les zones où l’accès à Internet n’était pas pour le lendemain, Vincent Feltesse a voulu réaliser une photographie la plus nette possible de l’accès Internet offert aux habitants de la l’agglo en matière d’ADSL. «Nous avons adressé un questionnaire à la population, explique le président de la Cub et réalisé une expertise de 160 000 lignes sur l’agglomération. Nous avons repéré une vingtaine de zones où la couverture est insuffisante.» Insuffisante, ça signifie inférieure à 2Mbits. Le minimum vital selon Vincent Feltesse, pour, par exemple, regarder de la vidéo en ligne. La carte élaborée en croisant ces données est assez surprenante. On y devine par exemple que la rive droite de la Garonne n’est pas très bien lotie, comme ne le sont pas beaucoup plus Caudéran ou encore toute la zone située de chaque côté de l’avenue de l’Argonne à Mérignac. Après avoir confronté ce diagnostic avec ceux effectués par les maires des différentes communes de l’agglo, la Cub étudiera plusieurs solutions pour en finir avec ces zones blanches. Parmi les possibilités : raccorder les zones à Inolia, le réseau à très haut débit de la Cub, demander à France Telecom d’augmenter les débits ou enfin, déployer des solutions en Wimax ou Wifimax. Les premiers éléments de réponse sont attendus pour septembre ou octobre 2008.
Sébastien Marraud
(1) La Cub a mis en place un site Internet (www.cub-projets.info) qui permet de consulter, commune par commune, tous les résultats de l’enquête haut débit.
05:00 Publié dans Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Internet, Cub, ADSL, Débit

