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jeudi, 03 juillet 2008
Le swing de la Fortune
Un peu tombé dans les oubliettes après son éviction de TF1, Christian Morin écume pourtant les clubs de jazz du monde entier. L'ex-speaker sera ce week-end à Monségur avec Robin McKelle. On a vu pire !
Christian Morin has-been pour le PAF ? N'empêche, cet amoureux de Mériadeck, est reconnu par ses pairs pour ses talents de clarinettiste avec son groupe Art Trio. L'ancien étudiant des Beaux-arts de Bordeaux revient non loin de sa ville natale pour sa première prestation à la 19ème édition des 24h du swing de Monségur.
Comment est née votre passion pour la clarinette ?
Mon père voulait absolument que j'apprenne un instrument de musique. Le père d'un copain étant professeur de clarinette, j'ai essayé de copier tout ce qu'il faisait. Petit à petit, nous avons constitué un quartet de jazz et appris sur le tas. La preuve, j'ai même reçu des pommes de terre dans la figure lors du bal de la Croix Rouge à Coutras ! Plus tard, nous avons pu créer le festival de jazz d'Andernos. À l'époque où le racisme persistait en Amérique, les musiciens noirs y étaient très bien accueillis. Ils nous ont enseigné la base.
Pourquoi avoir choisi de rendre hommage à Claude Luter ?
Claude Luter, c'est l'idole de mon adolescence. On peut dire que j'ai volé toutes ses mimiques. Et puis, je l'ai rencontré et j'ai beaucoup joué avec lui. Je l'ai même fait venir pour inaugurer un club de jazz. Lui rendre hommage près de Bordeaux me touche. Selon moi, ce musicien se situait au même niveau que Boris Vian, Sartre, Truffaut dans la mesure où il incarnait la renaissance d'après-guerre. La télévision n'a pas assez évoqué sa disparition. Comme j'étais sur scène au moment de ses obsèques, jouer samedi sera un moyen pour moi d'être à ses côtés.
Aujourd'hui quel est votre regard sur la nouvelle formule de "la Roue de la Fortune" ?
Dès la première vision de ce concept américain, j'ai compris que les vedettes de l'émission ce sont la mécanique du jeu et les candidats. Christophe Dechavanne se débrouille bien dans sa catégorie. Le bruit de la roue n'a pas changé. Après, le chien et la poupée ne sont pas forcément indispensables.
Propos recueillis par Carine Caussieu
24h du Swing dès demain à Monségur avec Robin McKelle,
10-30€. Résa : 05.56.61.89.40
19:25 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : festival, jazz, monségur, morin
Handball : Bègles pour une union d’agglo
Le handball féminin girondin est décidément en pleine mutation. Après la rétrogradation administrative du Mérignac Handball (MHB) en Division 2 le mois dernier et les rebondissements liés au projet d’union avec le CA Bègles (CAB) reporté à la saison 2009-2010, l’hypothèse d’un équipe féminine unique à l’échelle de l’agglomération bordelaise est aujourd’hui avancée par le club béglais, relégué pour sa part sportivement en D2. Elue lundi à la co-présidence, en compagnie de Gilles Boyer, de la formation au damier, Colette Béziat ira défendre cette idée à la commission qui se réunira à partir de septembre entre les dirigeants du CAB, du MHB et d’élus locaux. «On ne peut pas faire autrement», estime-t-elle, précisant qu’une union communautaire aurait l’avantage de drainer davantage de subventions des collectivités publiques et d’avoir à disposition un vivier de joueuses plus important. Encore faudrait-il avertir les clubs potentiellement intéressés, au premier rang desquels figure évidemment le MHB. Joint hier soir par téléphone, Serge David, le président mérignacais, n’était pas au courant de ce nouveau projet. «C’est toujours surprenant de l’apprendre des autres... De toute façon, il faut une union. Là, je n’en connais ni les tenants, ni les aboutissants. Mais est-ce que quelque chose qui ne s’est pas fait à deux se fera à quinze ?»
GB
07:05 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bègles, Mérignac, Handball, Union
Grand-Théâtre : Le foyer attend le printemps
En pleine restauration, le grand foyer ou foyer Gérard Boireau du Grand Théâtre de Bordeaux devrait retrouver tout son lustre d’ici au printemps prochain
Salle annexe située au-dessus du vestibule d’entrée et donnant sur la place de la Comédie, le grand foyer, renommé dernièrement Gérard Boireau, voit se succéder, depuis l’été dernier, des spécialistes de la restauration. Boiseries, plâtres, peintures et dorures sur bois font l’objet de mille attentions et d’un véritable travail chirurgical de leur part. Tous s’emploient à redonner du faste à cette salle de 1800 m2, dégradée par les ans et restée telle que Charles Burguet l’avait conçue entre 1865 et 1870. Seul le plafond, évoquant Apollon entouré des dieux de l’Olympe et de muses et peint par William Bouguereau, avait en effet eu droit à une restauration. De forme ovale, ornée d’encorbellements et de colonnes s’inspirant du style des temples gréco-romains, cette salle à l’acoustique exceptionnelle due à la structure de bois qui l’enveloppe devrait donc après 22 mois de travaux retrouver sa fraîcheur d’origine. Au-delà de la réfection des peintures et des dorures, des travaux d’électricité et de mise aux normes de sécurité viendront en coulisses parfaire et moderniser la salle. Les orifices inesthétiques du chauffage à air pulsé disparaîtront et le plancher du comble, refait, permettra une meilleure isolation. Afin de mener à bien cette restauration chapeautée par le maître d’ouvrage, Michel Goutal, plusieurs partenaires financiers ont dû s’associer pour dégager un budget de 376 000 €. Près de la moitié de cette somme sera fournie par la ville de Bordeaux, 13% par l’Etat et le reste, 150 000 € par la Fondation du Patrimoine qui a signé, le 20 juin dernier, une convention de mécénat avec le groupe Total, investi désormais dans plusieurs projets de restauration du patrimoine français.
Marianne Peyri
07:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Opéra, Théâtre, Restauration, Bordeaux
Football : Alonso comme Webster ?
Alejandro Alonso est visiblement peu pressé de prolonger avec les Girondins de Bordeaux. Alors que ces derniers lui proposent aujourd’hui d’aller au-delà de son contrat qui expire en juin 2009, l’Argentin fait tarder sa réponse. A moins qu’il ne se considère libre de signer ailleurs en vertu de l’arrêt Webster, du nom de ce joueur écossais qui a modifié la législation sur les transferts le 31 janvier dernier. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) autorisait alors le défenseur des Hearts of Midlothian à résilier unilatéralement son contrat et à s’engager avec Wigan, sans sanction et surtout sans indemnités de transfert, en rachetant les mois de salaire restants qu’il devait aux Hearts. Cette jurisprudence est réservée aux joueurs de moins de 28 ans ayant passé, au minimum, les trois dernières saisons dans le même club - clause dite de stabilité - hors prolongation de contrat. Soit un scénario tout à fait envisageable pour Alonso, 26 ans dont les trois derniers à Bordeaux. «Le TAS prend des décisions uniques car il y a des éléments particuliers à prendre en compte», estime cependant Alain Deveseleer, le directeur général des Girondins qui dément tout lien de cause à effet entre la volonté de prolonger le contrat de son milieu de terrain et la menace d’un départ précipité. «S’il se contentait simplement de racheter sa dernière année de contrat, on ferait valoir le fait qu’on a acheté ses droits fédératifs pour le faire venir, qu’il y a eu des commissions d’agents et qu’il a pris de la valeur chez nous.» Geraldo Wendel, autre joueur de l’effectif bordelais auquel une prolongation de contrat a été formulée, n’est pas concerné, n’ayant évolué que deux ans en Gironde.
Guillaume Balout
07:00 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Football, Girondins, Alonso, Webster
Bordeaux-Québec :même ligne verte
Le maire de Bordeaux a tenu hier à Québec une conférence sur « l’exemple bordelais » en matière de développement durable.
Répondant à l’invitation du maire de Québec, Régis Labeaume, Alain Juppé a animé hier à Québec une conférence sur « Les défis de la ville durable : l’exemple bordelais », dans le cadre du 400è anniversaire de la fondation de Québec. « Certes nous avons fait de nombreuses choses en matière de développement durable mais il reste encore beaucoup à faire », a reconnu en préambule le maire de Bordeaux, . Une intervention qui tombait à point nommé puisque Québec mène actuellement une réflexion sur son réseau de transport et que les deux villes jumelles semblent partager les mêmes préoccupations en matière de développement durable. « Nous sommes en train d’organiser nous mêmes la destruction des équilibres naturels qui nous permettent d’y vivre », a poursuivi Alain Juppé. « Face à cette situation, il nous faut agir au niveau planétaire mais aussi au niveau local car c’est au niveau des villes que l’essentiel des choses se passe». Afin d’illustrer son propos, le maire s’est appuyé sur les différentes actions mises en place à l’échelle bordelaise dans ce domaine. « Nous nous sommes attaqués aux transports avec pour objectif de diminuer le nombre de voitures en centre ville. Pour ce faire, nous avons construit 45 km de tramway en moins de 10 ans. C’est une réussite car nous enregistrons aujourd’hui 30% de voitures en moins dans le centre ville et une nette amélioration de la qualité de l’air » a indiqué l’élu bordelais avant de compléter ses propos avec la mise en place de navettes électriques, la multiplication du nombre de rues piétonnes et la politique instaurée en faveur des vélos. Le maire a également fait référence à la charte d’écologie urbaine votée plus récemment par le conseil municipal, à l’élaboration d’un agenda 21 mettant notamment l’accent sur la mise en conformité de l’habitat ou encore à la gestion des déchets. « Tous les quartiers de Bordeaux et toute la Cub seront équipés et opérationnels à la fin du premier semestre 2009 » a précisé Didier Cazabonne, adjoint au maire et membre de la délégation bordelaise présente à Québec. Enfin, le maire de Bordeaux a profité de l’occasion pour faire un petit tour d’horizons des projets durables actuellement à l’étude. Le dossier des éoliennes qui avait été mis sur la table par Alain Juppé lors de la campagne électorale a notamment été évoqué. Nous avons également en projet la pose de panneaux photovoltaïques sur les grands équipements publics, comme le parc des expositions et l’installation d’hydroliennes sur la Garonne ». Un projet conduit sous l’œil attentif de Marc Lafosse, l’organisateur de la traversée de Bordeaux à la nage.
Stella Dubourg, à Québec
05:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Quebec, Juppé, Ecologie, Anniversaire

