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vendredi, 23 mai 2008
"Non aux 41 ans"
Entre 25.000 (selon les syndicats) et 8.000 (selon la police) salariés du public comme du privé, retraités, étudiants et élus ont défilé hier dans les rues de Bordeaux, dans le cadre de la journée de mobilisation sur les retraites. Ponctué d’explosions de pétards et de feux d’artifices ou rythmé par des groupes de percussions, le cortège s’est étendu derrière une banderole proclamant «Non aux 41 ans, Oui à l’augmentation des pensions». Dans le cortège, où sont présents de nombreux salariés d’entreprises privées, notamment Ford, Aventis ou EADS, résonnent des slogans tels que : «Rien n’est à eux, tout est à nous, tout ce qu’ils ont, ils l’ont volé» ou encore : «La retraite, on s’est battu pour la gagner, on se battra pour la garder». A l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, 4 vols Bordeaux-Orly et 4 vols Orly-Bordeaux ont été annulés en raison des grèves, ainsi qu’un vol Bordeaux-Nantes et un vol Nantes-Bordeaux.
13:59 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Grève, Social, Retraites, Bordeaux
Derniers buts avant fermeture
Amateurs de sport, voici votre dernier week-end de championnats de la saison. Ensuite, vous n’aurez que l’Union SB-CABBG, en goguette dans son championnat de Pro D2, pour vous distraire.
Handball : le MHB et le miracle
Assurées de se maintenir dans l’élite depuis le week-end dernier, les Mérignacaises ont terminé le championnat de Division 1 par une victoire mercredi contre Vesoul (36-26). La préparation idoine avant son déplacement à Oldenburg demain en finale retour de la Challenge Cup. Dimanche, le MHB s’était lourdement incliné (31-25) à Bordeaux contre une équipe allemande tout simplement plus forte et plus aguerrie. Mais qui avait célébré son succès de manière «mal placée et démesurée» d’après Thierry Vincent, l’entraîneur girondin revanchard.
Rugby : voilà le modèle montois
Pour l’antépénultième match de l’Union SB-CABBG, qui deviendra l’Union Bordeaux-Bègles la saison prochaine, la formation girondine reçoit Mont-de-Marsan demain. Troisième de Pro D2 à trois journées de la fin, la club landais est la surprise de cet exercice et devrait se qualifier pour les demi-finales d’accession en Top 14. Surtout en cas de victoire au stade de Musard. L’Union, treizième et sûre de se maintenir mais qui se souvient de l’utilité de l’excellente deuxième partie de championnat des Montois la saison dernière, aura cependant tout intérêt à faire bonne figure.
Football : les 18 ans en vue
Alors que les professionnels des Girondins de Bordeaux profitent de leurs vacances estivales, les jeunes du club achèvent leur saison ce week-end. Et ont de quoi en remontrer à leurs aînés. L’équipe des moins de 18 ans sera au stade de France en lever de rideau de la finale de la coupe de France entre Lyon et le PSG pour y disputer la finale de la coupe Gambardella contre Rennes. A cette occasion, l’entraîneur Philippe Lucas peut compter sur les deux professionnels que son Gabriel Obertan et Henri Saivet. Cet événement empêche les Marine et Blanc d’être présents au 25e Tournoi international de Talence au stade de Thouars. Douze équipes de 18 ans, dont Tottenham, Marseille, Monaco ou Toulouse, briguent la succession des Portugais de Chaves.
Guillaume Balout
11:33 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sport, Gironde
1 entreprise sur 3 dans l’illégalité
L’opération de lutte contre le travail illégal menée sur la foire de Bordeaux a porté ses fruits. Sur les 180 entreprises contrôlées, plus du tiers ont présenté une anomalie. 51 procès-verbaux ont été dressés
Après le concert de Jenifer à la patinoire en début d’année et la grande braderie Rip Curl dans les Landes, l’Urssaf a mené une nouvelle opération d’envergure le 7 mai dernier sur la Foire International de Bordeaux afin de lutter contre le travail illégal. Une vaste opération qui a mobilisé les Urssaf d’Aquitaine, la direction régionale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, la police aux frontières, les services vétérinaires et les services d’hygiène de la mairie de Bordeaux. Au total, près de 80 inspecteurs sont intervenus simultanément auprès d’exposants de secteurs bien ciblées. En première ligne, les cafés-restaurants, les vendeurs de piscine, d’automobile, de campings-cars et de mobil-home, les assos, les professionnels du meuble ou les sociétés de gardiennage. Des secteurs d’activités choisis en fonction des risques qu’ils présentent en matière de travail illégal, dans l’environnement spécifique d’une foire exposition. Au total, 180 entreprises ont été passées au crible et 626 salariés ont été contrôlés. «36,46% des entreprises vérifiées ont présenté une anomalie», souligne Philippe Salieges, directeur général de l’Urssaf Gironde. «20 procès verbaux ont été dressés pour travail dissimulé et 31 pour défaut de déclaration préalable à l’embauche (DPAE)». «Le travail dissimulé est un délit et dans ce cadre la peine maximum encourue est de 3 ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende», précise Domenach, substitut au procureur de la République de Gironde. Outre les DPAE non effectuées, les agents mobilisés ont rencontré des situations relevant notamment du travailleur indépendant non immatriculé, de divergences entre les déclarations des salariés sur leur date d’embauche et la date déclarée sur la DPAE ou encore d’entreprises étrangères ayant embauché en France sans déclaration. «C’est la première fois que nous mettons autant de moyens sur la Foire», souligne Philippe Salieges. Pour une première, c’est plutôt carton plein. «Quand on voit qu’un entreprise sur trois est en infraction, on voit que ce genre de contrôle est opportun», ajoute la substitut du procureur. Face à l’ampleur du phénomène, nul doute que l’Urssaf multipliera ce type d’opération à l’avenir. Et ce d’autant plus que la saison estivale s’annonce et qu’elle sera bien remplie. Epicuriales, fête du vin, fêtes de Bayonne...
SD
11:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Urssaf, Foire, Social, Bordeaux
Une maison mobile dans les quartiers
La maison éco-citoyenne itinérante qui rend visite aux Bordelais dans leur quartier constitue un nouvel outil au service du développement durable
Comment réduire son empreinte écologique ? Comment faire des économies d’énergie ? Comment diminuer et mieux recycler ses déchets ? Depuis mardi, la maison écitoyenne itinérante a entamé sa tournée des quartiers bordelais.Ce dispositif qui vient compléter la maison éco-citoyenne provisoire qui a ouvert ses portes au public le 22 avril dernier dans un des galets du jardin botanique de la Bastide, (en attendant son ouverture définitive en juillet 2009, quai Richelieu), a pour but d’aller à la rencontre des Bordelais afin de les écouter et de les informer. A l’image de la maison provisoire, cette structure mobile constitue un véritable lieu d’échanges, d’animations et de sensibilisation à l’écologie urbaine et au développement durable. Les thématiques de l’eau, de l’énergie, des déchets et de l’éco-construction peuvent être abordées. Elle accueille elle aussi des expositions, des ateliers et des animations pour inciter les plus jeunes aux pratiques du développement durable. Des permanences d’experts sont également mises en place pour conseiller les habitants et les accompagner dans leur démarche. C’est aussi un centre de ressource et de documentation où il est possible de dénicher des des réponses concrètes et pratiques sur les comportements à mettre en place au quotidien en matière d’écologie. La maison mobile a débuté son périple par le quartier du Grand Parc avant de rejoindre la semaine prochaine les Aubiers. Elle circulera ainsi dans les quartiers bordelais jusqu’au 25 octobre 2008 après une interruption estivale. Stella Dubourg
Le parcours de la maison itinérante : Du 20 au 24 mai : Grand Parc, Parvis du centre d’animation. Du 27 au 31 mai, Les Aubiers, près de la bibliothèque. Du 3 au 13 juin : Chartrons, près du skate parc.
11:29 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecologie, Bordeaux
jeudi, 22 mai 2008
ETA cueilli au coeur de Bordeaux
Quatre membres présumés de l’organisation séparatiste basque ont été interpellés mardi soir cours de la Marne. Dont «Thierry», considéré comme le chef de l’appareil politique et militaire
«Une 407 avec quatre hommes en costumes s’est garée sur la voie de bus, raconte un témoin. De l’autre côté, il y avait une vingtaine de voitures banalisées. Des hommes cagoulés et armés de mitraillettes sont sortis. On a entendu trois coups de bélier puis plus rien. Ils sont restés une bonne heure puis ressortis avec trois hommes et une femme cagoulés qui criaient en basque sur le trottoir». Le quartier de la Victoire, des Capucins et plus particulièrement le Cours de la Marne ont été sous haute surveillance depuis mardi soir et toute la journée d’hier. Mardi vers 23 h 30 les policiers de la BRI (brigade de recherche et d’intervention) de Bayonne et leurs collègues de la sous-direction antiterroriste (SDAT, de la direction centrale de la police judiciaire), sont intervenus dans un T2 du cours de la Marne. Ils ont interpellé Javier Lopez Peña, dit «Thierry», 49 ans, décrit par le ministre de l’Intérieur espagnol comme «la personne qui a le plus de poids politique et militaire de la bande terroriste ETA». Les enquêteurs espagnols le soupçonnent en effet d’avoir torpillé le «processus de paix», notamment en commanditant l’attentat spectaculaire de décembre 2006 à l’aéroport de Madrid (2 morts) par lequel l’ETA avait de facto rompu son «cessezle- feu permanent» décrété en mars de la même année. Avec lui, trois autres membres présumés de l’organisation séparatiste basque ont été arrêtés. Dans cet appartement, les policiers ont notamment découvert dès mardi soir quatre armes de poing et, à proximité, deux véhicules volés portant de fausses plaques d’immatriculation. Hier matin, les quatre membres présumés d’ETA, trois hommes et une femme, ont été ramenés dans l’immeuble par les enquêteurs qui effectuaient une perquisition qui a duré toute la journée. Il sont arrivés Cours de la Marne vers 10 h 45 à bord de quatre véhicules différents. Trois d’entre eux, deux hommes et une femme, avaient le visage dissimulé sous leurs vêtements et le quatrième avait le visage découvert. Ils ont crié «Vive ETA» et «Vive le Pays Basque libre» en langue basque avant de pénétrer dans l’immeuble
SM avec AFP
06:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ETA, Bordeaux, Terrorisme
Des créations qui déménagent
A cheval entre la fin de la saison et le début des festivals d'été, les rencontres théâtrales d'Eysines entament leur 12ème édition demain. Avec un changement de taille. Car le théâtre Jean-Vilar étant en travaux dans le cadre de la construction d'une nouvelle médiathèque, c'est au Vigean, réaménagé pour l'occasion, que les RTE élisent domicile pendant plus d'une semaine avec 11 représentations. A l'origine, la vocation du festival visait à aider des petites compagnies girondines qui ne trouvaient pas de salles pour se produire. Entre temps, la plupart d'entre elles sont devenues grandes. Du coup, la formule de la manifestation a été corrigée l'an passé comme l'explique Camille Jellowicki, une des organisatrices. "L'idée actuelle est de faire rencontrer entre elles des troupes locales et extérieures, et de proposer une partie de leur répertoire pour montrer un aperçu de leur travail". Cette année, la compagnie Cano Lopez de Tours a donc été invitée pour présenter ses dernières créations sur Garcia Lopez en alternance avec celles de Frédéric Maragnani. Leurs pièces mélangent d'autres disciplines comme la danse ou la musique. Mais on attend également avec impatience la pièce de l'Opéra Pagai, "80% de réussite" où des adultes sont appelés à rejouer leur rentrée des classes dans une école. "L'autre grande nouveauté réside dans le théâtre de rue qui permet aux habitants d'Eysines de participer à différents spectacles". "Le Grand Restaurant" notamment proposera une dégustation de saynètes. Eysinais, vous êtes prévenus...
Carine Caussieu
Rencontres théâtrales d'Eysines, du 23 au 31 mai, salle du Vigean, 5-12€. Renseignements: 05.56.16.18.10
05:25 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Eysine, Théâtre
mercredi, 21 mai 2008
Cantines : grève au menu
La grève annoncée pour demain dans la fonction publique devrait essentiellement toucher la restauration scolaire et le trafic ferroviaire. Le point à Bordeaux et en Gironde
La grève de la fonction publique notamment pour la défense des retraites prévue demain touchera principalement les services de restauration scolaire et la SNCF.
• Ecoles
Dans les écoles, ce sont essentiellement les personnels administratifs qui seront en grève. Les cours ne devraient donc pas être perturbés, mais il n’en sera pas de même pour la restauration scolaire. A Bordeaux, la mairie, qui a testé le service minimum dans 4 des 98 écoles de la ville lors de la grève du 15 mai dernier, étend son expérience à 6 écoles dont 3 écoles maternelles (Charles Martin maternelle et élémentaire, Point du jour, Nuyens, Cazemajor, Loucheur). Dans ces écoles, les enfants seront accueillis normalement. Les animateurs des centres d’animation de quartier seront sollicités pour les prendre en charge. De plus, Bordeaux annonce qu’elle assurera la prise en charge des enfants pendant l’interclasse du déjeuner dans la majorité des écoles ouvertes. Avec deux cas de figure : le service d’un repas chaud lorsque le personnel municipal sera suffisant ou une surveillance et l’intervention d’animateurs extérieurs pour permettre aux écoliers de pique-niquer.
• Tram et bus
Aucun mouvement de grève annoncé chez Véolia. Le réseau de la Cub devrait fonctionner normalement, même si des perturbations sont possibles en raison des manifestations qui se dérouleront en centre-ville.
• Trains
Le réseau TER sera le plus perturbé puisque la circulation sera très majoritairement assurée par des bus (renseignements sur www.ter-sncf.com et au 0800 872 872). Sur les grandes lignes il y aura 12 TGV au départ de Bordeaux pour Paris (entre 6 h 59 et 19 h 47) et 13 dans l’autre sens (entre 6 h 10 et 19 h 50). Deux aller-retour sont prévus entre Paris et Hendaye et entre Bordeaux et Lille. Du côté des corails, il n’y aura que des Bordeaux-Marseille (3 aller-retour) et aucun train de nuit. Enfin, en ce qui concerne les Corail Intercités, sont prévus 2 aller-retour Bordeaux-Nantes, Bayonne-Toulouse et La Rochelle-Nantes (renseignements au 0805 90 36 35).
SM
10:12 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Grève, Ecole, Cantine, Retraites, Bus, Tramway, SNCF
La vie en Croze
Toute en modestie mais plus à l'aise avec son image, Pauline Croze s'apprête à revenir en terres girondines. L'interprète de "T'es beau" passe avec brio le défi du second album sur lequel elle collabore notamment avec Arthur H.
Selon vous "Un bruit qui court" est un tournant dans votre carrière?
Parler de "carrière" est un peu exagéré. C'est un terme qui s'utilise quand on est vieillard, or, je ne suis sur le devant de la scène que depuis 3 ans. Mon premier album ayant connu un beau succès, c'est un joli chemin que je prends.
Votre actualité, c'est aussi la deuxième édition du Festival entre filles le 13 juin, comment vous êtes-vous retrouvée dans ce projet?
Le fait que cela se déroule entre filles ne m'intéresse pas plus que ça puisque je considère que la musique est unisexe. En revanche, pour partager un plateau, je suis toujours partante. J'ai rencontré Loane et j'ai entendu parler de Soko mais je vais découvrir les autres artistes en ce jour de chance, un vendredi 13 ! J'avoue que j'ai un côté ours dans sa caverne, un peu plus d'ouverture ne me ferait pas de mal...
Vous souhaitez pourtant rompre l'image de fille fragile que vous véhiculiez...
Tourner un clip reste encore très difficile pour moi dans la mesure ou je ne suis pas comédienne. J'ai l'impression d'être gauche, donc mes derniers clips reposent moins sur moi toute seule. Mais sur scène, c'est différent, je me mets même à danser!
Vous reconnaissez-vous dans la catégorie chanson française?
Je connais mal ce domaine, effectivement. Pour moi, cela manque de groove, je suis plus touchée par les musiques noires africaines, et la nu soul américaine.
Propos recueillis par Carine Caussieu
Festival entre filles les 12 et 13 juin à Barbey, 20€ par soir
06:10 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Croze, Chanson, Festival, Barbey
mardi, 20 mai 2008
Blanc : «Ça va être plus difficile»
Il s’est présenté hier au château du Haillan comme en ce 8 juin 2007, jour de son intronisation à Bordeaux, démarche alerte et mains croisés dans le dos. Avec cette fois-ci une deuxième place en Ligue 1 au palmarès de sa première saison comme entraîneur. Satisfait de son bilan, Laurent Blanc demeure néanmoins très exigeant vis-à-vis de son groupe mais aussi de sa hiérarchie pour confirmer en championnat et ne pas passer à côté de la Ligue des champions.
Pour votre première comme entraîneur, est-ce que vous vous êtes régalé cette saison ?
J’ai pris énormément de plaisir, oui. Pour être honnête, je ne pensais pas que Bordeaux ferait une si belle année, même si on avait des atouts.
Comme le fait d’arriver à la tête d’une équipe peu remaniée avec des joueurs qui se connaissent bien.
Avec Jean-Louis (Gasset, son adjoint), on a eu la chance d’arriver dans un grand club français. L’environnement est très favorable, surtout pour débuter. Il y a des personnes qui sont là depuis très longtemps. On a rapidement noué des contacts avec elles, ce qui n’est pas toujours facile avec des gens de Bordeaux !
Quel a été votre principal apport ?
On a eu un discours basé sur le jeu. On a remporté l’adhésion du groupe car les actes ont suivi les paroles. Ensuite, on savait que le niveau des joueurs était bon. Il fallait des recrues capables d’apporter de l’impact physique. Ensuite, on a eu de la réussite en début de championnat. On s’est donné les moyens de l’avoir. Il faut oser les choses.
Comment se présente la saison prochaine ?
Ça va être plus difficile. La concurrence - je pense à Marseille, Monaco, Paris - fera tout pour éviter les mêmes erreurs que cette saison.
Comment Bordeaux doit-il appréhender la Ligue des champions ?
Un jour, un de mes entraîneurs m’a dit : «J’ai mis très longtemps à comprendre comment on pouvait espérer gagner la Ligue des champions.» La Champion’s league, c’est une autre planète. Tactiquement, je la jouerai différemment qu’en championnat. Les meilleurs seront sur le terrain. Le turn over pourra se faire en coupe de France ou en coupe de la Ligue.
Où Bordeaux doit-il encore progresser ?
Quand je disais à un moment que mon équipe manquait de caractère, ce n’était finalement pas tout à fait vrai. Cette saison, Bordeaux a plutôt réagi que fait subir l’adversaire. Mais si on veut atteindre le haut niveau, il faut se mettre en position de patron. D’où le besoin de trouver les recrues adéquates... Oui. Il faut augmenter nos qualités techniques et tactiques. Mais le mental, c’est bien aussi. Vos priorités sont un défenseur latéral et deux milieux de terrain. Y a-t-il aujourd’hui des pistes sérieuses ? On a des idées mais les autres clubs ne dorment pas. Et je ne crois pas qu’on ait de l’avance. Il doit y avoir des fuites puisque vous avez les mêmes que nous (1)... L’objectif est de doubler les postes. On souhaite renforcer le secteur défensif. Au milieu, avec le départ de Francia et la blessure de Jussiê, on n’a eu aucune solution réelle cette saison. Je voulais avoir des recrues qui aient déjà l’expérience de la Ligue des champions : on ne pourra pas. On devrait prendre des joueurs en devenir. Au total, ça représenterait trois ou quatre joueurs supplémentaires par rapport à l’effectif actuel. Mais si on veut rivaliser avec Lyon, il n’y a pas que le domaine sportif qui doit faire des efforts. C’est tout le club qui doit suivre. J’estime qu’il faut se donner des chances de se battre pour la deuxième place en championnat et de bien figurer en Ligue des champions. J’ai toujours tenu un discours très clair.
Avez-vous réussi à convaincre vos dirigeants ?
C’est mitigé... Prenez Lyon. J’ai joué contre ce club en deuxième division. Un jour, il a pris un gros risque en misant beaucoup sur un joueur, Sonny Anderson, et ça a marché. Il vous reste un an de contrat avec les Girondins.
Qu’est-ce qui pourrait vous faire partir cet été ?
Personne n’est à l’abri mais je n’ai pas été contacté. En général, je suis respectueux de mes contrats. Mon travail est de monter une équipe compétitive. Aujourd’hui, toute ma concentration et ma motivation sont à Bordeaux. Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, semble vous apprécier... Lyon est un club qui ne se refuse pas. En France, neuf entraîneurs sur dix voudraient diriger ce club car on fait ce métier pour gagner des titres. Celui qui dit le contraire joue les faux cul.
Propos recueillis par Guillaume Balout
(1) Les noms de Yoann Gourcuff (Milan AC) et de Jérémy Ménez (Monaco) reviennent notamment dans les conversations.
06:00 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Blanc, Girondins, Football
«Créatures politiciennes» ou politiciens créateurs ?
La ville va allouer une enveloppe budgétaire aux adjoints de quartier. Une mesure innovante de
démocratie de proximité pour la majorité. L’opposition crie à la manoeuvre politicienne
«La Mairie réduit de 46% sa participation aux programmes financés par le FDAEC (fonds départemental d’aide à l’équipement des communes) pour attribuer cette somme aux nouvelles créatures politiciennes de M. Juppé : les adjoints de canton. Sur l’enveloppe globale, c’est 15% en moins pour les investissements communaux. Moins pour l’équipement de la commune, plus pour le clientélisme !». Matthieu Rouveyre n’a pas mâché ses mots hier en conseil municipal. L’élu PS, qui comme à son habitude ne s’est pas fait d’amis au sein de la majorité municipale, a ainsi ouvert le bal d’une longue série de critiques de l’opposition bordelaise à l’encontre de la dernière mesure instaurée par le camp Juppé. Ainsi, après avoir mis en place des adjoints de quartier, le maire a annoncé hier, qu’il allait doter ces adjoints de proximité de nouveaux moyens. Pour se faire, un fonds d’intervention local va être créé permettant d’allouer aux adjoints une enveloppe budgétaire. Une enveloppe abondée d’une part par les crédits que la ville affectait jusqu’à présent dans le périmètre du FDAEC et d’autre part, par une enveloppe complémentaire de 100 000 €, soit environ 300 000€ pour 2008 répartis sur la base du critère du peuplement du quartier. «Chacun aura ainsi de quoi amorcer la pompe», souligne Hugues Martin, adjoint au maire. Pour l’opposition, la manoeuvre consiste surtout à organiser une concurrence stérile entre conseillers généraux et adjoints de quartier. «Cette stratégie fumeuse a pour but de concurrencer les conseillers généraux de gauche et de donner de vrais pouvoirs à vos adjoints», insiste Matthieu Rouveyre. Des critiques infondées selon la majorité. «Je ne vois pas en quoi la fonction de conseiller général serait affectée. Le FDAEC continue d’exister et notre fonds est complémentaire et vous permettra de disposer de crédits supplémentaires tant dans l’équipement que dans le fonctionnement», rétorque Hugues Martin. «Il ne faut pas installer la mauvaise foi dans ce dossier. Il s’agit d’une nouvelle manière de gouverner la ville au plus près des intérêts des quartiers», a indiqué Jean-Louis David, adjoint de quartier. Le point dans quelques mois.
Stella Dubourg
05:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mairie, Budget, Bordeaux, Quartiers

