lundi, 14 juillet 2008

C'est les vacances

Bordeaux7 par en vacances. Nous aurons le plaisir de vous retrouver le mercredi 27 août !

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vendredi, 11 juillet 2008

Ne pas se trouver dépourvu, une fois l’été venu

Se détendre, se cultiver, faire du sport, faire la fête... C’est possible l’été à Bordeaux. Voici quelques idées pour passer ses vacances en ville

Vous restez à Bordeaux pendant les vacances ? Rassurez-vous en vous disant que ce sera un bon moyen d’éviter les bouchons... Et puis, même si l’été, Bordeaux n’est pas aussi animée que le reste de l’année, il y a encore largement de quoi s’occuper. Voici quelques exemples.
Se détendre
Pour prendre une bonne dose de chlorophylle, il y a dix parcs à Bordeaux. Donc largement la place pour se caler sous un arbre avec un bouquin ou faire une grosse sieste. Pour redécouvrir Bordeaux, rien de tel qu’une promenade à pied en ville. Deux petits livres qui proposent des circuits pédestres viennent de sortir. Ils sont en vente dans toutes les bonnes librairies. Pensez aussi aux promenades sur les bords de Garonne à la fraîche.
Sortir et se cultiver
Les musées de Bordeaux restent ouverts cet été. A voir également quelques expos, comme Présence Panchounette à l’espace Saint-Rémi et à Porte 2A jusqu’au 30 août. Pour le reste rendez-vous dans notre double page Festivals (pages 8 et 9).
Faire du sport
Pour sortir du classique footing dans les parcs, Bordeaux met en place du 9 au 24 août le Quai des Sports. Il sera possible de pratiquer tous les jours de 9h à 23h, une vingtaine de sports quai des Chartrons. Au programme : escalade, canoë, gym, boxe, foot, rugby, volley... Renseignements : 05.56.00.06.11.
Se baigner
En dehors des nombreuses piscines de l’agglo, deux plages vous tendent les bras : Bordeaux-Lac et Bègles-Plage (Plaine des sports). Ces deux plages sont surveillées tous les jours de 11h à 19 h. Autre possibilité lorsque l’on a entre 12 et 20 ans : aller à la vraie plage (Lège Cap Ferret, Le Porge, Lacanau, Hostens) pour 2€ avec le Bus-Plage. Les départs de Bordeaux, se font de la place des Quinconces et de la rue Terre de Borde. Renseignements : 05.56.99.57.72.
Faire la fête
Si vous aimez les indémodables, les bals des pompiers des casernes Ornano (Meriadeck) et Benauge (Bastide) sont faits pour vous. Ils auront lieu dimanche à partir de 21 heures. Et si vous n’en avez pas assez, nouveau bal le lendemain quai Richelieu (21h 30) avant le feu d’artifice aux couleurs de Bordeaux 2013 (21h30). Et si vous n’en avez toujours pas assez, rendez-vous quai Louis XVIII les jeudis, vendredis et samedis du 17 juillet au 17 août pour «Dansons sur les quais». Ce sont des initiations aux danses de salon, au rock, aux danses latines de 19h à 20h, suivies d’une soirée dansante (de 20h à minuit).
Occuper les enfants
Essayez Cap Sciences (Hangar 20), ça marche toujours, notamment avec l’expo «Au temps des Mammouths», jusqu’au 24 août. A voir aussi, le Jardin Botanique, ouvert et en accès libre de 11h à 18h. Pour les plus remuants, il reste le parc du Bourgailh à Pessac et plus loin, le Kid Parc et le parc de la Coccinelle à Gujan-Mestras.
Sortir de Bordeaux
Si vraiment vous avez envie de changer d’air sans aller trop loin, c’est le moment d’aller à Blaye, visiter la citadelle, fraîchement classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Profitez-en pour vous balader dans l’estuaire. Pour les amoureux des vieilles pierres, visitez le château de Montesquieu à Labrède ou poussez jusqu’à Saint-Emilion, elle aussi classée Unesco.

jeudi, 10 juillet 2008

Les assos remettent le couvert cet été

Les assos bordelaises se mobilisent afin d’assurer la continuité de l’aide alimentaire aux plus démunis lors des longs week-end du 14 juillet et du 15 août.

Chaque jour à Bordeaux, de nombreuses personnes démunies frappent aux portes des associations qui distribuent tout au long de l’année des denrées et produits essentiels, afin de pouvoir se nourrir et pourvoir aux besoins de leur famille. Une demande grandissante comme partout ailleurs, compte tenu de la hausse du prix des produits de base (farine, pain, céréales, riz), des produits laitiers et de l’augmentation constante du prix du pétrole. Toutefois, si les associations tournent à plein régime une grande partie de l’année, il s’avère qu’au moment de l’été les bénévoles partent eux aussi en vacances et que l’activité des associations diminue. Aussi, pour ne pas laisser de côté les plus démunis durant cette période estivale et notamment à l’occasion des deux longs week-end fériés, un dispositif d’urgence alimentaire a été mis en place cet été à Bordeaux pour la première fois. «Les organismes m’ont rapporté que durant ces week-end prolongés, plus les jours passaient et plus ils avaient du monde car les gens venaient pour manger. Je me suis alors dit qu’il fallait réagir car il est impensable qu’au 21ème siècle dans une ville comme Bordeaux, des gens aient faim et qu’on ne fasse rien», explique Nicolas Brugère, vice-président de CCAS à l’initiative de l’opération. Ce dispositif coordonné par le CCAS a pour particularité de regrouper l’ensemble des associations et organismes qui oeuvrent dans ce domaine. Le collectif CAUSE (Secours Catholique, Médecins du monde, Diaconat de Bordeaux, Foyer Fraternel et Emmaüs), St-Vincent de Paul/Pain de l’amitié, Solidarité 33, Halte 33, Croix Rouge Française, Banque Alimentaire, Samu Social, Secours populaire, terre Promise et le 115. Ainsi, les différentes associations bordelaises participant à l’opération ont décidé de mutualiser leurs moyens et leurs bénévoles pour apporter une réponse à l’urgence alimentaire lors des week-end du 14 juillet et du 15 août. En effet, sur ces deux périodes et sur trois jours, les 12, 13, 14 juillet et les 15, 16, 17 août, trois sites proposeront midi et soir des plateaux repas et sandwichs aux personnes qui ont l’habitude de fréquenter les sites d’accueil des associations. «Nous tablons environ sur 200 personnes par jour sachant que l’on risque, au fil des jours de recevoir de plus en plus de monde». Une opération rendue possible grâce à la participation de partenaires comme la Caisse d’Epargne Aquitaine-Poitou-Charentes, l’association «Envol» pour la préparation de plateaux repas et les grandes surfaces pour la fourniture de sandwichs via la Banque Alimentaire. «Les personnes qui se rendent régulièrement dans les lieux d’accueil sont invitées dans la mesure du possible à s’inscrire auprès du 115 de manière à pouvoir organiser au mieux les choses». Un bilan étape de l’opération sera réalisé fin juillet et une réunion sera mise en place début septembre afin de réfléchir à un prolongement du dispositif. «Nous mènerons également une réflexion sur le développement de nouvelles actions de mutualisation des associations».
Stella Dubourg

Urgences d’été


la halte de jour d’Emmaüs reste ouverte en juillet et août et le 115, le numéro à composer pour signaler toutes situations de détresse, reste en service. Enfin, pour ceux qui le souhaitent, il est désormais possible de se procurer auprès des assos une carte de Bordeaux indiquant les emplacements des différents points d’eau sur les lieux publics.

L'Aquitaine sur le podium

Cinq mois après sa défaite cinglante aux élections municipales de Bordeaux, Alain Rousset n’est pas rassasié par les bonnes nouvelles. «On a de bons chiffres, je suis fier du travail accompli», se félicite l’ancien candidat socialiste à la connaissance du document qui classe la région qu’il préside depuis 1998 au troisième rang national des régions les mieux gérées de France. Quand bien même cette étude ne retiendrait essentiellement que des critères financiers - l’endettement, la fiscalité ou encore le budget de fonctionnement -, et non économiques - l’emploi, l’aide aux entreprises, etc. «Tout est lié. Une gestion budgétaire stricte n’est possible que si elle est suivie d’un bon développement économique», estime celui qui est aussi président de l’Association des régions de France (ARF). «Une bonne gestion, c’est une affaire de services, pas de politique», nuance toutefois Dominique Ducassou, président du groupe UMP au Conseil régional d’Aquitaine. Lui, qui a collaboré à la rédaction du Livre noir des régions socialistes, préfère souligner le contexte général de hausse de la fiscalité régionale. «Ces dix dernières années, elle a beaucoup augmenté et contribué au désendettement mais les Aquitains n’en ont pas eu pour leur argent. De mon côté, je suis partisan de l’emprunt pour des investissements importants. Il y a de fortes chances que ça soit le cas pour le Zénith, par exemple.» Le député socialiste réplique en justifiant son recours à la fiscalité par des ressources régionales structurellement faibles dans ce domaine et des nouvelles compétences attribuées par l’Etat depuis 2003.
Guillaume Balout

Bientôt les villes et les départements

Depuis 2004, l’agence de notation Public Evaluation System établit le classement de plusieurs collectivités territoriales sur un modèle dit algorithmique qui rassemble les données financières collectées notamment auprès des ministères des Finances et de l’Intérieur. La prochaine évaluation concernera les villes de 5 à 10 000 habitants en octobre, avant les départements en 2009. En 2007, la Gironde n’était arrivée qu’à la 61e place.

mardi, 08 juillet 2008

Unesco : Blaye fait très Fort

Les sirènes ont hurlé hier à Blaye, pour annoncer une belle victoire : la citadelle et le verrou de l’estuaire (Fort Pâté et Fort Médoc à Cussac) ont en effet été classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Après Bordeaux l’an passé et Saint-Emilion il y a plus longtemps déjà, c’est un nouveau site girondin qui entre à la postérité. Blaye, qui appartient au Réseau des sites français de Vauban (1633-1707) a été retenu avec treize autres des 151 places fortes construites par Vauban, qui faisaient partie du dossier français présenté au comité de l’Unesco. Pour célébrer cet événement, Blaye a prévu une grande fête vendredi prochain, où toute la population de la communauté de communes du canton sera conviée. Après être devenu «site majeur d’Aquitaine» en 2003, Blaye, sa citadelle et Cussac font encore plus fort en décrochant le prestigieux et très convoité label Unesco.

Le petit doigt sur la couture du pantalon

Une jeune couturière dirige «A la Culotte de Saumur» un atelier de couture spécialisé dans les tenues militaires

Cela ressemble un peu à un conte de fées. Marie Delannoy originaire d’ Angoulême, débarque à Bordeaux en 2004 avec son CAP tailleur dame en poche, dans l’optique de décrocher un stage. Sa route va croiser celle de Pedro Perez, gérant de la boutique «A la culotte de Saumur», spécialisée dans la couture des tenues et accessoires militaires. Immédiatement, le courant passe entre l’homme et la jeune fille qui devient vite son élève. A la fin d’un second stage, Pedro a transmis à Marie tout son savoir-faire et ses secrets de fabrication. «J’apprécie énormément le côté traditionnel qui m’a été enseigné. L’aspect militaire oblige une exigence toujours à son comble et permet peu d’erreur», explique Marie. Il y a quatre ans, Pedro à l’aube de la retraite, lui annonce qu’il souhaite la voir reprendre sa boutique. «J’avais seulement 23 ans mais j’ai accepté. Autant avouer que ce n’était pas facile de faire sa place. Surtout en tant que femme.» L’établissement existe depuis 1950 et il a vu défiler quatre générations, uniquement composées d’hommes. De plus, la jeune femme a pour tâche de conserver les anciens clients de l’avenue Maréchal Joffre, puisque la boutique a changé de quartier et s’établit désormais rue de Cheverus, à deux pas de Pey Berland. «J’aime ce quartier et j’apprécie énormément la diversité de ma clientèle car elle ne me conforme pas qu’à un seul domaine». Et c’est le moins que l’on puisse dire, car si Marie confectionne énormément de montages de décorations militaires, elle reçoit également des commandes de galonnages d’uniformes mais aussi de restauration et même de confection sur mesure. Elles proviennent pour la plupart de militaires de carrière, de fonctionnaires d’Etat, de civils ou encore d’associations, établis dans toute la France, voire même à l’étranger. Ses rares moments de répit, Marie les passe encore et toujours à coudre, mais cette fois pour sa propre marque «Anna Morvestir». «Mes créations sont des vêtements avec un esprit d’antan, toujours avec cette ligne un peu militaire dans des volumes très maîtrisés. Pour résumer je dirais qu’il s’agit de baroque-chic». Une activité qu’elle souhaiterait à terme, développer davantage. Encore faudra-t-il que ses commandes militaires le lui permettent.
Mathilde Curien

lundi, 07 juillet 2008

Lège cap ferret : Les fêtards prendront le bus

Ce n’est pas nouveau, mais c’est toujours bon à savoir. Pour la neuvième année consécutive, et pour éviter que les soirées sur la presqu’île se terminent à l’hôpital (ou pire), la commune de Lège-Cap Ferret reconduit cette année son bus de nuit. Depuis le 5 juillet et jusqu’au 24 août (de 23 h à 4 h 30), la municipalité met à la disposition des Légeois-Ferret capiens et de tous ceux qui viennent passer des vacances ou une soirée «au Ferret», un bus circulant gratuitement toute la nuit. Avec des rotations toutes les 30 minutes en semaine, toutes les 15 minutes le week-end et 20 arrêts différents, le bus a transporté l’an dernier 60 000 passagers en 58 nuits. Alors qu’en 1998, 3 personnes étaient décédées, 6 avaient été grièvement blessées pour un total de 60 accidents sur les routes de la presqu’île. L’an passé, on a dénombré «seulement» un blessé grave et 5 accidents.

L’asso des riverains veut plus de PV

L’association présidée par Stéphane Pusateri estime que les automobilistes devraient être plus verbalisés

Stéphane Pusateri, le remuant président de l’association des riverains et résidents de Bordeaux, a présenté vendredi un dossier de 14 pages (!) sur la «politique du stationnement à Bordeaux». Le président et son association, qui ont rassemblée des chiffres de 1990 à 2007, estiment que «la police municipale bordelaise est sous-développée en terme d’effectifs». «1,49 euros, c’est la recette quotidienne d’une place de stationnement. Alors que la recette théorique quotidienne est de 18 euros, c’est moins que le tarif d’une heure de stationnement ! Cherchez l’erreur», assène Pusateri qui est convaincu que les agents verbalisateurs, les policiers municipaux et les recettes de stationnement sont insuffisants à Bordeaux. Pour l’association, le nombre des verbalisations est trop faible. «La «productivité» par agent est tombée à 20,05 PV/jour alors qu’elle était de 29,41 en 2002, contre une productivité de 50 à 100 PV par agent/jour à Paris», écrit Stéphane Pusateri dans son dossier.

Internet passe au feu vert

Lancé il y a deux mois par une Girondine, www.2et4rouesvertes.com est un site qui propose des petites annonces de véhicules écolos

L’idée ne semble pas révolutionnaire et pourtant, c’est bien un projet innovant et totalement inédit en France qui a germé dans l’esprit de Claire Bertin, jeune trentenaire du Taillan-Médoc. En cherchant à acheter une voiture «propre» d’occasion sur Internet, elle a constaté qu’aucun site complet n’offrait ce genre de service. Qu’à cela ne tienne, moins d’un an plus tard, 2et4rouesvertes.com voyait le jour. «En tant que maman, il me tenait à cœur de m’investir pour l’environnement. J’ai voulu sensibiliser les gens à l’ensemble des énergies renouvelables qui existent pour les véhicules. J’ai alors contacté un webmaster et créé mon propre site» raconte Claire. Le principe : des petites annonces de véhicules écologiques d’occasion mis en vente selon un code couleur bien précis : bleu pour les voitures électriques, vert pour celles fonctionnant au GPL ou au GNV autrement dit gaz liquide ou naturel, rouge pour les moteurs hybrides et jaune pour les bio-carburants. Pour mener à bien son projet, Claire a investi 6 000 € de ses économies personnelles dans l’élaboration du site. «2et4rouesvertes.com ne me rapporte pas encore de bénéfices, notamment parce que les annonces sont gratuites. Pour l’instant, je tente de le faire connaître mais à terme je compte bien inclure des bandeaux publicitaires, à tendance écologique toujours, afin de me rémunérer. J’ai même comme projet de développer le site au niveau européen dès septembre, car ce marché est beaucoup plus important.» Et Claire ne compte pas s’arrêter là. La page d’accueil du site est en passe de subir une transformation graphique et un nouveau logo est en préparation. Actuellement, 2et4rouesvertes.com est simple mais efficace avec l’indispensable «green touch» qui souligne le slogan «Roulez vert et moins cher». «L’écologie n’est pas uniquement une affaire de riches. C’est pourquoi il était temps qu’un site propose des véhicules propres d’occasion», résume Claire. A l’heure actuelle, 171 véhicules quatre roues et 25 deux roues sont en vente, dans une vaste gamme de prix allant de 1 000 à 45 000 € pour toucher tous les publics, en moyenne 300 visiteurs par jour. La prochaine étape pour cette jeune entrepreneuse ? «M’acheter enfin ma propre voiture écolo !» Les 6 000 € prévus pour cet achat ont en effet été entièrement consacrés à la création du site.
Mathilde Curien

Bordeaux et Québec : le pacte de la fraternité

Le déplacement de la délégation bordelaise à Québec a permis d’entretenir les liens qui unissent les deux villes jumelles mais aussi de tisser un nouvel accord de coopération pour l’avenir

C’est plutôt à l’aise et décontracté, un peu comme chez lui, qu’Alain Juppé est apparu durant toute la semaine dans le cadre du déplacement d’une délégation bordelaise à Québec pour célébrer les 400 ans de la fondation de la ville. Il faut dire qu’il connaît bien les lieux pour y avoir vécu et enseigné pendant une année. Mais les Québécois le connaissent bien eux aussi, ne manquant pas de le saluer sur son passage. Aussi, ce déplacement qui avait certes un caractère protocolaire, a revêtu un aspect festif et convivial. Il a ainsi pu visiter et profiter de quelques-unes des nombreuses expositions et animations québécoises. Parallèlement, le programme du maire prévoyait plusieurs rencontres avec de hautes personnalités québécoises. En premier lieu avec le maire de Québec, Régis Labeaume, «devenu un ami» selon Alain Juppé depuis sa venue à Bordeaux au printemps dernier. Ce fut pour l’élu bordelais l’occasion de rencontrer à nouveau le 1er ministre du Québec, Jean Charest, dans son bureau à l’hôtel du Parlement. L’élu québécois était venu à Bordeaux en mai dernier pour promouvoir le 400e anniversaire de Québec auprès des Bordelais et saluer le départ du Belem, symbole du départ des pionniers bordelais vers le Québec au 17e siècle. Enfin, Alain Juppé et sa femme ont également pu s’entretenir en privé avec François Delattre, l’ambassadeur de France au Canada et son épouse à l’issue de la réception offerte par le 1er ministre François Fillon. Le maire de Bordeaux s’est en outre vu remettre la médaille du 400e par Jean Leclerc, le président du conseil d’administration de la société du 400e à l’issue de la conférence qu’il a tenue sur «Les défis de la ville durable : l’exemple bordelais». Autre temps fort au programme, l’accueil du Belem, le prestigieux voilier français parti de Bordeaux le 18 mai dernier porteur d’un message d’amitié de la France aux Québécois mais aussi de nombreuses bouteilles de vins de Bordeaux. Alain Juppé a profité de cette cérémonie d’accueil festive en présence des élus québécois et de Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charente où se trouve le lieu de naissance de Samuel de Champlain, le fondateur de Québec, pour souligner «la fraternité entre le Québec et la France». Au terme de ce périple festif et protocolaire, le maire de Bordeaux s’est accordé quelques jour en famille pour rallier Québec à Montréal à vélo, soit près de 300 km en trois jours. A noter qu’Alain Juppé se rendra une nouvelle fois à Québec du 14 au 18 octobre prochain pour participer à la clôture officielle du 400e anniversaire mais aussi pour participer à l’assemblée générale de l’association internationale des maires francophones suivie du sommet des chef d’Etat de la francophonie.
Stella Dubourg



Jumelage : projets

Ce déplacement était également l’occasion de saluer le jumelage qui unit les deux villes, Bordeaux et Québec, depuis 46 ans et qui a donné lieu à de nombreux échanges. Fort du chemin parcouru, un nouveau programme d’action de coopération a été mis en oeuvre entre les deux villes pour 2009-2011. Il enrichit l’action déjà engagée au niveau national et régional et a pour objet de réfléchir aux défis communs. Des échanges d’expériences seront multipliés entre institutionnels et associatifs dans les secteurs administratif, économique (développement du secteur des neurosciences..), culturel (entre le Musée d’Aquitaine et celui de la Civilisation à Québec..), éducatif (entre universités de Bordeaux et de Laval, entre conservatoires de musique..), médical (recherche sur Alzheimer) et de la jeunesse (jobs d’été, stages...).

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