vendredi, 04 juillet 2008

Education : L’orientation ça déboussole

Pour limiter le taux d’échec à l’université, les modalités d’orientation à destination des lycéens connaissent de véritables bouleversements. Pas toujours facile de s’y retrouver. Exemple à Bordeaux

Au Centre d’information et d’orientation (CIO) de Bordeaux Nord, une commode de bois aligne une quantité impressionante de tiroirs sur lesquels sont inscrites les différentes filières d’orientation. Preuve, s’il en fallait une, que le choix de sa formation professionnelle peut s’avérer difficile. Pourtant, les inscriptions dans la plupart des établissements d’études supérieures ont lieu en cours d’année de terminale. Il faut donc se renseigner impérativement sur sa future orientation au moins un an avant d’obtenir le bac. Pour aider les lycéens à faire le bon choix et du même coup réduire les statistiques d‘échec en première année d’université, une nouvelle mesure d’orientation dite «active» a été expérimentée cette année. «Cette démarche vivement conseillée, consiste en l’élaboration d’un dossier par l’élève de terminale, comprennant les notes de ses deux dernières années de lycée ainsi que son projet professionel. Le lycéen l’envoie en cours d’année via Internet à l’université dans laquelle il souhaite étudier, pour obtenir un avis préalable sur son choix» explique Christiane Rossignol, conseillère d’orientation-psychologue. «Le taux d’échec en première année était bien souvent lié à la surprise des contenus de chaque filière. Il est important que les futurs étudiants sachent précisément à quoi s’attendre en s’engageant dans une voie professionnelle» poursuit-elle. A l’heure actuelle, 3692 lycéens se sont connectés sur la base Apoflux de l’Université Bordeaux 2 qui coordonne ces dossiers. 3403 d’entre eux ont déposé une ou plusieurs demandes d’orientation en première année. «Les élèves restent libres de choisir leur filière mais ils bénéficient d’un conseil supplémentaire. L’orientation active était nécessaire dans la mesure où elle permet d’orienter efficacement les élèves vers des formations pour lesquelles ils ont des compétences» ajoute William Marois, recteur de l’académie de Bordeaux. Toutefois, l’orientation active, comme toute mesure, connaît des effets pervers : «Seuls les élèves qui font ces démarches, bien souvent ceux qui obtiennent de bons résultats, sont conseillés. Il faut pousser l’initiative plus loin et se demander comment impliquer tous les autres dans cette démarche d’orientation» soulève Mireille Mille, conseillère au CIO. «Mais au delà de toutes ces nouvelles mesures, une chose est sûre, l’orientation connaît actuellement un véritable bouleversement» concluent conjointement les deux conseillères d’orientation, circulaires en main.
Mathilde Curien

Bègles : Party in the park

La dixième édition de Jours de fête à Mussonville s'ouvre ce soir avec Ridan et Sinsemilia

Dix ans que ça dure. Dix ans que la scène française se met au vert. Dix ans que le parc de Mussonville propose des soirées en plein air sous les arbres avec "Jours de fête".. Cette année, la CREAC de Bègles mise sur des groupes reconnus comme Ridan, qui n'est pas prêt de revoir son petit village. Ou Riké. L'an passé, il avait fait le déplacement, et revient avec son groupe Sinsemilia pour nous souhaiter sans doute tout le bonheur du monde. Ces dix bougies sonnent également le retour du "Sargento" Garcia, flirtant entre cumbia et salsa. Le festival a vu bien d'autres artistes français défiler : Les Ogres de Barback, Miossec, Les Têtes Raides et même, la femme chocolat Olivia Ruiz, en 2006, avant son explosion. Un temps gratuit, le festival s'est vu un peu dépassé par les évènements. Aujourd'hui, il se targue de rester financièrement accessible. Plus confidentielle, Mell inondera le parc de son punk rock alors que la voix rauque de Pigalle prendra ses quartiers avec "Dans la salle du bar tabac". Du côté de la scène locale, les Béglais pourront compter sur PanPan Master, le canard de l'espace, ou les chansons à texte de Gamy. La ville met également un coup de projecteur sur le cabinet du docteur Larsène et son vivier de musiciens, aperçus lors de la dernière fête de la musique. Enfin, "Jours de fête" expérimente cette année les toilettes «écolos» pour le confort du public et le respect de l’environnement. En 2007, plus de 5000 personnes avaient participé à l'aventure.
Carine Caussieu
Ce soir et demain à partir de 18h30 au parc de Mussonville, avenue Labro à Bègles, 8-12€. Gratuit pour les moins de 14 ans.

jeudi, 03 juillet 2008

Le swing de la Fortune

Un peu tombé dans les oubliettes après son éviction de TF1, Christian Morin écume pourtant les clubs de jazz du monde entier. L'ex-speaker sera ce week-end à Monségur avec Robin McKelle. On a vu pire !

Chrisitan Morin has-been pour le PAF ? N'empêche, cet amoureux de Mériadeck, est reconnu par ses pairs pour ses talents de clarinettiste avec son groupe Art Trio. L'ancien étudiant des Beaux-arts de Bordeaux revient non loin de sa ville natale pour sa première prestation à la 19ème édition des 24h du swing de Monségur.
Comment est née votre passion pour la clarinette ?
Mon père voulait absolument que j'apprenne un instrument de musique. Le père d'un copain étant professeur de clarinette, j'ai essayé de copier tout ce qu'il faisait. Petit à petit, nous avons constitué un quartet de jazz et appris sur le tas. La preuve, j'ai même reçu des pommes de terre dans la figure lors du bal de la Croix Rouge à Coutras ! Plus tard, nous avons pu créer le festival de jazz d'Andernos. À l'époque où le racisme persistait en Amérique, les musiciens noirs y étaient très bien accueillis. Ils nous ont enseigné la base.
Pourquoi avoir choisi de rendre hommage à Claude Luther ?

Claude Luther, c'est l'idole de mon adolescence. On peut dire que j'ai volé toutes ses mimiques. Et puis, je l'ai rencontré et j'ai beaucoup joué avec lui. Je l'ai même fait venir pour inaugurer un club de jazz. Lui rendre hommage près de Bordeaux me touche. Selon moi, ce musicien se situait au même niveau que Boris Vian, Sartre, Truffaut dans la mesure où il incarnait la renaissance d'après-guerre. La télévision n'a pas assez évoqué sa disparition. Comme j'étais sur scène au moment de ses obsèques, jouer samedi sera un moyen pour moi d'être à ses côtés.
Aujourd'hui quel est votre regard sur la nouvelle formule de "la Roue de la Fortune" ?

Dès la première vision de ce concept américain, j'ai compris que les vedettes de l'émission ce sont la mécanique du jeu et les candidats. Christophe Dechavanne se débrouille bien dans sa catégorie. Le bruit de la roue n'a pas changé. Après, le chien et la poupée ne sont pas forcément indispensables.
Propos recueillis par Carine Caussieu
24h du Swing dès demain à Monségur avec Robin McKelle,
10-30€. Résa : 05.56.61.89.40

Handball : Bègles pour une union d’agglo

Le handball féminin girondin est décidément en pleine mutation. Après la rétrogradation administrative du Mérignac Handball (MHB) en Division 2 le mois dernier et les rebondissements liés au projet d’union avec le CA Bègles (CAB) reporté à la saison 2009-2010, l’hypothèse d’un équipe féminine unique à l’échelle de l’agglomération bordelaise est aujourd’hui avancée par le club béglais, relégué pour sa part sportivement en D2. Elue lundi à la co-présidence, en compagnie de Gilles Boyer, de la formation au damier, Colette Béziat ira défendre cette idée à la commission qui se réunira à partir de septembre entre les dirigeants du CAB, du MHB et d’élus locaux. «On ne peut pas faire autrement», estime-t-elle, précisant qu’une union communautaire aurait l’avantage de drainer davantage de subventions des collectivités publiques et d’avoir à disposition un vivier de joueuses plus important. Encore faudrait-il avertir les clubs potentiellement intéressés, au premier rang desquels figure évidemment le MHB. Joint hier soir par téléphone, Serge David, le président mérignacais, n’était pas au courant de ce nouveau projet. «C’est toujours surprenant de l’apprendre des autres... De toute façon, il faut une union. Là, je n’en connais ni les tenants, ni les aboutissants. Mais est-ce que quelque chose qui ne s’est pas fait à deux se fera à quinze ?»
GB

Grand-Théâtre : Le foyer attend le printemps

En pleine restauration, le grand foyer ou foyer Gérard Boireau du Grand Théâtre de Bordeaux devrait retrouver tout son lustre d’ici au printemps prochain

Salle annexe située au-dessus du vestibule d’entrée et donnant sur la place de la Comédie, le grand foyer, renommé dernièrement Gérard Boireau, voit se succéder, depuis l’été dernier, des spécialistes de la restauration. Boiseries, plâtres, peintures et dorures sur bois font l’objet de mille attentions et d’un véritable travail chirurgical de leur part. Tous s’emploient à redonner du faste à cette salle de 1800 m2, dégradée par les ans et restée telle que Charles Burguet l’avait conçue entre 1865 et 1870. Seul le plafond, évoquant Apollon entouré des dieux de l’Olympe et de muses et peint par William Bouguereau, avait en effet eu droit à une restauration. De forme ovale, ornée d’encorbellements et de colonnes s’inspirant du style des temples gréco-romains, cette salle à l’acoustique exceptionnelle due à la structure de bois qui l’enveloppe devrait donc après 22 mois de travaux retrouver sa fraîcheur d’origine. Au-delà de la réfection des peintures et des dorures, des travaux d’électricité et de mise aux normes de sécurité viendront en coulisses parfaire et moderniser la salle. Les orifices inesthétiques du chauffage à air pulsé disparaîtront et le plancher du comble, refait, permettra une meilleure isolation. Afin de mener à bien cette restauration chapeautée par le maître d’ouvrage, Michel Goutal, plusieurs partenaires financiers ont dû s’associer pour dégager un budget de 376 000 €. Près de la moitié de cette somme sera fournie par la ville de Bordeaux, 13% par l’Etat et le reste, 150 000 € par la Fondation du Patrimoine qui a signé, le 20 juin dernier, une convention de mécénat avec le groupe Total, investi désormais dans plusieurs projets de restauration du patrimoine français.
Marianne Peyri

Football : Alonso comme Webster ?

Alejandro Alonso est visiblement peu pressé de prolonger avec les Girondins de Bordeaux. Alors que ces derniers lui proposent aujourd’hui d’aller au-delà de son contrat qui expire en juin 2009, l’Argentin fait tarder sa réponse. A moins qu’il ne se considère libre de signer ailleurs en vertu de l’arrêt Webster, du nom de ce joueur écossais qui a modifié la législation sur les transferts le 31 janvier dernier. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) autorisait alors le défenseur des Hearts of Midlothian à résilier unilatéralement son contrat et à s’engager avec Wigan, sans sanction et surtout sans indemnités de transfert, en rachetant les mois de salaire restants qu’il devait aux Hearts. Cette jurisprudence est réservée aux joueurs de moins de 28 ans ayant passé, au minimum, les trois dernières saisons dans le même club - clause dite de stabilité - hors prolongation de contrat. Soit un scénario tout à fait envisageable pour Alonso, 26 ans dont les trois derniers à Bordeaux. «Le TAS prend des décisions uniques car il y a des éléments particuliers à prendre en compte», estime cependant Alain Deveseleer, le directeur général des Girondins qui dément tout lien de cause à effet entre la volonté de prolonger le contrat de son milieu de terrain et la menace d’un départ précipité. «S’il se contentait simplement de racheter sa dernière année de contrat, on ferait valoir le fait qu’on a acheté ses droits fédératifs pour le faire venir, qu’il y a eu des commissions d’agents et qu’il a pris de la valeur chez nous.» Geraldo Wendel, autre joueur de l’effectif bordelais auquel une prolongation de contrat a été formulée, n’est pas concerné, n’ayant évolué que deux ans en Gironde.
Guillaume Balout

Bordeaux-Québec :même ligne verte

Le maire de Bordeaux a tenu hier à Québec une conférence sur « l’exemple bordelais » en matière de développement durable.

Répondant à l’invitation du maire de Québec, Régis Labeaume, Alain Juppé a animé hier à Québec une conférence sur « Les défis de la ville durable : l’exemple bordelais », dans le cadre du 400è anniversaire de la fondation de Québec. « Certes nous avons fait de nombreuses choses en matière de développement durable mais il reste encore beaucoup à faire », a reconnu en préambule le maire de Bordeaux, . Une intervention qui tombait à point nommé puisque Québec mène actuellement une réflexion sur son réseau de transport et que les deux villes jumelles semblent partager les mêmes préoccupations en matière de développement durable. « Nous sommes en train d’organiser nous mêmes la destruction des équilibres naturels qui nous permettent d’y vivre », a poursuivi Alain Juppé. « Face à cette situation, il nous faut agir au niveau planétaire mais aussi au niveau local car c’est au niveau des villes que l’essentiel des choses se passe». Afin d’illustrer son propos, le maire s’est appuyé sur les différentes actions mises en place à l’échelle bordelaise dans ce domaine. « Nous nous sommes attaqués aux transports avec pour objectif de diminuer le nombre de voitures en centre ville. Pour ce faire, nous avons construit 45 km de tramway en moins de 10 ans. C’est une réussite car nous enregistrons aujourd’hui 30% de voitures en moins dans le centre ville et une nette amélioration de la qualité de l’air » a indiqué l’élu bordelais avant de compléter ses propos avec la mise en place de navettes électriques, la multiplication du nombre de rues piétonnes et la politique instaurée en faveur des vélos. Le maire a également fait référence à la charte d’écologie urbaine votée plus récemment par le conseil municipal, à l’élaboration d’un agenda 21 mettant notamment l’accent sur la mise en conformité de l’habitat ou encore à la gestion des déchets. « Tous les quartiers de Bordeaux et toute la Cub seront équipés et opérationnels à la fin du premier semestre 2009 » a précisé Didier Cazabonne, adjoint au maire et membre de la délégation bordelaise présente à Québec. Enfin, le maire de Bordeaux a profité de l’occasion pour faire un petit tour d’horizons des projets durables actuellement à l’étude. Le dossier des éoliennes qui avait été mis sur la table par Alain Juppé lors de la campagne électorale a notamment été évoqué. Nous avons également en projet la pose de panneaux photovoltaïques sur les grands équipements publics, comme le parc des expositions et l’installation d’hydroliennes sur la Garonne ». Un projet conduit sous l’œil attentif de Marc Lafosse, l’organisateur de la traversée de Bordeaux à la nage.
Stella Dubourg, à Québec

mercredi, 02 juillet 2008

TnBA : retour vers le futur

Suite de notre tour d'horizon de la programmation 2008/2009 des principales salles de l'agglomération bordelaise avec le TnBA et ses "Futurs proches, passés recomposés"

Les abonnés et les curieux du TnBA se sont massés la semaine dernière dans la grande salle pour découvrir la saison 2008-2009. Une cinquième année orchestrée par le duo Coconier-Pitoiset. Les spectacles de 2008 ont attiré près de 58 500 spectateurs, un score qui hisse l'ancien théâtre du port dans les 5 premiers rangs des centres dramatiques du réseau national. "Nous sommes devenus une grosse boutique", admet Dominique Pitoiset.
• Danse : on savait la structure moins portée sur la chose mais là on frôle carrément la pénurie avec moins de spectacles consacrés à la discipline cette année. Heureusement, le très beau ballet "Amjad" d'Edouard Lock sauve la mise en mars. "Il est de plus en plus ardu de trouver des danseurs qui dansent" ironise Richard Coconier.
• Théâtre : La saison commence avec la dernière création de Blanloeil qui réunit Jean-Luc Terrade et Renaud Cojo avec "Dracula". Plus tard, une flopée de classiques avec Shakespeare, Beckett, Musset, et Tchékov, qui verra la contribution sur scène des élèves de la première promotion de l'Ecole Supérieur de théâtre de Bordeaux Aquitaine. Sans oublier une adaptation moderne des Essais de Montaigne (photo).
• Travaux : La grande salle sera fermée au mois d'avril jusqu'à la rentrée 2009. Les représentations seront dans la plupart des cas rapatriées dans la cour sous chapiteau
• Festival : La rentrée verra le retour de Mira "le sud insolent", florilège de la création contemporaine en provenance des voisins de la péninsule ibérique avec un nouvel invité cette année : la scène argentine, à grande tradition théâtrale. Les spectacles seront suivis tous les soirs d'un cabaret. En revanche, la manifestation "Aquitains contemporains" disparaît. "Ce n'est pas comme ça qu'il fallait prendre les choses, la création n'est pas divisée entre les aquitains et les autres. Il existe plutôt des propositions d'hommes et de femmes", souligne Pitoiset.
• Scène foraine : Les enfants seront à l'honneur. La part belle est faite aux formes foraines puisque le TnBA accueille pour la 4ème reprise un spectacle d'Aurélien Bory (Taoub), mais aussi les fils du cinéaste Forman, les réinventeurs de Gaff aff et en fin de saison un hommage aux clowns d'Auguste.
Carine Caussieu
Abonnements sur www.tnba.org

Bordeaux fête sa ville jumelle

Alain Juppé est à Québec jusqu’à vendredi pour célébrer les 400 ans de la ville canadienne

Hier, à 21h (3h du matin heure française), la délégation bordelaise conduite par Alain Juppé est arrivée à Québec afin de célébrer le 400e anniversaire de la ville jumelée à Bordeaux depuis 46 ans. Après une première mission universitaire, sociale et scientifique en mai dernier, ce nouveau déplacement revêt un caractère plus festif et protocolaire. Ainsi, pour ce premier jour outre atlantique, et après avoir été reçu par le maire de Québec, Régis Labeaume, Alain Juppé assurera une conférence sur un thème qui lui tient à cœur, «Bordeaux et les défis du développement durable». La délégation rencontrera ensuite le premier ministre de Québec avant d’accueillir le «Belem», le navire école français parti de Bordeaux le 18 mai dernier, en présence de Ségolène Royal et de Jean-Pierre Raffarin. L’occasion également de remettre le parchemin bordelais au maire de Québec et les 400 messages des choristes de la capitale girondine adressés à leurs correspondants québécois. En soirée, les élus assisteront à l’extraordinaire spectacle son et lumière du «Moulin à Images» de Robert Lepage consacré à l’histoire de la capitale québécoise. Enfin, demain, journée officielle commémorative et point d’orgue des festivités, l’ensemble de la délégation, élus et membres du conseil municipal des enfants, rendront hommage à l’explorateur Français Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec le 3 juillet 1608.
Stella Dubourg, à Québec

Roller Air : éviter la gamelle

Les membres de l’association Roller Air, qui organisent samedi et dimanche un championnat de France de roller street à Bordeaux, ne savent plus à quel saint se vouer. Tout est prêt pour la manifestation sauf... la buvette, leur principale source de revenus. Alors qu’ils veulent l’installer au pied du Skate Park, la CUB, en vertu de la «Charte Corajoud», sorte de code de bonne conduite entre les usagers des quais, s’y oppose et propose que ce «village du championnat» soit dressé sur l’esplanade pavée, un peu plus loin. A la mairie de Bordeaux, on n’a pas d’avis sur la question. «La mairie nous a dit lundi que le plan d’implantation n’était pas un problème», explique Michaël Tirat, salarié de l‘association. Sauf que la municipalité attendra ce matin pour rendre un avis ferme et définitif. «La commission communale des manifestations publiques se réunira demain dans la matinée (ndlr : ce matin) et rendra son avis dans la foulée», assure-t-on à la mairie. Si son «village» n’est pas installé au pied du Skate Park, Roller Air craint avoir des soucis pour boucler son budget de 16 000 €.

Les abeilles sont de retour

Chassées par le frelon asiatique, les abeilles viennent de réintégrer le Parc Bordelais et devraient être réintroduites au Parc Rivière ainsi qu’au Jardin Botanique au printemps prochain

Depuis le printemps dernier, il y a des ruches au Parc Bordelais. Ces derniers temps, les abeilles avaient déserté la ville, attaquées de toutes parts. En effet, les adversaires de ces «mouches à miel» ne manquent pas : en premier lieu le frelon asiatique mais aussi un parasite appelé varroa, bon nombre de pesticides, sans oublier la pollution urbaine. Anne Walryck, adjointe au maire chargée de la politique du développement durable, a mis en place un partenariat avec deux associations d’apiculteurs tenues de gérer la réimplantation de ruches dans plusieurs parcs et jardins de la ville. «Notre objectif est de réintroduire l’abeille noire, une espèce locale, dans les parcs de Bordeaux, dans un souci de biodiversité. Au delà des ruches, nous prévoyons une politique de sensibilisation et d’animation à destination des écoles ainsi que des dégustations» explique-t-elle. Si l’expérience est concluante, l’opération s’étendra au Jardin Public, au Parc de la Béchade et au Parc Floral. Raymond Saunier, président de Ruchers Ecoles des sources à Cestas et Secrétaire national de l’Union Nationale de l’Apiculture française se veut optimiste : «Notre association s’occupe depuis le printemps des ruches du Parc Bordelais. Nous assurons l’entretien, le suivi et des cours hebdomadaires qui permettent d’observer leur évolution. Pour lutter contre le frelon asiatique, des réducteurs d’entrée ont été posés afin que ces prédateurs ne puissent plus pénétrer à l’intérieur des ruches. Il faut savoir que les abeilles ont un rôle pollinisateur de grande ampleur : pas moins de 70% d’espèces d’arbres fruitiers doivent être pollénisées afin de se reproduire.» Un message également relayé par Daniel Barnier, président du Groupement des apiculteurs du libournais : «Nous attendons le feu vert de la Mairie afin de réintroduire dès février 2009, au moins deux ruches au Parc Rivière et trois au Jardin Botanique. Il est temps que les gens prennent conscience de l’utilité des abeilles.» En attendant le printemps prochain, les agents et membres du personnel attribués aux espaces verts reçoivent d’ores et déjà une formation à l’apiculture.
Mathilde Curien

Piazza : «Travailler la masse»

Adjointe aux Sports d’Alain Juppé depuis sa dernière réélection à la mairie de Bordeaux, Arielle Piazza fait le bilan de quatre mois d’un travail qui doit aboutir à l’augmentation d’événements sportifs à Bordeaux ainsi que celle de la pratique du sport de masse.

Avez-vous suivi l’Euro de football qui s’est achevé dimanche ?
Le problème, c’est qu’il faut vivre sa ville. Dimanche, j’étais sur un bateau pour la Traversée de la Garonne et encourager 370 sportifs.
Est-ce qu’un Euro est une compétition qui irait bien à Bordeaux en 2016 ?
Je suis dans une perspective d’événementiels évidente dans la mesure où ça draine des envies. Un Euro, c’est une belle image sportive. ça fait rêver. Ce n’est pas un événement à mettre de côté.
D’où la nécessité de construire un nouveau stade...
Il faut se mettre en chantier pour une candidature valable. Ce qu’on propose aujourd’hui, c’est le stade Chaban-Delmas que j’apprécie énormément mais qui n’est pas aux normes. On est dans un chantier de réaménagement avec la rénovation des loges, le relooking des tribunes, un tunnel plus adapté, une couverture partielle du toit, etc. Tout cela est actuellement à l’étude.
La commission Séguin, chargée de faire un état des lieux des infrastructures pour la candidature de la France à l’Euro 2016, ne s’est pourtant rendue sur aucun site existant et pencherait exclusivement pour des enceintes modernes.
Je crois qu’il faut réfléchir paralèllement à la construction d’un grand stade mais je pense que c’est plus aux Girondins de porter ce projet. La ville ne peut pas en être l’instigateur. Il y a des priorités. Aujourd’hui, c’est une salle de spectacles au Lac.
Le commission doit rendre ses préconisations en octobre. Qu’en attendez-vous ?
Si on a son accord, on aimerait aller jusqu’au bout de notre idée. Elle nous a demandé des transformations qu’il faut envisager pour voir si on est pas mieux placé qu’un autre projet qui doit concerner les clubs et les partenaires financiers. Ensuite, il faudrait mettre les deux projets en balance.
Qu’en pense Jean-Louis Triaud, le président des Girondins qui était votre co-listier ?
Je lui fais confiance. C’est quelqu’un de visionnaire et de passionné qui fait véhiculer une bonne image de Bordeaux. Je pense qu’il est très capable d’avoir ce projet entre les mains et qu’il en a envie. A lui de s’en donner les moyens.
L’entreprise Vinci vient de lancer un programme de construction d’équipements sportifs. Avez-vous des contacts avec elle ?
Non, aucun. J’en suis aujourd’hui avec mes réflexions sur le stade Chaban-Delmas.
Toujours sur les infrastructures, où en sont les projets autour du Palais des sports et du Stadium ?
Il faut redonner au Palais des sports sa vocation première. C’est quelque chose qui devrait bien être avancé avant 2010. J’y verrai bien une maison des sports à plusieurs étages. Il faut pour cela solliciter les adjoints de quartier. Quant au Stadium, on pourrait y faire ce qu’on ne fera pas au Palais des sports. Nous sommes en train de réfléchir pour voir comment y accueillir des événements mais aussi comment les Bordelais pourraient l’utiliser. Développer la pratique sportive, cela implique d’avoir des sites, des équipements, des stades. A la rentrée, nous allons faire une évaluation club par club en regardant la compétence de l’encadrement, les manques, le contenu du projet sportif avec des contrats d’objectifs pour aller vers une augmentation de licences et des performances.
Les contrats d’objectifs sont rarement populaires auprès des clubs qui demandent de l’argent pour réaliser des performances, et non l’inverse.
Ce ne sera pas lié aux performances mais au projet sportif. Les contrats d’objectifs iront plus dans la formation que dans la performance.
Quitte à manquer de clubs dans l’élite de leur discipline ?
Ce n’est pas grave. Il faut qu’on se donne les moyens de travailler la masse. Fabriquer des équipes pour fabriquer des équipes ne m’intéresse pas du tout. Le haut niveau ne m’intéresse que lorsqu’il résulte d’un travail de formation.
L’idée de contrats d’objectifs, est-ce un office municipal du sport qui ne dit pas son nom ?
Je n’irai pas mettre ce genre d’étiquette. C’est sur le terrain que ça se passe. Il faut redistribuer les aides et les subventions de façon équitable.
Pendant la campagne des élections municipales, Alain Juppé souhaitait lier le Quai des sports, du 9 au 24 août, à un autre événement sportif de prestige...
On va d’abord évaluer les retombées de cette première édition, mais pourquoi pas, à terme. Aujourd’hui, nous avons très peu d’événementiels. En ce qui concerne l’opération Quai des sports, elle donne le ton de ma politique qui est le sport par tous et pour tous.
Comment appréhendez-vous le prochain classement des villes sportives de L’Equipe magazine qui avait classé Bordeaux à une médiocre 29e place sur 37 en septembre dernier ?
Déjà, j’aime beaucoup ce magazine. Je ne connais pas les critères de ce classement. Si c’est le nombre de licenciés, c’est bien. Si on n’est pas bien classé, il faudra travailler là-dessus.
Propos recueillis par Guillaume Balout

mardi, 01 juillet 2008

Gironde : 21 classes ouvrent, 11 ferment

L'Inspection académique de la Gironde a annoncé hier 21 ouvertures et 11 fermetures de classes pour la rentrée prochaine en Gironde.

OUVERTURES DE CLASSE

COMMUNE NOM DE L’ECOLE TYPE


AILLAS ELEM
BAYON SUR GIRONDE ELEM
BORDEAUX DUPEUX MAT
CADILLAC EN FRONSADAIS ELEM
CARCANS ELEM
CARIGNAN DE BORDEAUX ELEM
FALEYRAS MAT
FLOIRAC CAMUS ELEM
LACANAU VILLE ELEM
LANDIRAS ELEM
LESPARRE BEAUGENCY ELEM
LORMONT FORT MAT
LUGOS BRANA ELEM
MAZERES ELEM
PINEUILH MARBOUTY ELEM
PUJOLS SUR CIRON ELEM
ROAILLAN ELEM
SALLES RIVE GAUCHE MAT
ST MAIXANT MAURIAC ELEM
ST MARIENS ELEM
ST SEURIN SUR L’ISLE LA FONTAINE ELEM

FERMETURES DE CLASSE

COMMUNE NOM DE L’ECOLE TYPE

ARCACHON REGUE VERTE MAT
BEGLES VAILLANT COUTURIER MAT
CASTILLON LA BATAILLE MAT
LORMONT CONDORCET ELEM
LORMONT LACORE MAT
MERIGNAC BERTHELOT MAT
MERIGNAC BUISSON ELEM
MERIGNAC BURCK MAT
MOULON ELEM
ST CHRISTOPHE DES BARDES ELEM
ST GIRONS D’AIGUEVIVES ELEM

Les fac de Bordeaux préparent leur révolution

Un projet global de site, soutenu fortement par l’Etat, devrait transformer le visage et l’organisation du campus bordelais d’ici 2015

Imaginez ! Des bâtiments datant des années 60 repeints, désamiantés et remis aux normes de sécurité, des espaces verts réaménagés, des logements étudiants flambant neuf, de nouvelles salles de cours, de sport et de spectacles, des pôles de recherche innovants, des délocalisations en centre ville, des crèches, des auditoriums... Non, ce n’est pas un rêve. D’ici quelques années, le campus devrait subir un véritable lifting. Sélectionné parmi 46 candidatures, le pôle universitaire de Bordeaux a été retenu par le gouvernement dans le cadre de son plan national de rénovation immobilière des universités. Celui-ci appelé «Opération campus» prévoit à priori un budget conséquent de 5 milliards d’euros afin de faire de dix domaines universitaires français des pôles d’excellence reconnus sur la scène internationale. D’ores et déjà, même si le projet bordelais ne sera remis au gouvernement qu’en novembre, de grandes lignes se dessinent. «Les universités de Bordeaux I et Bordeaux II seraient prioritaires pour une réhabilitation des locaux. Des agrandissements seraient envisagés pour accueillir de nouvelles équipes de recherche, par exemple dans les domaines des arts, de l’archéologie et de la Maison des Sud à Bordeaux III, de l’optique et des matériaux composites à Bordeaux I, des neurosciences et biosanté à Bordeaux II. Des collèges thématiques rassembleraient master, doctorants et chercheurs afin de créer ainsi une dynamique» indique Pierre Singaravélou, président du Pres, Pôle de recherche et d’enseignement supérieur, instance chargée de ce dossier. «D’une part, on va y gagner en cohérence dans l’offre de formation et de recherche, d’autre part, en améliorant le cadre de vie du campus, on va créer des quartiers urbains universitaires et non plus des quartiers ghettos coupés du centre ville et des Bordelais. Accroître l’attractivité d’un site universitaire est aujourd’hui essentiel si on veut attirer les meilleurs ». Dans sa lettre d’intention, le Pres a chiffré les besoins bordelais à 538 millions d’euros. La question reste : l’Etat s’alignera-t-il sur ce montant?
Marianne Peyri

Grand Parc : Monstres et compagnies

Parade, fanfare, théâtre... C'est demain que débute la sixième édition de Grand Parc en fête, toujours en plein air. Cinq jours dédiés aux scènes foraines, miroirs de notre société


Après les comédiens et musiciens basques du Petit théâtre de pain l'an passé, la sixième édition de Grand-Parc en Fête réaffirme son label de scène foraine. Avec le théâtre de place publique, de foire, de rue, cette manifestation, portée par de nombreux acteurs du quartier, a su développer au fil des ans sa caractéristique de théâtre populaire et citoyen grâce au concours de l'association Migrations culturelles Aquitaine Afriques. Cette année, elle accueille notamment Viva la Commedia ! et son « Illusion comique ». Masques et pantomime illumineront le parc Rivière jeudi, vendredi et samedi. Plus cruels, les faiseurs de monstres de la compagnie belge Arsenic se produiront demain soir au centre social et culturel. Quand au conteur farceur Saïdou Abatcha, il sillonnera les quartiers du 3 au 5 juillet pour des dialogues nomades. "Les anciens du Grand Parc aimaient accueillir les forains. Le théâtre de tréteau est un théâtre populaire ou les personnages sont des caricatures de notre société. Théâtre d'allusion et d'illusion, tout ce qui est montré est faux donc cela incite à réfléchir à deux fois à ce que l'on nous propose dans toutes sortes de lucarne", livre Guy Lenoir, directeur de MC2a. Hormis le théâtre, la fête se clôturera en musique, avec un bal mené par Uzeste Musical. CC
Grande parade dès demain soir à 19h sur le parvis du centre d'animation du Grand Parc, entrée libre. Renseignements auprès de MC2a au 05.56.51.00.78

Habitants acteurs

Du 1er au 5 Juillet : ateliers de fabrication de masques, costumes et théâtre animés par la Compagnie L’illusion comique.
- Samedi 5 juillet à 21h30 au Parc Rivière : spectacle de Commedia dell’arte avec les habitants ayant participé aux ateliers.

Girondins : Les premières foulées

Souleymane Diawara a des cheveux, David Bellion le bouc et Jean-Louis Gasset la même gouaille. Les Girondins de Bordeaux ont repris l’entraînement hier au Haillan entre permanences et nouveautés, après plus d’un mois de vacances. Devant quelque 200 spectateurs venus braver la touffeur estivale, Laurent Blanc a pu compter sur un groupe de 24 joueurs pour la première séance matinale de la saison. Soit un effectif presqu’au complet en attendant les retours de vacances de Marouane Chamakh et Fernando Cavenaghi, prévus les 5 et 15 juillet, et en présence des recrues Yoan Gourcuff et Yoann Gouffran ainsi que de quelques jeunes - Matthieu Saunier et Grégory Sertic notamment - de l’équipe réserve. Les supporters marine et blanc auront également revu Jussiê et Paul Baysse. Le premier n’avait pas refoulé un terrain depuis février et une pubalgie qui a nécessité une opération. Le second a quant à lui réintégré le groupe professionnel après une saison en prêt à Sedan en Ligue 2. Les mêmes sont convoqués aujourd’hui pour une double séance d’entraînement.
Guillaume Balout

Demain à Anglet
Après deux jours au Haillan, les Girondins poursuivront leur préparation à Anglet à partir de demain et jusqu’au vendredi 11 juillet où ils affronteront l’AC Ajaccio en match amical à Biscarosse. Viendront Châteauroux le 16 à Barbezieux, Marseille le 19 à Agen, Toulouse le 23 à Dax et Rennes le 30 à Dinard. Le retour à la compétition est fixé le 2 août contre Lyon à Bordeaux pour le Trophée des champions.

lundi, 30 juin 2008

Trente kilomètres de bouchons sur la rocade

On compte actuellement une trentaine de kilomètres de bouchons sur la rocade bordelaise.
Les barrages mis en place par une cinquantaine de routiers ne laissent passer que les véhicules légers sur une seule voie et bloquent le passage des poids-lourds à hauteur du pont François Mitterrand.

Les routiers bloquent la rocade

Une cinquantaine de transporteurs routiers ont installé ce matin à partir de 7 heures, des barrages filtrants à hauteur de l'échangeur 20 de la rocade pour protester contre le prix du gazole.
Les barrages ne laissent passer que les véhicules légers sur une seule voie et bloquent le passage des poids-lourds.
Le blocage devrait se poursuivre jusqu'à la fin de la journée.

L'etat du trafic en temps réel

L’Etat protège la passerelle Eiffel pour un an

La passerelle Eiffel, dont le projet de destruction risquait de remettre en cause le classement de Bordeaux au patrimoine mondial de l’Unesco, a été placée sous la protection du ministère de la Culture pour un an. Alain Juppé avait lancé mardi un appel à l’Etat pour qu’il contribue à un possible maintien de la passerelle ferroviaire, promise à la destruction par son propriétaire, Réseau ferré de France (RFF), depuis la mise en service, début mai, du nouveau pont ferroviaire sur la Garonne. Un appel lancé au lendemain de la visite à Bordeaux du directeur du Centre du patrimoine mondial de l’Unesco, Francesco Bandarin, qui s’était inquiété de la possible disparition de cette oeuvre de jeunesse de Gustave Eiffel. «La décision a été prise de placer la passerelle en instance de classement au titre des monuments historiques, une procédure d’urgence initiée par l’Etat qui prévoit que tous les effets du classement s’appliquent pendant un an, le temps que soient réalisées des études complémentaires», indique François Gondran, l’architecte des Bâtiments de France en Gironde. «L’enjeu du classement de Bordeaux est un enjeu très fort, notamment du point de vue touristique. Casser cette dynamique parce qu’on n’arrive pas à trouver de solutions pour un pont, c’est dommage». L’étude technique demandée par la mairie sur la faisabilité et le coût du maintien de cette passerelle conclut à un coût compris entre 22,3 M et 16,2 M€ selon que la passerelle est ou non rendue accessible au public. Une autre expertise conduite par l’association de Sauvegarde de la passerelle Eiffel conclut à un coût de 7 M€. Les 12 prochains mois permettront donc d’y voir plus clair.

Cub : l'heure est au bilan

Le conseil de Cub de vendredi dernier a consisté à examiner le compte administratif de l’exercice 2007 ainsi que les régies et délégations de services publics

C’est dans une ambiance un peu tendue, après le conflit qui oppose Alain Juppé et Vincent Feltesse sur le Zenith, que les élus de la Cub se sont penchés vendredi sur le compte administratif 2007, dernière année d’une longue mandature (2001-2007) qui a enregistré un volume d’activités record, avec comme principaux domaines d’intervention les transports et la voirie. 2007 clôt ainsi une mandature de 7 ans où la Cub a réalisé 2,546 milliards d’euros d’investissement (contre 867 millions sur la mandature 1995-2000), soit en moyenne annuelle 364 M€ par an. «Nous ne pourrons pas continuer sur ce rythme d’investissement si l’on veut que la Cub préserve sur la durée sa capacité d’investissement», a souligné Ludovic Freygefond, élu en charge des finances. Pour ce faire, la Cub devra garder un oeil vigilant sur les différentes régies et délégations de services publics qui n’affichent pas toutes un bilan positif fin 2007. Le point sur les déchets ménagers et le stationnement en passant par les transports, l’eau ou les abattoirs.
• Déchets ménagers : Les collectes sélectives sont montées en puissance en 2007 avec 44 964 tonnes collectées, (+11% par rapport à 2006). 78 kg ont été collectés par habitat pour le porte à porte, 18,5 kg pour le verre et 15 kg pour l’apport volontaire. Les centres de recyclage ont permis de récupérer plus de 122 000 tonnes de matériaux divers (+6%).
• Transports en commun : La fréquentation du réseau a battu des records en 2007 avec 84,6 millions de voyageurs (+12,3%). Une croissance due notamment aux quatre extensions de ligne mises en service. Les recettes progressent de 9,7% (36 M€) contre 4,6% pour les dépenses (132,8 M€), ce qui donne un taux de couverture recettes/dépenses de 29%. Toutefois, le déficit annuel reste de 95,03 M€ contre 92,63 en 2006 (+2,59%).
• Stationnement : BP 3000 et Parcub assurent à eux deux l’exploitation de 21 parcs de la Cub en régie ou en délégation de service public. En 2007, les résultats de BP 3000 affichent une hausse de la fréquentation horaire (+13%) et du nombre d’abonnés. Pour Parcub, par contre, la fréquentation horaire évolue à la baisse avec 2,5 M d’entrées en 2007 (-4%) alors que le nombre d’abonnés augmentent (+15%).
• Eau (27 communes) et assainissement (22 communes) : L’année 2007 a surtout sonné l’heure de la révision du traité de concession de l’eau potable et de la signature d’un avenant au contrat qui prévoit notamment une augmentation des investissements de 10%. 41 M de m3 ont été consommés en 2007 contre 44,9 en 2005. Quant aux volumes d’eaux usées traités en 2007, il est de 70,5 M de m3 contre 69 en 2006.

Rhythm is Jones

Après cinq ans d'absence, Keziah Jones est en tournée cet été pour présenter son nouvel album qui sortira en septembre. Bordeaux7 a rencontré le Black Orpheus avant son concert. Extraits

De passage en France peu avant la sortie de son cinquième album "Nigerian Wood', le dandy Keziah Jones a enflammé jeudi soir la scène du CAT une heure durant. Un show très chaud compilant ses tubes "Beautiful Emilie", "Rhythm is love", une reprise d'Hendrix et des nouvelles chansons. Court mais bon.
Parlez-nous de votre nouvel album "Nigerian Wood"...
Ce disque sera plus mélodique, plus soul et volontairement plus accessible au grand public. Comme j'ai déménagé à New York il y a quatre ans. Selon moi, il existe un mouvement international de la musique noire et Brooklyn en est le centre. J'ai donc fait appel aux producteurs de John Legend, Al Green ou Alicia Keys, ce qui donne un son plus américain, plus R&B à l'image du premier single "My Kinda girl" qui vient de sortir. Quand aux textes, ils évoquent les relations humaines et le Nigeria, les différences et les ressemblances entre l'Occident et l'Afrique. Mais il est moins politique qu'"African Spacecraft". J'ai réalisé que la politique ne changeait pas les consciences, la spiritualité si, à travers la musique.
Y aura-t-il des featurings ?
Non, je n'en fais jamais sur mes disques. Cela ne m'empêche pas d'apprécier des artistes comme Gnarls Barkley, Santagold, Patrice, Asa ou Nneka. Mon influence principale reste toujours Fela Kuti. Il est mort il y a dix ans mais son esprit est toujours là. Je crois en sa philosophie. En tant que nigérian, je suis de la génération post-Fela.
Pensez-vous que le blufunk, dont vous êtes l'initiateur, est encore vivant ?
Le bluefunk est une attitude, une technique de guitare. Personnellement, je suis toujours le même.
Pourquoi exhibez-vous toujours votre torse sur scène ?
Je n'ai pas d'explication particulière. Disons que je suis plutôt sexy, alors pourquoi pas ? Iggy Pop passe bien son temps à moitié nu !
Propos recueillis par Carine Caussieu
"Nigerian wood", sortie le 1er septembre

 
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