« lun 21 avr - dim 27 avr | Page d'accueil | lun 18 aoû - dim 24 aoû »

mercredi, 30 avril 2008

Forte mobilisation mais... dans la discrétion

Les deux derniers mois ont été cruciaux pour la candidature de Bordeaux au titre de capitale européenne. Si bien que 2013 était sur tous les fronts en avril : des stands se sont incrustés à l'Escale du livre, aux portes ouvertes du ballet de l'Opéra et durant Agora, la biennale d'architecture. Un mois décidément chargé puisque l'équipe a également lancé deux concours : un à destination des enfants (dessins et slogan) et un autre photo "cultures dans ma rue" en partenariat avec l'Union Européenne. "Nous sommes entrés dans la dernière phase : celle de la mobilisation du public", estime Brigitte Botte, de l'équipe Bordeaux 2013. Déjà fin mars, une délégation constituée d'une équipe du TNT et de représentants de la coopérative artistique Pola et d'Arc en rêve est partie tâter le terrain en Slovaquie, autre pays choisi pour 2013. Les projets envisagés avec chacune des villes font d’ores et déjà l’objet de nouvelles sessions de travail qui permettront d’affiner avant le mois d’août 2008 (date de rendu du dossier) "les axes forts d’une collaboration franco-slovaque". Demain, alors que Bordeaux 2013 installe ses quartiers à la Foire Internationale de Bordeaux, d'autres responsables du projet s'envoleront pour Liverpool, capitale de la culture 2008. Mais nous n'en saurons pas plus, veille internet des concurrents oblige. "Marseille a déjà récupéré notre boîte des passions", justifie Mme Botte.
Carine Caussieu
Les visiteurs pourront retrouver Bordeaux 2013 sur les stands respectifs de ses partenaires : au Salon de l’Environnement "le jardin au naturel", dans le Hall 1 "Bordeaux, ma ville à vélo", au Salon de l’Agriculture à la "Ferme d’Aquitaine" et au village du festival "Viva".

mardi, 29 avril 2008

Lecteur vs consommateur

Bien qu'écrite il y a dix ans, "Coeur de cible", la pièce de Guy Baret, jouée dès ce soir à la Lucarne semble toujours d'actualité. Elle entraîne le spectateur au cœur du journal "L'Arc en ciel" et plus précisément dans le bureau du directeur de la rédaction, sous fifre du PDG du titre, un certain Carnot. Car Baret, ancien éditorialiste à l'Aurore, France-Soir et chroniqueur au Figaro, épingle surtout les patrons de presse. La pièce commence d'ailleurs quand Bernard, le directeur annonce à Eric, le rédacteur en chef, un changement de formule du journal pour toucher le coeur de cible, à savoir le cadre supérieur. Et par la même occasion qu'il doit quitter la rédaction. Mais l'arrivée de la directrice des finances et du marketing (anciennement employée dans le secteur de la pompe hydraulique) et surtout de l'expert des mentalités, plus proche du gourou, change la donne. Pourri jusqu'au cou, Bernard opte pour un support de dépêches AFP et traque même les chômeurs, qui lisent plutôt les petites annonces à défaut des encarts publicitaires. "Il est arrivé la même chose à Guy Baret. On lui a même dit que le journal avait "100 000 lecteurs de trop". Sauf qu'avec cinq enfants, il a refusé les indemnités et a enchaîné les postes à tous les services pendant des années" dévoile Claude-Adèle Gonthié. C'est après l'avoir entendu à la radio parler de son livre "Confessions d'un journaliste lamentable", que la metteuse en scène s'est intéressée à lui. La critique sur le milieu est acerbe et souvent véridique. Citons par exemple la scène de la conférence de rédaction ou il est question de la rubrique internationale : "1500 morts dans une émeute au Sri Lanka ? C'est trop loin", lance le directeur. Bien sûr, toute ressemblance avec des faits existant est fortuite...
Carine Caussieu
Ce soir et demain à 21h au théâtre l'Oeil-la Lucarne, 10-12€.

Ils retrouvent les cours du mercredi

A défaut de s’être rapprochés de Lyon pour le titre, les Girondins de Bordeaux auront volontiers troqué leur participation acquise en coupe de l’UEFA contre une qualification directe en Ligue des champions samedi après leur match nul contre Nice (0-0). La C1, cette compétition où les Marine et Blanc restent sur deux victoires face à Galatasaray et au PSV Eindhoven la saison dernière, mais aussi sur une élimination dès la phase de poules. La certitude de disputer cette épreuve permet d’abord de contourner l’écueil, par exemple, d’un FC Barcelone au troisième tour préliminaire au retour des vacances... Elle dote également le club aquitain de près de 30 millions d’euros - 15 de prime de l’UEFA et 14 de la LFP pour son classement -, une manne très appréciable qu’il avait par ailleurs réclamée, en partie, l’an passé après la victoire sur tapis vert de Toulouse à Nantes qui avait notamment permis aux Haut-Garonnais de décrocher la troisième place. Ces retombées financières ne seront pas de trop pour un Laurent Blanc débordant d’ambition. L’entraîneur girondin a peu d’estime pour les saisons de transition et les années d’apprentissage. En juillet dernier, un mois après son arrivée à Bordeaux, il s’était impatienté de ne pas voir arriver les cinq recrues qu’il avait demandées, poussant ses dirigeants à l’action. Cette fois-ci, il attend un groupe enrichi quantitativement et qualitativement, rien que ça...
GB

Après le calme déjà la tempête

La démission du maire du Bouscat de son siège à la Cub suscite l’indignation du Modem girondin et remet en question l’équilibre communautaire

La sérénité constatée lors de la dernière réunion du conseil de Cub ne serait donc qu’illusion ? Il semble en effet que derrière l’apparente accalmie de vendredi au sein de l’assemblée communautaire, une tempête gronde. L’ouragan s’est formé vendredi quand Patrick Bobet, maire UMP du Bouscat, a présenté sa démission d’élu communautaire à Vincent Feltesse. Un geste mûrement réfléchi qui n’a pas été du goût de tout le monde. En effet, cette démission va avoir pour conséquence d’entraîner une nouvelle délibération du conseil municipal du Bouscat et la désignation incontournable de quatre représentants communautaires issus de la majorité municipale (le 5 mai). Et bien sûr, Patrick Bobet compte bien être de ceux-là mais cette fois sans Bruno Asseray, chef de file du Modem au Bouscat et conseiller communautaire sortant. Pour le Modem, cette démarche d’éviction est «inadmissible». «Elle est d’autant plus stupéfiante qu’aucun grief, notamment en terme de loyauté et de respect des accords passés ne peut être fait à Bruno Asseray», souligne Joan Taris, délégué départemental du Modem Gironde. Reste que, malgré tout, dans le camp de Patrick Bobet, on reproche à Bruno Asseray d’avoir voulu faire cavalier seul en annonçant jeudi soir dans une lettre ouverte son intention de créer un groupe politique Modem autonome à la Cub. « Un débat a en effet eu lieu au sein du Modem pour savoir s’il fallait ou pas créer un groupe autonome à la Cub. Mais au terme des discussions, vendredi matin, une courte majorité s’est dégagée en faveur du scénario Communauté d’Avenir», précise Joan Taris qui ajoute que «cette expression autonome n’aurait en aucun cas remis en cause la solidarité avec Alain Juppé au sein de la Cub». Toujours est-il que si Patrick Bobet va au bout de sa démarche, le Modem promet qu’il n’en restera pas là. «La présence comme élu à la Cub de Bruno Asseray n’est pas négociable. Son éviction entraînerait de très lourdes conséquences sur la configuration politique de la ville du Bouscat et de la Cub». Au sein du conseil municipal du Bouscat, cela placerait les élus Modem au sein de l’opposition. «Ce qui ferait 12 élus d’opposition sur 35 et rendrait à mon avis la ville difficilement gouvernable». Sur le plan communautaire, cela remettrait sur le tapis la création d’un groupe Modem autonome. Mais pour Joan Taris, «on n’en est pas encore là. Au delà de l’attitude irrationnelle de M. Bobet et du sectarisme qu’elle révèle, nous attendons maintenant un geste fort d’Alain Juppé quant au respect des accords passés sans quoi nous serions face à un vrai problème politique».
SD

lundi, 28 avril 2008

Chaban-Delmas prêt à rallumer le feu

Johnny Hallyday fêtera en 2009 ses 66 ans : l’occasion d’envisager une ultime tournée "M'arrêter là" par les stades de l'Hexagone. Les Bordelais ne sont pas en reste avec un passage en juin à Chaban-Delmas. L'organisateur de la manifestation, Michel Goudard nous en dit plus.
Quelques mots sur cette tournée...
Il s'agit de la première et dernière tournée d'adieu dans ce type de lieux comme les stades. Après, Johnny ne raccroche pas totalement, il a des projets de théâtre et de cinéma. Tout ce qu'on sait, c'est que cette nouvelle production sera à la hauteur de ces shows.
Bordeaux constituait un passage obligé pour l'artiste ?
Il y a toujours une énorme demande, que se soit à la patinoire ou au stade, de la part d'un public très particulier qui ne se déplace que pour lui. Et puis cela fait 30 ans que je travaille avec Jean-Claude Camus, donc cela a été plutôt aisé de réitérer sa venue. Quant au concert de juillet 2003, il a été élu par les fans de l'artiste sur Internet comme "l'accueil le plus attentionné pour les spectateurs." Malgré la canicule, nous avions opté pour un important service médicalisé avec des centaines de milliers de litres d'eau.
Justement, le stade n'est pas forcément adapté à ce genre de manifestation...
Nous avions essuyé les plâtres d'un gros spectacle au stade en 2003. Il possède l'avantage d'être en centre-ville mais demeure vétuste. L'accès n'est pas non plus prévu pour le matériel de tournée car Johhny, c'est une grande entreprise qui tourne avec 8 camions. Alors on démonte ce que l'on peut. Une chose est sûre, le soleil se couchera sur les gradins..
Propos recueillis par Carine Caussieu.
Concert samedi 20 juin 2009 à 19h au Stade Chaban-Delmas, 49-120€. Locations Box Office au 05.56.48.26.26

Football/Que personne ne bouge

Le Bordeaux-Nice de samedi inaugurait cette série de matches printaniers avec les yeux rivés sur la pelouse et les écouteurs vissés dans les oreilles pour épier la concurrence. Virtuellement à trois points de Lyon quand le sextuple champion de France était mené à la mi-temps par Caen, les Marine et Blanc n’ont finalement pu faire mieux que leur rival pour le titre. Quatre longueurs séparent toujours les deux équipes mais la réserve de points s’est étiolée, à neuf unités. Bordeaux a en revanche assuré sa qualification directe en Ligue des champions après le match nul de Nancy hier à Valenciennes.
Le scénario
Bien organisés et séduisants, les Niçois montrent d’honorables intentions et Ederson tente sa chance de loin (3e). L’expulsion sévère de Jeunechamp, après un tacle sur Wendel (31e), ne les affaiblit pas outre mesure. Du moins jusqu’à ce que Cavenaghi accumule les opportunités... mais pas les tirs cadrés. En première mi-temps, ses deux tentatives à l’entrée de la surface rasent le poteau de Lloris (19e, 22e). En seconde période, sa malchance se teinte de frustration, ravivant le souvenir douloureux de Jean-Claude Darcheville aux 30 000 spectateurs du stade. Il sera averti, et suspendu pour le dernier match à domicile de la saison contre Sochaux, après un but refusé pour avoir emmené le ballon avec un bras collé au corps (75e). Pire, dans l’ultime minute avant le temps additionnel, il trouve le poteau et le gardien azuréen doit plonger dans les pieds d’Alonso. N’est pas Micoud qui veut... Entre-temps, les coéquipiers de l’attaquant argentin avaient largement cotisé au fond d’occasions manquées. Fernando, supposé occuper le côté droit, le premier avec un retourné acrobatique trop écrasé après un centre de Bellion (12e), puis avec une frappe lourde et lointaine claquée par Lloris (35e). Bellion (49e, 58e), Wendel (60e) ou encore Micoud (65e) échouent à leurt tour. Même Diawara, monté sur un coup franc d’Alonso, n’aura pas récompensé une prestation prometteuse par une tête smashée au pied du poteau de Lloris (85e).
Le zoom
Laurent Blanc assurait ne pas s’être mis au courant du résultat de Lyon pendant le match ? Très bien. Alors louons l’esprit combatif de ses joueurs, très pressants mais stériles durant toute la seconde période. En faisant rentrer successivement Alonso, Chamakh et Obertan, l’entraîneur girondin alignait pas moins de sept joueurs à vocation offensive dans le dernier quart d’heure.
Guillaume Balout

Certains pions peinent encore à se placer sur l’échiquier

Tandis que chaque élu et groupe politique tente de trouver sa place sur le nouvel échiquier communautaire, certains ont encore du mal à se positionner dans la partie

Une trentaine de dossiers inscrits à l’ordre du jour et à chaque fois, la même conclusion du président de la Cub, «Il en est ainsi décidé». Cette phrase que Vincent Feltesse a fait sienne, a clos la présentation de chaque vote de l’assemblée communautaire vendredi matin. Une réunion sans surprise, totalement vide de toute contestation ou affrontement entre les différents partis. Ainsi, conformément à l’accord de coopération signé entre la droite et la gauche, chacun aura respecté les règles du jeu. Seuls peut-être, les communistes auront eu le sentiment de rester quelque peu en marge de la partie. En effet, alors que l’ordre du jour avait en grande partie pour objet de désigner les représentants au sein des différentes commissions de la Cub, le PC s’est senti mis à l’écart. «Comme dans le précédent mandat, certaines responsabilités restent interdites aux élus communistes», s’est insurgé Max Guichard, chef de fil du PC à la Cub. «Une fois de plus, le PC ne compte aucun représentant au sein des organismes Aquitanis, Sivom Rive Droite ou So.Co.Gest et nous ne comprenons toujours pas la nature de ces interdits». Une réflexion qui a fait sourire Vincent Feltesse. «Il n’y a aucun interdit», a indiqué le président avant d’ajouter : «je suis désolé, je n’ai pas réussi à convaincre les autres maires». Quant aux élus Verts, si aucun n’est intervenu vendredi, la tension au sein du groupe, et notamment entre Gérard Chausset, élu de Mérignac fraîchement désigné président des Verts à la Cub, et Pierre Hurmic, ancien président et chef de fil des Verts bordelais, était toujours aussi perceptible. «Je ne me retrouve toujours pas dans la façon dont cette affaire (accord de coopération : ndlr) a été négociée. Il était important selon moi de passer d’une intercommunalité de guichet à une intercommunalité de projets. Mais malheureusement nous sommes restés à une intercommunalité de guichet au profit des maires», souligne Pierre Hurmic qui a clairement marqué ses divergences et qui, comme il l’avait annoncé, a demandé à être apparenté au groupe des Verts. «Je vais voir comment ça évolue», ajoute l’élu bordelais qui n’écarte toujours pas la possibilité de quitter définitivement les Verts de la Cub. Quant au cumul des mandats reproché à Gérard Chausset, le report déposé par Isabelle Haye, déléguée verte de Mérignac auprès des instances de son parti, est en cours. «Il faut que les Verts appliquent les règles qu’ils prônent pour les autres. J’espère qu’on sera irréprochables là dessus», insiste Pierre Hurmic. De son côté, Gérard Chausset n’a pas l’air inquiet. Affaire à suivre.
Stella Dubourg

Toutes les notes