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mercredi, 02 juillet 2008

TnBA : retour vers le futur

Suite de notre tour d'horizon de la programmation 2008/2009 des principales salles de l'agglomération bordelaise avec le TnBA et ses "Futurs proches, passés recomposés"

Les abonnés et les curieux du TnBA se sont massés la semaine dernière dans la grande salle pour découvrir la saison 2008-2009. Une cinquième année orchestrée par le duo Coconier-Pitoiset. Les spectacles de 2008 ont attiré près de 58 500 spectateurs, un score qui hisse l'ancien théâtre du port dans les 5 premiers rangs des centres dramatiques du réseau national. "Nous sommes devenus une grosse boutique", admet Dominique Pitoiset.
• Danse : on savait la structure moins portée sur la chose mais là on frôle carrément la pénurie avec moins de spectacles consacrés à la discipline cette année. Heureusement, le très beau ballet "Amjad" d'Edouard Lock sauve la mise en mars. "Il est de plus en plus ardu de trouver des danseurs qui dansent" ironise Richard Coconier.
• Théâtre : La saison commence avec la dernière création de Blanloeil qui réunit Jean-Luc Terrade et Renaud Cojo avec "Dracula". Plus tard, une flopée de classiques avec Shakespeare, Beckett, Musset, et Tchékov, qui verra la contribution sur scène des élèves de la première promotion de l'Ecole Supérieur de théâtre de Bordeaux Aquitaine. Sans oublier une adaptation moderne des Essais de Montaigne (photo).
• Travaux : La grande salle sera fermée au mois d'avril jusqu'à la rentrée 2009. Les représentations seront dans la plupart des cas rapatriées dans la cour sous chapiteau
• Festival : La rentrée verra le retour de Mira "le sud insolent", florilège de la création contemporaine en provenance des voisins de la péninsule ibérique avec un nouvel invité cette année : la scène argentine, à grande tradition théâtrale. Les spectacles seront suivis tous les soirs d'un cabaret. En revanche, la manifestation "Aquitains contemporains" disparaît. "Ce n'est pas comme ça qu'il fallait prendre les choses, la création n'est pas divisée entre les aquitains et les autres. Il existe plutôt des propositions d'hommes et de femmes", souligne Pitoiset.
• Scène foraine : Les enfants seront à l'honneur. La part belle est faite aux formes foraines puisque le TnBA accueille pour la 4ème reprise un spectacle d'Aurélien Bory (Taoub), mais aussi les fils du cinéaste Forman, les réinventeurs de Gaff aff et en fin de saison un hommage aux clowns d'Auguste.
Carine Caussieu
Abonnements sur www.tnba.org

Bordeaux fête sa ville jumelle

Alain Juppé est à Québec jusqu’à vendredi pour célébrer les 400 ans de la ville canadienne

Hier, à 21h (3h du matin heure française), la délégation bordelaise conduite par Alain Juppé est arrivée à Québec afin de célébrer le 400e anniversaire de la ville jumelée à Bordeaux depuis 46 ans. Après une première mission universitaire, sociale et scientifique en mai dernier, ce nouveau déplacement revêt un caractère plus festif et protocolaire. Ainsi, pour ce premier jour outre atlantique, et après avoir été reçu par le maire de Québec, Régis Labeaume, Alain Juppé assurera une conférence sur un thème qui lui tient à cœur, «Bordeaux et les défis du développement durable». La délégation rencontrera ensuite le premier ministre de Québec avant d’accueillir le «Belem», le navire école français parti de Bordeaux le 18 mai dernier, en présence de Ségolène Royal et de Jean-Pierre Raffarin. L’occasion également de remettre le parchemin bordelais au maire de Québec et les 400 messages des choristes de la capitale girondine adressés à leurs correspondants québécois. En soirée, les élus assisteront à l’extraordinaire spectacle son et lumière du «Moulin à Images» de Robert Lepage consacré à l’histoire de la capitale québécoise. Enfin, demain, journée officielle commémorative et point d’orgue des festivités, l’ensemble de la délégation, élus et membres du conseil municipal des enfants, rendront hommage à l’explorateur Français Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec le 3 juillet 1608.
Stella Dubourg, à Québec

Roller Air : éviter la gamelle

Les membres de l’association Roller Air, qui organisent samedi et dimanche un championnat de France de roller street à Bordeaux, ne savent plus à quel saint se vouer. Tout est prêt pour la manifestation sauf... la buvette, leur principale source de revenus. Alors qu’ils veulent l’installer au pied du Skate Park, la CUB, en vertu de la «Charte Corajoud», sorte de code de bonne conduite entre les usagers des quais, s’y oppose et propose que ce «village du championnat» soit dressé sur l’esplanade pavée, un peu plus loin. A la mairie de Bordeaux, on n’a pas d’avis sur la question. «La mairie nous a dit lundi que le plan d’implantation n’était pas un problème», explique Michaël Tirat, salarié de l‘association. Sauf que la municipalité attendra ce matin pour rendre un avis ferme et définitif. «La commission communale des manifestations publiques se réunira demain dans la matinée (ndlr : ce matin) et rendra son avis dans la foulée», assure-t-on à la mairie. Si son «village» n’est pas installé au pied du Skate Park, Roller Air craint avoir des soucis pour boucler son budget de 16 000 €.

Les abeilles sont de retour

Chassées par le frelon asiatique, les abeilles viennent de réintégrer le Parc Bordelais et devraient être réintroduites au Parc Rivière ainsi qu’au Jardin Botanique au printemps prochain

Depuis le printemps dernier, il y a des ruches au Parc Bordelais. Ces derniers temps, les abeilles avaient déserté la ville, attaquées de toutes parts. En effet, les adversaires de ces «mouches à miel» ne manquent pas : en premier lieu le frelon asiatique mais aussi un parasite appelé varroa, bon nombre de pesticides, sans oublier la pollution urbaine. Anne Walryck, adjointe au maire chargée de la politique du développement durable, a mis en place un partenariat avec deux associations d’apiculteurs tenues de gérer la réimplantation de ruches dans plusieurs parcs et jardins de la ville. «Notre objectif est de réintroduire l’abeille noire, une espèce locale, dans les parcs de Bordeaux, dans un souci de biodiversité. Au delà des ruches, nous prévoyons une politique de sensibilisation et d’animation à destination des écoles ainsi que des dégustations» explique-t-elle. Si l’expérience est concluante, l’opération s’étendra au Jardin Public, au Parc de la Béchade et au Parc Floral. Raymond Saunier, président de Ruchers Ecoles des sources à Cestas et Secrétaire national de l’Union Nationale de l’Apiculture française se veut optimiste : «Notre association s’occupe depuis le printemps des ruches du Parc Bordelais. Nous assurons l’entretien, le suivi et des cours hebdomadaires qui permettent d’observer leur évolution. Pour lutter contre le frelon asiatique, des réducteurs d’entrée ont été posés afin que ces prédateurs ne puissent plus pénétrer à l’intérieur des ruches. Il faut savoir que les abeilles ont un rôle pollinisateur de grande ampleur : pas moins de 70% d’espèces d’arbres fruitiers doivent être pollénisées afin de se reproduire.» Un message également relayé par Daniel Barnier, président du Groupement des apiculteurs du libournais : «Nous attendons le feu vert de la Mairie afin de réintroduire dès février 2009, au moins deux ruches au Parc Rivière et trois au Jardin Botanique. Il est temps que les gens prennent conscience de l’utilité des abeilles.» En attendant le printemps prochain, les agents et membres du personnel attribués aux espaces verts reçoivent d’ores et déjà une formation à l’apiculture.
Mathilde Curien

Piazza : «Travailler la masse»

Adjointe aux Sports d’Alain Juppé depuis sa dernière réélection à la mairie de Bordeaux, Arielle Piazza fait le bilan de quatre mois d’un travail qui doit aboutir à l’augmentation d’événements sportifs à Bordeaux ainsi que celle de la pratique du sport de masse.

Avez-vous suivi l’Euro de football qui s’est achevé dimanche ?
Le problème, c’est qu’il faut vivre sa ville. Dimanche, j’étais sur un bateau pour la Traversée de la Garonne et encourager 370 sportifs.
Est-ce qu’un Euro est une compétition qui irait bien à Bordeaux en 2016 ?
Je suis dans une perspective d’événementiels évidente dans la mesure où ça draine des envies. Un Euro, c’est une belle image sportive. ça fait rêver. Ce n’est pas un événement à mettre de côté.
D’où la nécessité de construire un nouveau stade...
Il faut se mettre en chantier pour une candidature valable. Ce qu’on propose aujourd’hui, c’est le stade Chaban-Delmas que j’apprécie énormément mais qui n’est pas aux normes. On est dans un chantier de réaménagement avec la rénovation des loges, le relooking des tribunes, un tunnel plus adapté, une couverture partielle du toit, etc. Tout cela est actuellement à l’étude.
La commission Séguin, chargée de faire un état des lieux des infrastructures pour la candidature de la France à l’Euro 2016, ne s’est pourtant rendue sur aucun site existant et pencherait exclusivement pour des enceintes modernes.
Je crois qu’il faut réfléchir paralèllement à la construction d’un grand stade mais je pense que c’est plus aux Girondins de porter ce projet. La ville ne peut pas en être l’instigateur. Il y a des priorités. Aujourd’hui, c’est une salle de spectacles au Lac.
Le commission doit rendre ses préconisations en octobre. Qu’en attendez-vous ?
Si on a son accord, on aimerait aller jusqu’au bout de notre idée. Elle nous a demandé des transformations qu’il faut envisager pour voir si on est pas mieux placé qu’un autre projet qui doit concerner les clubs et les partenaires financiers. Ensuite, il faudrait mettre les deux projets en balance.
Qu’en pense Jean-Louis Triaud, le président des Girondins qui était votre co-listier ?
Je lui fais confiance. C’est quelqu’un de visionnaire et de passionné qui fait véhiculer une bonne image de Bordeaux. Je pense qu’il est très capable d’avoir ce projet entre les mains et qu’il en a envie. A lui de s’en donner les moyens.
L’entreprise Vinci vient de lancer un programme de construction d’équipements sportifs. Avez-vous des contacts avec elle ?
Non, aucun. J’en suis aujourd’hui avec mes réflexions sur le stade Chaban-Delmas.
Toujours sur les infrastructures, où en sont les projets autour du Palais des sports et du Stadium ?
Il faut redonner au Palais des sports sa vocation première. C’est quelque chose qui devrait bien être avancé avant 2010. J’y verrai bien une maison des sports à plusieurs étages. Il faut pour cela solliciter les adjoints de quartier. Quant au Stadium, on pourrait y faire ce qu’on ne fera pas au Palais des sports. Nous sommes en train de réfléchir pour voir comment y accueillir des événements mais aussi comment les Bordelais pourraient l’utiliser. Développer la pratique sportive, cela implique d’avoir des sites, des équipements, des stades. A la rentrée, nous allons faire une évaluation club par club en regardant la compétence de l’encadrement, les manques, le contenu du projet sportif avec des contrats d’objectifs pour aller vers une augmentation de licences et des performances.
Les contrats d’objectifs sont rarement populaires auprès des clubs qui demandent de l’argent pour réaliser des performances, et non l’inverse.
Ce ne sera pas lié aux performances mais au projet sportif. Les contrats d’objectifs iront plus dans la formation que dans la performance.
Quitte à manquer de clubs dans l’élite de leur discipline ?
Ce n’est pas grave. Il faut qu’on se donne les moyens de travailler la masse. Fabriquer des équipes pour fabriquer des équipes ne m’intéresse pas du tout. Le haut niveau ne m’intéresse que lorsqu’il résulte d’un travail de formation.
L’idée de contrats d’objectifs, est-ce un office municipal du sport qui ne dit pas son nom ?
Je n’irai pas mettre ce genre d’étiquette. C’est sur le terrain que ça se passe. Il faut redistribuer les aides et les subventions de façon équitable.
Pendant la campagne des élections municipales, Alain Juppé souhaitait lier le Quai des sports, du 9 au 24 août, à un autre événement sportif de prestige...
On va d’abord évaluer les retombées de cette première édition, mais pourquoi pas, à terme. Aujourd’hui, nous avons très peu d’événementiels. En ce qui concerne l’opération Quai des sports, elle donne le ton de ma politique qui est le sport par tous et pour tous.
Comment appréhendez-vous le prochain classement des villes sportives de L’Equipe magazine qui avait classé Bordeaux à une médiocre 29e place sur 37 en septembre dernier ?
Déjà, j’aime beaucoup ce magazine. Je ne connais pas les critères de ce classement. Si c’est le nombre de licenciés, c’est bien. Si on n’est pas bien classé, il faudra travailler là-dessus.
Propos recueillis par Guillaume Balout

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