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dimanche, 01 juin 2008

Les fac de Bordeaux préparent leur révolution

Un projet global de site, soutenu fortement par l’Etat, devrait transformer le visage et l’organisation du campus bordelais d’ici 2015


Imaginez ! Des bâtiments datant des années 60 repeints, désamiantés et remis aux normes de sécurité, des espaces verts réaménagés, des logements étudiants flambant neuf, de nouvelles salles de cours, de sport et de spectacles, des pôles de recherche innovants, des délocalisations en centre ville, des crèches, des auditoriums... Non, ce n’est pas un rêve. D’ici quelques années, le campus devrait subir un véritable lifting. Sélectionné parmi 46 candidatures, le pôle universitaire de Bordeaux a été retenu par le gouvernement dans le cadre de son plan national de rénovation immobilière des universités. Celui-ci appelé «Opération campus» prévoit à priori un budget conséquent de 5 milliards d’euros afin de faire de dix domaines universitaires français des pôles d’excellence reconnus sur la scène internationale. D’ores et déjà, même si le projet bordelais ne sera remis au gouvernement qu’en novembre, de grandes lignes se dessinent. «Les universités de Bordeaux I et Bordeaux II seraient prioritaires pour une réhabilitation des locaux. Des agrandissements seraient envisagés pour accueillir de nouvelles équipes de recherche, par exemple dans les domaines des arts, de l’archéologie et de la Maison des Sud à Bordeaux III, de l’optique et des matériaux composites à Bordeaux I, des neurosciences et biosanté à Bordeaux II. Des collèges thématiques rassembleraient master, doctorants et chercheurs afin de créer ainsi une dynamique» indique Pierre Singaravélou, président du Pres, Pôle de recherche et d’enseignement supérieur, instance chargée de ce dossier. «D’une part, on va y gagner en cohérence dans l’offre de formation et de recherche, d’autre part, en améliorant le cadre de vie du campus, on va créer des quartiers urbains universitaires et non plus des quartiers ghettos coupés du centre ville et des Bordelais. Accroître l’attractivité d’un site universitaire est aujourd’hui essentiel si on veut attirer les meilleurs ». Dans sa lettre d’intention, le Pres a chiffré les besoins bordelais à 538 millions d’euros. La question reste : l’Etat s’alignera-t-il sur ce montant?
Marianne Peyri

vendredi, 30 mai 2008

Le tramway voit toujours plus grand

Dès demain matin, la ligne A du tram s’étend sur Lormont et met le cap sur Bassens et Carbon-Blanc. Trois nouvelles stations mises en service

Au fil des mois, le réseau de transport communautaire s’étoffe et s’étend plus avant vers les frontières de l’agglo. Ce samedi 31 mai marquera une nouvelle étape dans le maillage du territoire par les transports en commun. En effet, à partir de demain matin, la ligne A du tram va s’étendre sur Lormont et mettre le cap sur Bassens et Carbon-Blanc. Trois nouvelles stations seront mises en service depuis l’ancien terminus «Lauriers» à Lormont, la station «Mairie de Lormont», «Carriet» et «La Gardette Bassens Carbon-Blanc». Longue de 1,9 km, cette nouvelle extension a nécessité un investissement de 55 M d’euros. Il a en effet fallu aménager deux ouvrages remarquables, le pont de la Croix Rouge qui permet le franchissement tram et voiture de la côte de la Garonne et le pont du Mireport, au dessus de la rocade et spécifique au tram. Forte de cette nouvelle extension, la ligne A couvre 15,6 km d’un bout à l’autre, à savoir de «La Gardette Bassens Carbon-Blanc» à «Mérignac centre». Trois rames supplémentaires seront mobilisées pour cette extension, portant à 30 le nombre de rames opérationnelles sur la ligne A. Parallèlement, deux parcs relais sont mis en service au terminus de «La Gardette Bassens Carbon-Blanc». A Lormont, au sud de la rue du Grand Came, le parking compte 230 places automobiles et 40 emplacements vélos et peut accueillir indifféremment abonnés tbc et non abonnés. L’autre parking, d’une capacité de 170 places, est ouvert à Bassens, au nord de la rue du Grand Came. Il est quant à lui exclusivement réservé aux abonnés du réseau de transport. Enfin, comme toujours lors d’une extension de ligne, un petit-déjeuner, à base de produits bio ou commerce équitable sera servi aux usagers dans les trois nouvelles stations à partir de 7h et deux groupes de musiques animeront la nouvelle portion de ligne dès 9h.
SD

Bordeaux dans la cour des grandes

Les élus de l’agglo se sont félicités les uns après les autres hier de la sélection du Pres (Pole de Recherche et d’enseignement supérieur) Université de Bordeaux pour l’«Opération Campus». Bordeaux fait en effet partie des six premières universités retenues par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche qui affectera des fonds afin que les universités rénovent leur immobilier et accroissent leur visibilité internationale. Les quatre universités bordelaises ont présenté un projet organisant les enseignements en «collèges» (sorte d’écoles thématiques par discipline, ndlr). Il est aussi prévu de renforcer la vie de campus avec des logements pour les étudiants et chercheurs. Le dossier comprend aussi un volet «aménagement du territoire en lien avec les collectivités territoriales» (tramway). Cette sélection constitue une étape importante dans la construction de la nouvelle université de Bordeaux amorcée avec la création du Pres. Toutefois une deuxième étape commence pour la fac bordelaise qui va maintenant devoir ficeler son dossier afin de le présenter en novembre prochain. Les fonds qui seront attribués, devraient permettre à l’université de Bordeaux de renforcer sa place sur la scène internationale

Et douzième, non ?

Assurée de son maintien depuis un mois et de son nouveau nom pour la saison prochaine, l’Union SB-CABBG termine sa deuxième année en Pro D2 en goguette. Elle se rend demain à Aurillac pour l’avant-dernière journée. Comme il n’est jamais simple de jouer sans le moindre enjeu, les Girondins peuvent encore se donner deux objectifs : remporter une deuxième victoire à l’extérieur après un premier succès, tardif, à Blagnac, et finir à la douzième place devant Narbonne. Les Audois, qui reçoivent La Rochelle ce week-end, possèdent un point d’avance sur eux. Treizièmes depuis la mi-saison, les Unionistes restent sur une série de quatre victoires lors de leurs cinq dernières prestations. Financièrement, la douzième place n’est même pas plus attrayante que leur position actuelle puisqu’aucune prime n’est versée en fonction du classement final, et les recettes des droits télévisuels, contrairement au football, sont fixées avant le début du championnat. Dans leur entreprise, ils pourront à nouveau compter sur Nicolas Dospital, de retour de blessure, mais pas sur Grégoire Yachvili et Pascal Ancelin, victimes d’une entorse à la cheville. De son côté, Xavier Naulleau devrait être là pour la réception de Limoges le week-end prochain. D’ici là, les Girondins auront peut-être gagné un rang... à moins d’être superstitieux. N’ont-ils pas battu successivement Tarbes (28-13), Blagnac (19-13) et Béziers (25-13) en leur laissant à chaque fois treize points ? Sauf que la semaine dernière, ils n’avaient accordé que... douze points à Montde- Marsan (16-12).
Guillaume Balout

Scènes par centaine

C'est en terres atypiques à Langon que s'ouvre la 7ème édition des Scènes d'été ce soir avec le plus français des chanteurs cubains Raul Paz. Dans ce cadre, de 14h à 16h, et à l’occasion des 10 ans du label Daqui, une table ronde « Production discographique et action culturelle » réservée aux professionnels, se tiendra au Centre Culturel des Carmes suivie de concerts gratuits. L'évènement se veut aussi éco-responsable, de la préparation jusqu’à l’éclairage, sans oublier le transport ou la gestion des déchets. Cet opus marque "un véritable changement", selon Philippe Madrelle, président du Conseil Général de la Gironde, organisateur de la manifestation qui affiche à son compteur pas moins de 51 festivals. Théâtre, contes, musiques actuelles ou classique... toutes les disciplines sont présentes. Comme chaque année, l'événement rassemble son lot de petits nouveaux : "A fl eur de rock" en août ou "les Grands crus musicaux" comme les incontournables "Reggae sun ska", "hauts de Garonne", "Fest'arts" ou le plus urbain "Chahuts". "La culture est indissociable du tourisme dans ce département. Sachant qu'une dizaine de milliers de Girondins ne partent pas en vacances, ces rencontres constituent donc une sorte de tourisme social", insiste Philippe Dorthe, conseiller général du canton de Bordeaux Nord. Certains seront tout de même contraints de rester chez eux. "40 % des 552 communes participent à l'opération, c'est moins qu'auparavant en raison des échéances électorales", regrette Philippe Madrelle.
Carine Caussieu
Raul Paz+Mamar Kassey ce soir à 20h30 au parc des Vergers à Langon, entrée libre. Rens www.sndt.gironde.fr

jeudi, 29 mai 2008

Bordeaux retenue dans le plan Campus

L'université de Bordeaux fait parmi des 6 premiers projets retenus par le plan Campus de rénovation des facs. Au total, 19 universités seront retenues et un investissement total de 5 milliards d'euros est prévu.

Ce sera sans Diarra

Au moins, Laurent Blanc pourra compter sur un joueur de plus à la reprise de l’entraînement des Girondins de Bordeaux le lundi 30 juin au Haillan. Titulaire mardi face à l’Equateur (2-0), Alou Diarra a fait partie hier des sept joueurs de la pré-liste des Bleus, avec Mickaël Landreau, Julien Escudé, Philippe Mexès, Mathieu Flamini, Hatem Ben Arfa et Djibril Cissé, que Raymond Domenech a décidé de ne pas emmener à l’Euro en Autriche et en Suisse dans moins de deux semaines. «Je suis encore dans l’émotion», a simplement commenté le patron de l’équipe de France qui avoue avoir vécu lors de son annonce «le plus sale moment» de sa carrière de sélectionneur. «Il y a des moments où, même si les liens affectifs sont forts, le côté professionnel doit prendre le pas.» Engagés dans la (périlleuse) aventure en Corée du Sud en 2002, Ulrich Ramé et Christophe Dugarry restent donc toujours les deux derniers joueurs du club aquitain à avoir participé à une phase finale de Coupe du monde ou de Championnat d’Europe des nations. Joueur de champ le plus utilisé cette saison avec les Marine et Blanc, Alou Diarra, 27 ans et 13 sélections dont la finale du dernier Mondial, n’a pas résisté à la concurrence de Patrick Vieira, Claude Makelele, Jérémy Toulalan et Lassana Diarra à la récupération. Les surprises de la liste des 23 sont venues des postes de gardien de but, avec le Marseillais Steve Mandanda, et d’attaquant, avec le Stéphanois Bafétimbi Gomis, qui ne détiennent qu’une sélection.
Guillaume Balout (avec AFP)

Ziani devant une page blanche

Le grand public avait laissé Libourne/Saint-Seurin sur deux lourdes défaites en Ligue 2 face à Amiens (2-5) et Montpellier (0-5). Stéphane Ziani a assisté à la première d’entre elles mais n’a pas renoncé, deux semaines et une descente en National plus tard, à s’engager une saison avec le club des bords de l’Isle comme entraîneur. A 36 ans, le successeur de Didier Tholot est novice dans le métier, ou presque. «J’ai épaulé mon beau-frère à La Baule en DH», lâche, dans un sourire, celui qui s’est adjoint les services de Thierry Oleksiak, plus expérimenté. «J’espère ne pas seulement être le titulaire du DEPF», estime l’entraîneur d’Aurillac (CFA) la saison passée en référence à son diplôme d’entraîneur que ne possède pas encore l’ancien milieu de terrain des Girondins. «La notion de staff a vraiment évolué ces derniers temps. Je suis conscient de tout ça.» Ziani et Oleksiak, les Blanc et Gasset des Pingouins ? «Il n’y a pas un n°1 et un n°2», assure le nouvel homme fort du club girondin dont l’objectif est de «figurer le mieux possible en National.» Sa première tâche sera de recomposer un groupe qui comptera une dizaine, voire une quinzaine, de nouveaux joueurs. «Il y a plein de gens qui aiment le club et sont prêts à lui donner un coup de main», estime le président Bernard Laydis, citant à la volée Marseille, Nantes, Caen mais aussi Bordeaux, un voisin qui semblait jusque-là très éloigné.
GB

22 la revoilà ?

Le collectif pour le retour de la ligne de bus 22 ne veut pas se fier à la rumeur qui annonce le retour de cette ligne dès le 2 juin

Reviendra, reviendra pas ? Le Collectif pour le retour de la ligne 22 marche sur des oeufs. «Il y a une rumeur selon laquelle le bus 22 reviendrait le 2 juin», explique Guillaume Tallec, patron du Bistroquet cours de l’Yser et cheville ouvrière du collectif qui se bat depuis plusieurs mois pour le retour de cette ligne de bus. «Mais c’est faux. Si elle revient ce sera peut-être deuxième quinzaine de juin ou même après. Rien n’est gagné !» Le collectif craint en effet que ses troupes se démobilisent en croyant que le combat est gagné. Alors il repart à l’attaque. Hier, il a affiché les 5533 signatures recueillies dans le quartier et au-delà. «Notre pétition a recueilli plus de signatures que certains conseillers généraux lors des dernières élections», note Guillaume Tallec. En revanche, le courrier envoyé à Vincent Feltesse, le président de la Cub, reste lettre morte. Pour le collectif, il suffirait de 50 000 € pour que cette ligne de bus soit remise en service. «Qu’est-ce que 50 000 € au regard du budget transports de la Cub, à la sécurité routière, au désarroi des personnes âgées, à la désertification du quartier. Le bus 22 transportait 610 000 personnes chaque année.» Du côté de la Cub... rien de neuf. Aucune décision n’aurait semble-t-il été prise jusqu’à présent. En revanche, le conseil de la communauté urbaine qui se réunit demain matin pourrait être l’occasion d’évoquer les péripéties de la ligne 22, puisque les transports et les comptes de Tbc sont à l’ordre du jour. Mais ils faudrait pour cela qu’un élu se charge de mettre les pieds dans le plat.
Sébastien Marraud

Opération escargot à la bordelaise

Opérations escargot des routiers et agriculteurs pour protester contre la hausse du prix des carburants, manifestation des pharmaciens, la journée d’hier a été trés marquée socialement à Bordeaux

Le 28 mai 1968, les grévistes se multiplient et le mouvement social en Gironde se durcit. 40 ans plus tard, même si l’ampleur du phénomène est loin d’être égalée, le mouvement de protestation est lui aussi monté d’un cran dans le département. En effet, après les pêcheurs, ce sont les agriculteurs et les routiers qui se sont engagés hier à leur tour, dans des actions de protestation contre la flambée des prix du pétrole. A l’appel de l’Unostra, l’Union nationale des organisations syndicales des transporteurs routiers, les mêmes qui avaient soutenu la semaine dernière les pêcheurs à Arcachon, de nombreux camionneurs ont mené des opérations escargot sur la rocade bordelaise avec la participation de militants de la fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA). Le matin, vers 7 h, une quarantaine de camions, véhicules agricoles et voitures, s’était répartie dans les deux sens de circulation de la rocade provoquant plusieurs kilomètres d’embouteillage. Rebelote l’après-midi, à partir de 15h30, où une trentaine de véhicules divers a ralenti à nouveau la circulation sur la rocade intérieure, dans un seul sens cette fois-ci. Leur action, doublée de conditions météorologiques déplorables, a occasionné en fin d’après midi des kilomètres de bouchons.
La journée d’hier a également été marquée par la manifestation des pharmaciens et étudiants en pharmacie. Ils étaient 250 selon la police, 500 selon les organisateurs, a protester dans les rues de Bordeaux contre un projet de réforme de la Commission européenne visant notamment l’actionnariat des officines et la vente libre de médicaments. Répondant à l’appel de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), les manifestants en blouse blanche ont défilé derrière une banderole proclamant «Tombez malade aujourd’hui, demain ce sera trop tard». «Nous protestons contre l’ouverture du capital des pharmacies, laissant la porte ouverte aux grands groupes, et contre la vente de médicaments hors des officines, qui risquerait d’entraîner la fermeture des plus petites pharmacies», a déclaré Véronique Martin-Ruiz, pharmacienne en Gironde.
Stella Dubourg avec AFP

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