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vendredi, 13 juin 2008

Le PS bordelais ne mégote pas

Face aux mégots de cigarettes qui pullulent sur les trottoirs de la ville, le PS réclame des cendriers

Outre ses interventions régulières sur les dossiers inscrits à l’ordre du jour du conseil municipal de Bordeaux, l’opposition socialiste a décidé de multiplier les questions écrites afin d’obtenir des réponses concrètes sur des sujets qui lui tiennent à cœur. Trois questions écrites sont ainsi au programme du conseil de lundi. En premier lieu, celle de Jacques Respaud qui portera sur la nécessité d’installer des cendriers en terrasse et aux entrées des bars et restaurants de la ville. «La période écoulée depuis l’interdiction de fumer dans les bars et restaurants nous permet de constater la prolifération de mégots de cigarettes au droit de ces établissements. Et là, la municipalité peut avoir un rôle à jouer», souligne le chef de file de l’opposition socialiste. Un rôle que la mairie se disait prête à endosser il y a quelques mois, envisageant l’intégration de cendriers dans le mobilier urbain. «Oui mais rien n’a encore été fait alors que la mairie a su, au nom de la lutte contre les nuisances visuelles, prendre des arrêtés réglementant l’installation des terrasses des restaurants et des bars jusque dans le choix des couleurs des parasols», poursuit Jacques Respaud qui demande à Alain Juppé de prendre un arrêté en ce sens au plus vite.
Deux autres questions écrites émanant du camp socialiste seront également présentées par Emmanuelle Ajon. La première concerne le manque d’aménagement autour de l’aire d’accueil des forains rue des Vivants et les problèmes qui en découlent, la seconde porte sur l’état d’avancement du dossier relatif à la préemption du terrain libéré par la station Total à l’angle de la rue Baudrimont et de l’avenue Thiers à la Bastide, pour en faire un parking de proximité.
SD

Une session à toute épreuve

A une semaine de la 1ère épreuve du bac, l’inquiétude des blocages routiers reste d’actualité

Lorsqu’il y a 200 ans le baccalauréat était créé par décret napoléonnien, la bonne tenue des épreuves n’était pas menacée par un appel au blocage des chauffeurs routiers. Et les filles n’étaient pas non plus autorisées à passer l’examen. Mais les terminales littéraires savent grâce à André Gide, que «l’intelligence, c’est la faculté d’adaptation». Aujourd’hui, les filles obtiennent statistiquement de meilleurs résultats que les garçons et le défi de cette session 2008 va être d’éviter de se retrouver pris au piège des bouchons. «Il est important que les candidats prennent leurs dispositions pour être certains de rejoindre leur centre d’examen le lundi 16 juin au matin, pour leur première épreuve de philosophie» conseille William Marois, recteur de l’Académie de Bordeaux. Au delà des considérations logistiques, 26 775 candidats aquitains se sont inscrits au bac cette année, nécessitant la mobilisation de 282 centres d’examens et de 4 280 correcteurs, tous bacs confondus. Un temps fort pour tous les services du rectorat qui organisent les épreuves huit mois à l’avance. La plus jeune bachelière girondine de cette session espère ainsi décrocher son diplôme à seulement 15 ans, sachant que 35 ans la sépare du plus âgé. Les élèves de filière scientifique, cette année toujours plus nombreux à choisir cette orientation, résoudront sans mal l’énoncé. Et pour éviter que la grosse machine du bac ne s’enraye au fil des années, la réorganisation du temps de travail est inscrite dans l’agenda scolaire de Xavier Darcos. Le Ministre de l’éducation s’est donné comme priorité de partir à la reconquête du mois de juin dès l’année prochaine, dans tous les établissements organisateurs des épreuves d’examen. Le but, maintenir les cours en période d’épreuves, évitant du même coup que les éleves soient libérés trop tôt, bien souvent au détriment du programme. Pour compenser la surcharge de travail durant cette période, les professeurs recevront une compensation financière lors de la correction des copies. Treize départements pilote, ceux des académies de Rouen, Amiens, Dijon, Besançon ainsi que le département du Vaucluse expérimentent dès à présent le système. Mais pour l’heure, place aux révisions ou à la détente selon la méthode de chacun et rendez-vous vendredi 4 juillet dès 17h, pour l’affichage des premiers résultats.
MC

Les nuits chaudes de Tatry

Les Bordelais de Duende, Guaka et Inti inaugurent la première édition des "Nuits Latines"

Parce que les musiques latines, ce ne sont pas uniquement la salsa et le tango, l'espace Tatry a souhaité montrer les richesses de ce style musical à travers la première édition du festival "Nuits Latines". "Plusieurs festivals rock fleurissent à cette époque de l'année. Nous avons souhaité proposer une alternative", martèle Isabelle Leclercq, chargée de programmation de la salle de Bordeaux Nord. Le public pourra ainsi (re)découvrir le son, genre populaire cubain, sans artifice avec le groupe Soneando (photo). Plus connu du grand public grâce à la Mano Negra, le ska latin développé par Inti, la chanson flamenca de Duende ou la fusion des bordelais de Guaka fermeront le bal. Alors, réussite ou fiasco pour cette première un vendredi 13? Verdict à la fin du week-end.
Ce soir et demain à 20h30 à l'espace Tatry. Entrée : 10-17€. Plus d'infos sur www.myspace.com/espace_tatry

jeudi, 12 juin 2008

Les Bleus du côté obscur

Comme en 2006, le Mégarama diffuse les matches du onze tricolore. En attendant un écran géant ?

Si la mairie espère une éventuelle qualification de l’Equipe de France en demi-finales pour installer des grands écrans en centre ville, le Mégarama rive droite n’a pas attendu pour diffuser le premier match des Bleus, lundi soir. Dans une salle d’une capacité proche de 300 personnes. Le cinéma suivra le parcours de l’équipe de France jusqu’à son terme, au mieux jusqu’à la finale, le 29 juin. «Cela avait relativement bien marché pour nous lors de la dernière Coupe du monde en 2006. Notre public, populaire, correspond à ce type de manifestation, et la rive droite est délaissée», affirme Nicolas Rabaud, responsable de l’accueil du public au cinéma du quai de Queyries. Les responsables garantissent une ambiance de stade. Qui passe par la présence d’une buvette. Seule contrainte, une part de la billetterie sera reversée à l’Etat et non au CNC. Mais l’opération n'intéresse pas forcément tous les exploitants. Ainsi, à part si vous allez voir le dernier Kusturica, pas de ballon rond à l'UGC. «Ce n'est pas du tout la politique de la maison, le foot ce n'est pas notre truc», explique Stéphane Potel, directeur adjoint. Autre multiplex, le Gaumont Universités de Talence, qui aurait bien saisi l'opportunité. «Le seul moment ou nous aurions eu la possibilité de le faire, c'était pour les phases finales, or cela empiétait sur la fête du cinéma», indique Boris Cauvacis, assistant de direction. La réalité s’avère plus complexe. Ciel Ecran, l’entreprise nationale qui détient les droits de retransmission, les a accordés à 19 sites de l'Hexagone. «Les commentaires de TF1 et M6 sont gardés mais les plages de publicités pendant la mi-temps sont remplacées par des animations», poursuit Nicolas Rabaud. La diffusion, assurée en haute définition se déroule alors via un signal international difficile à capter et qui nécessite moult essais techniques.Mais après le match de lundi soir, une seule certitude, il faudra plus que des effets spéciaux aux Bleus pour convaincre les supporters.
CC
Prochain match, demain soir à 20h45, tarif unique : 5€

Fourchettes ou baguettes ?

L’événement épicurien de l’été bordelais fait son retour sur les allées de Tourny dès demain avec la cuisine chinoise en invitée d’honneur. 19 autres restaurants invitent à découvrir les cuisines nomades

Vous êtes plutôt fourchette ou baguette ? Une chose est sûre cette année, les aficionados de cuisine chinoise vont être servis puisque cette 14ème édition des Epicuriales prend un tournant asiatique. Après le fooding l’an passé, une formule qui a montré qu’elle avait ses limites, et tout en restant ancrée autour du concept des cuisines nomades, la manifestation gourmande des allées de Tourny a décidé de s’articuler autour d’une thématique résolument culinaire. L’idée consiste à inviter un pays différent chaque année afin de mettre en avant une cuisine par an. «Pour cette première, nous avons choisi la Chine et ses traditions culinaires, à la fois à cause des Jeux Olympiques mais aussi, et surtout, pour recentrer les Epicuriales sur un contenu beaucoup plus culinaire que festif. Et à ce titre, la cuisine chinoise a un passé historique encore plus riche que la cuisine européenne», expliquent les organisateurs. Aussi, afin de mettre en avant les cuisines du centre de la Chine, l’association des commerçants Bordeaux Centre Ville a choisi d’inviter un spécialiste, le chef chinois Hua Guozhong. Mentor des frères Shan, restaurateurs du «Bonheur du Palais» à Bordeaux, il se livrera chaque soir de 19h à 22h, sur l’espace démonstration spécialement aménagé à la chinoise, à un show culinaire basé sur la préparation de produits aquitains selon la tradition chinoise. Quant aux autres, ceux qui optent pour la formule fourchette, qu’ils se rassurent, il y en aura pour tous les goûts. Le village des Epicuriales va marier une fois de plus toutes les cuisines du monde. Cuisine basque, bretonne, lyonnaise, périgourdine, camarguaises mais aussi espagnole, italienne, anglaise ou brésilienne. Un choix d’autant plus diversifié qu’un tiers des restaurants présents (19 au total) sont de nouvelles enseignes.
Stella Dubourg
Les Epicuriales du 12 au 29 juin sur les Allées de Tourny de 11h à 1h

Ennemis rapprochés

Pour sa centième production, Jean-Pierre Terracol a choisi d'unir sur scène un Palestinien et un Israélien. Au délà des conflits géopolitiques

"A l'inverse des terroristes et des guerriers, on devrait se tenir par la main". Voilà le message, osé, véhiculé par la centième mise en scène de Jean Pierre Terracol ou l'idylle entre un Palestinien et un Israélien adaptée d'un texte de Michel Giliberti ("Le Centième Nom"). La démarche est louable. Seul sur le sable, les yeux dans l'horizon, Jihed se prépare à commettre un acte kamikaze dans un bus. Sur la scène, une reproduction du désert : une carcasse de voiture côtoie un arbre dépouillé. Pour son dernier soir sur terre, il se recueille quelque part entre Israël et la Palestine, à l'endroit même où son frère a été abattu par les forces israéliennes. David, un jeune étudiant juif passe par là. Charmé par la voix de l'homme, il l'observe attentivement. L'un a perdu père et frère, l'autre ses parents. Tous deux sont noyés dans le chagrin. David qualifié de "chien de l'autre côté" tente de nouer le dialogue. La tension dramatique est latente (parfois trop même). Entre l'évocation de la construction du fameux mur ou la bande de Gaza, chacun reste retranché sur ses positions. Peu à peu, David vacille et se met à draguer Jihed, déstabilisé. Il résiste accusant son peuple d'être à la merci des américains. Parfois drôle ("je te trouve beau mais moins intéressant que ma voisine Leila"), parfois tragique, le spectacle est rythmé par le bruit de fusillades ou de bombardements. Pendant plus d'une heure et demie, les deux comédiens échangent leurs points de vue et se rapprochent de manière inattendue, "c'est mon dernier jour sur terre je n'avais jamais embrassé", avoue honteusement Jihed; alors qu'en voix off, sont exprimés leurs sentiments les plus profonds. Mention spéciale d'ailleurs au plus buté des deux, Ahmed Alami qui semble vivre son personnage.
Carine Caussieu
Jusqu'au 21 juin à 20h30 au théâtre l'Oeil-la lucarne, 10-12€.
Renseignements : 05.56.92.25.06

Gouffran de près

Pour la première fois dans la phase de négociations entre les deux clubs, le SM Caen a reconnu publiquement hier, par la voix de son président Jean-François Fortin, que Yoan Gouffran avait de fortes chances d’évoluer aux Girondins de Bordeaux la saison prochaine alors que Marseille, Saint-Etienne et Lyon sont en embuscade. «Oui, nous avons reçu une offre de Bordeaux mais elle n’est pas encore satisfaisante. Il subsiste de petits désaccords mais il n’est pas impossible que cela débouche d’ici quelques jours». Mardi, dans le journal Le Parisien, Jean-Louis Triaud, son homologue aquitain, affirmait que cette semaine «pourrait être décisive», espérant même compter sur ses trois recrues prioritaires - Yoann Gourcuff ayant déjà été prêté par le Milan AC - pour la reprise de l’entraînement le lundi 30 juin. Selon le dirigeant normand, la proposition des Girondins n’aurait pas entièrement convaincu son meneur de jeu de 22 ans, auteur de dix buts lors du dernier exercice, dont deux contre Bordeaux en novembre (5-0). Jean-François Fortin a ensuite précisé que son joueur avait «pris de la valeur ces six derniers mois», laissant entendre qu’il ne le lâchera pas en-dessous des 7 M€ que le PSG était prêt à aligner en janvier.
GB (avec AFP)

mercredi, 11 juin 2008

Dahan fait son numéro

Imitateur, chanteur, Gérald Dahan s'est surtout illustré avec ses canulars téléphoniques. Aujourd'hui le Cognaçais revient à l'affiche avec son nouveau show "Sarkoland". Morceaux choisis

L'actualité est son fond de commerce. Dans "Sarkoland", Gérald Dahan moque évidemment l'omniprésident mais aussi des chanteurs à la mode comme Bénabar, Christophe Willem ou Philippe Katerine. Impressions avant son passage à Bordeaux.
Vous avez crée une sorte de mode, la parodie du président sur scène.
J'ai toujours fait du music hall, des numéros de claquettes, comme j'étais à l'école de Ruquier je me considère comme un chansonnier. Quand j'ai imaginé ce titre, le président ne s'était pas encore rendu avec Carla Bruni à Disneyland. "Sarkoland", c'est la France d'après, dans 5 ans, un immense parc d'attractions. Pourquoi payer Disney quand on a un vrai Mickey au pouvoir gratuitement ?
Vous remaniez votre spectacle tous les jours, ou trouvez-vous la matière ?
Je suis curieux de nature, je suis à la fois heureux car l'actualité me fournit du grain à moudre et en même temps révolté par la politique menée. Dans cette optique, l'humour devient mon exutoire. Le seul avantage c'est qu'il me donne du boulot pour 5 ans. D'ailleurs dans le show, je laisse une vingtaine de minutes pour l'impro, la revue de presse et du happening.
Qu'est-ce qui prime, le fond ou la forme?
Nicolas n'est pas le plus facile des politiciens à caricaturer, mais le plus ridicule ça c'est sûr. Même s'il baisse dans les sondages. Il en remet une couche en allant à Rungis. Le personnage m'inspire, il a les trois points d'un comique : il est petit, excité et de mauvaise foi.
Votre surnom d'imposteur vous gêne t-il ?
Non au contraire, c'est flatteur pour moi. De temps en temps je continue les canulars téléphoniques c'est mon violon d'Ingres, même si je suis plutôt quelqu'un de scène, les gens qui viennent me voir remarquent mes spectacles ont le même ton : corrosif et décalé.
Lequel vous rend le plus fier?
Le canular le plus mémorable c'est celui à Zidane pendant la Marseillaise, car cela a donné une grande image qui a fait tour du monde.
Propos recueillis par Carine Caussieu
Demain à 20h30
au Casino de Bordeaux, 25€


Internet : des prix bien réels

Est-il vraiment intéressant de faire ses courses sur internet plutôt que de pousser son caddie dans les rayons des supermarchés ? Comparatif à Bordeaux

«Je suis complètement accro. Faire mes courses n’est plus une corvée» s’enthousiasme Viviane, une Bordelaise, mère de cinq enfants. « Cela me prend dix minutes sur internet pour commander produits d’épicerie, surgelés, bouteilles d’eau, laitages, conserves. Tout est livré le lendemain chez moi sans que j’ai à me déplacer ni à manipuler cinq ou six fois les produits. Je gagne un temps fou et je me garde le plaisir d’acheter la viande et les légumes aux Capucins». Familles nombreuses, actifs manquant de temps, personnes ayant du mal à se déplacer, entreprises... Ils sont de plus en plus nombreux, depuis deux ou trois ans, à remplir leurs caddies sur la toile. Des sites tels que houra.fr et des marques de produits surgelés ont particulièrement investi ce marché. La vente en ligne de produits alimentaires a également été adoptée, suivant les régions, par certaines grandes surfaces. A Bordeaux, Carrefour est l’un des rares grands magasins à proposer ce service. Mais acheter en ligne a un coût et pas des moindres. Par exemple, sur le site ooshop.com (groupe Carrefour), les prix sont systématiquement plus chers que dans les magasins de cette enseigne. Ce surcoût peut varier de 12% à 30% selon les produits (voir tableau). De plus, s’ajoutent les frais de livraison qui peuvent aller jusqu’à 9,95 €. Autre condition : pour acheter via internet, un montant minimum d’achat de 60 € est requis. Mais les «addicts» passent outre cette ardoise salée. «Je sais que je vais payer les produits en moyenne 20 % en plus mais j’économise des frais d’essence en ne me déplaçant pas et surtout, par internet, je me laisse moins tenter par des produits superflus. Au final, ça doit compenser le surcoût et pour moi qui travaille, cela me change la vie», conclue Viviane.
Marianne Peyri

Les forains en colère

Pour protester contre les nouvelles mesures imposées par les municipalités concernant l’installation des attractions, les forains de province manifestent ce matin à 10h30 Place des Quinconces. Une détaxe sur le carburant ou encore un tarif général sur l’électricité font notamment partie de leurs exigences.

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